<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000</id><updated>2012-02-03T02:40:09.244Z</updated><category term='Chapitre 02'/><category term='Chapitre 11'/><category term='Chapitre 09'/><category term='Chapitre 01'/><category term='Chapitre 05'/><category term='Chapitre 13'/><category term='Chapitre 12'/><category term='Chapitre 0 - Intro'/><category term='Chapitre 04'/><category term='Chapitre 07'/><category term='Chapitre 08'/><category term='Chapitre 03'/><category term='Chapitre 14'/><category term='Chapitre 06'/><category term='Chapitre 10'/><title type='text'>O'Brien Boarding School</title><subtitle type='html'>Voilà... Une histoire écrite à deux, qui mêle drame humour et références "super recherchées" (on y croit =))le mieux est encore que vous lisiez ^^</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>31</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-5132833334209846510</id><published>2007-03-14T21:08:00.000Z</published><updated>2007-03-14T21:12:12.854Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 14'/><title type='text'>Chapitre 14</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 14, dernier chapitre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre et la psy me fait signe de m’asseoir sur le divan. Mes visites se sont beaucoup espacées ces derniers temps. Autant dire que je ne venais plus depuis les vacances de Noël à peu de choses près, alors elle m’a fait appeler pendant un cours de maths. Argh, j’avais oublié à quel point ce siège était inconfortable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Alors Angele, comment vas tu ?&lt;br /&gt;-  Bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde par dessus ses lunettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Vraiment ? Tu es sûre que tu ne te sens pas un peu déprimée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rêve ou c’est une lueur d’espoir dans sa voix ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Non, tout va bien. Je suis avec ce garçon génial et je l’ai…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glissant sur sa chaise à roulettes à travers toute la pièce pour me rejoindre, elle m’interrompt :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Un garçon ?! Comment est-il ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, encore plus hystérique que les pétasses qui pullulent dans cette école. Si je lui réponds que Jared est parfait, elle me prendra forcément pour l’une d’elles, c’est certain. Ou alors elle me ressortira son dossier et dressera la liste de ses défauts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Il est mignon, il s’appelle Jared et…&lt;br /&gt;-  Gacy ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse en prenant appui sur mes coudes. Bon, je m’y attendais, mais à ce point là… Elle a vraiment l’air sur les nerfs. Elle se lève et commence à faire les cent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C’est pas un type pour toi. Ce garçon est un petit con qui a de sérieux problèmes avec l’autorité !&lt;br /&gt;-  C’est même pas un de vos patients, qu’est-ce que vous en savez ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai quoi, il a jamais eu besoin d’aller la voir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Je l’ai surpris en état d’ébriété la plus totale !&lt;br /&gt;-  Yep, c’est bien mon Jared. Qu’est-ce que ça peut vous foutre qu’il boive ? Il faut bien ça pour supporter le climat qui règne dans cet internat… Ecoutez…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remets debout. Ca fait pas une heure mais elle a déjà réussi à venir à bout de ma patience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  … je vais bien, vraiment. Je ne déprime plus, et même si je pense toujours à Mason je n’ai plus envie de fondre en larmes chaque fois que je vois quelque chose qui me le rappelle, je crois que j’ai réussi à… à faire mon deuil. Et Jared est vraiment un gars bien, même si vous le voyez pas. On s’aime, il m’aide à avancer… Il me rend heureuse. J’ai plus de problèmes. Je peux y aller ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’arrête, me tournant le dos, les mains appuyées contre le rebord de son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu… Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne demande pas mon reste et file. Normalement j’en aurais encore eu pour une demi-heure… J’hésite à retourner en cours, avant de me rappeler qu’un épisode de Scrubs m’attend patiemment sur mon disque dur. God bless azureus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je balance le livre que je lisais un peu plus loin. Suis tout seul dans ma chambre, pour changer. Ces derniers temps Stian va mieux, et il ne passe pas une seconde ici. Tout le temps en "balade". Et Angele est tout le temps collée à ce connard de Jared. Heum. Je me lève, m’étire un peu. J’ai surmonté le fait que Lilly m’ait largué et qu’elle se fasse maintenant sauter par la plupart des mecs hétéros de cette école. Je sais pas ce qui lui prend, je la reconnais plus. Peut être que j’étais simplement aveuglé et qu’elle a en réalité toujours été comme ça. Et si j’allais faire un peu de sport ? Je m’apprête à sortir mais quand j’ouvre la porte, je tombe nez à nez avec un type atrocement craquant. Je l’avais déjà remarqué plusieurs fois ces derniers temps à la bibliothèque, ou dans les couloirs, et on avait échangé quelques regards… Mais jl’avais jamais vu d’aussi près. Seigneur, m’envoies-tu un signe ? Est-ce une réponse à mon envie de faire du sport ?! Ses cheveux lui retombent sur le visage, masquant ses yeux que je devine bleus. Et ça se vérifie lorsque d’une main il dégage sa vision. Le genre de type qu’on voit sur n’importe quel myspace, un cliché vivant, mais tellement adorable…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Hého ?&lt;br /&gt;-  Hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’émerge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Je viens de te demander si Owenn était là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il scrute la pièce vide derrière moi, et répond lui même à sa question :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Apparemment  non.&lt;br /&gt;-  Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me coupe la parole. Si tant est qu’on puisse appeler ça une parole puisque je n’avais pas la moindre intention ni la moindre idée de comment terminer ma phrase. Seigneur, ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu me fais entrer ou t’es occupé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’écarte, le laissant passer. Putain, je vais bientôt pouvoir ré articuler des phrases cohérentes oui ou non ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu es Peter Sullivan… C’est ça ?&lt;br /&gt;-  Oui… Je… Comment…&lt;br /&gt;-  Je connais vaguement ton ex, Elizabeth quelque chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rah, encore un qui se l’est envoyée. Je claque la porte. Ok, tire un trait là dessus Peter. De toute façon, si un type aussi canon était intéressé par les mecs, ça se serait su. Il ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Fais pas cte gueule, on a jamais… Yeurk, non, vraiment pas mon genre de… Personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yeurk ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Bah, elle est super canon et très gentille…. Enfin, jle croyais.&lt;br /&gt;-  Peut-être, mais en tout cas elle est stupide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un mec hétéro ne ferait jamais passer l’intelligence avant le reste. Il est donc forcément gay ! La vie redevient belle ! Tout en me retenant de sourire, je lui lance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Hey ! Pourquoi tu dis ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suppose que j’ai eu l’air un tantinet agressif, même si c’était loin d’être mon objectif, parce qu’il fronce les sourcils une fraction de seconde. Il s’approche de moi et me glisse à l’oreille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Elle t’a plaqué, elle est forcément conne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh my god ! Je rêve ou il me drague ??! C’est carrément pas subtil, ça doit être pour se moquer… C’est vrai, pourquoi il me… POURQUOI IL ME TOUCHE LE CUL ?! Je… Je suis pas un garçon facile… Bon, il est collé à moi, me regarde droit dans les yeux… Et je me dégage. L’expression qu’il fait à ce moment là me ferait presque perdre mon sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu veux quelque chose à boire ? On a du whisky, de la tequila, de l’absinthe et il nous reste peut-être un peu de coca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre le mini-bar et réalise que la bouteille de coca est vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Rectification, Angie a dû finir le coca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fixe, les yeux écarquillés, comme si j’étais le dernier des alcooliques. Y a vraiment pas de raison ! Si je l’étais, le coca serait plein, et le reste asséché. Quel manque de logique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Ca ira, merci…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, maintenant, trouver un sujet de conversation, ou quelque chose du genre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu t’appelles comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit. Oh mon Dieu, ce sourire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  William. Mais tu peux m’appeler Will.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis raide dingue de ce prénom depuis que j’ai vu Will Hunting, c’est un signe du destin. Une façon pour le Karma de me demander pardon pour toutes ces merdes qui me sont tombées sur la gueule récemment, un gigantesque "Je te présente mes excuses, Peter Sullivan ! A l’avenir je promets de ne plus confondre ton dossier avec celui d’un néo-nazi fan de Tokio Hotel ! Puisses-tu me témoigner la plus extrême clémence !" Que c’est bon d’avoir l’Univers de son côté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre tout doucement dans sa chambre. Allongé sur le lit les yeux clos il écoute la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Imagine there's no heaven&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's easy if you try&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No hell below us&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Above us only sky&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;-  AHA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais un bond en avant, il sursaute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Oh putain t’es con…tu m’as fait peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole avant de me poser à côté de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C’quoi ta chanson de tapette ? Ca pue la reprise…&lt;br /&gt;-  Hum. « Imagine » et oui là c’est une reprise d’APC mais elle est géniale.&lt;br /&gt;-  Mouais bof…J’ai quelque chose pour toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You may say I'm a dreamer&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I'm not the only one&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde, curieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Et qu’est-ce ?&lt;br /&gt;-  Tada !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors un sachet de ma poche. Il me le prend et inspecte le contenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Des comprimés avec des dessins dessus ? Ecstasy ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris et m’empare du trésor d’un geste brusque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Non, mieux ! Fabrication maison de notre ami commun, avec recette unique, introuvable ailleurs…&lt;br /&gt;-  Effets secondaires indésirables ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hausse les épaules et lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tant qu’on est déchirés on s’en fout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rigole et il me tend la paume pour que je lui en donne un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tiendé celui-la ! Moi j’prends l’étoile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se regarde. Un, deux, trois on avale la drogue d’un même mouvement. C’est parti .  Il m’avait dit que ce serait rapide mais là…Putain. La montée est immédiate. Je me lève pour aller m’étaler sur le lit de Pete juste à côté. Sébastian a déjà totalement décroché de la réalité. Allongé il regarde le plafond, je fais de même. Celui-ci est d’un bleu tirant légèrement sur le vert, j’ai l’impression d’être posé dans l’herbe, profitant du soleil. Une fumée violette franchit mes lèvres à chaque respiration. Je fume ? Mais j’ai rien allu…Je…pensais à quoi là ?...Ooh balaise de la fumée violette !...Aie, mon cœur bat à m’en déchirer la poitrine…putain. Je ferme les yeux mais même là, tout bouge. Stop ça va trop vite…Quelqu’un me secoue et m’appelle mais c’est si lointain c’est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Jared ! Répond moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la lumière. Angele. Elle est penchée sur moi les traits inquiets. Depuis longtemps ? Je lui souris et caresse sa joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Bonjour mon ange.&lt;br /&gt;-  T'avais dit que tu arrêterais !&lt;br /&gt;-  De quoi ?...Ah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tient dans une de ses mains le sachet. Je me redresse et tout se met à bouger, je retombe. Finalement je m’appuie sur les coudes avant de reprendre, très calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  …J’ai dit que j’essayerai et on parlait cocaïne.&lt;br /&gt;-  Bien sûr ! Tu arrêtes la coke, tu commences l'ecsta, c'est comme ça que ça marche ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre la bouche pour répondre, hésite un instant puis lui lance toujours autant serein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Ben en fait chérie, d’un certain point de vue, ce n’est pas de l’ecstasy.&lt;br /&gt;-  Je…je te comprends pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle soupire et une fumée orange se dissipe dans l’air. J’essaye de l’attraper d’un vague geste du bras mais abandonne bien vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  …On en parlera quand tu seras en état.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends sans qu’elle ne le voie un comprimé. Elle se lève et tourne les talons mais réussissant cette fois à m’asseoir, je la chope par le poignet et l’attire contre moi. Je la fais tourner et, me plaçant sur elle, l’embrasse, faisant ainsi glisser la drogue de mes lèvres aux siennes. Je pose délicatement le bout de mes doigts sur sa bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu veux comprendre ? Avale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« …vous dites que l'homme ne saurait absolument pas se passer de la consolation que lui apporte l'illusion religieuse, que, sans elle, il ne supporterait pas le poids de la vie, la réalité cruelle. Oui, cela est vrai de l'homme à qui vous avez instillé dès l'enfance le doux poison. Mais de l'autre, qui a été élevé dans la sobriété ? Peut-être celui qui ne souffre d'aucune névrose n'a-t-il pas besoin d'ivresse pour étourdir celle-ci… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Ciel, tu fais toujours semblant de comprendre ce que te dis Freud ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris et lève les yeux de mon bouquin. Envey est assise au sommet d’une des immenses bibliothèques débordantes de livres de toutes sortes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Et toi tu aimes toujours autant te balader en hauteur…comment es-tu montée là haut ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un geste de la tête elle me montre l’échelle un peu plus loin, servant à s’emparer des ouvrages même les plus inaccessibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Si la surveillante te voit là elle va défaillir. Si tu glissais…&lt;br /&gt;-  …je ne tombe jamais tu le sais très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tire la langue. Mouais, après tout c’est pas plus dangereux que la corniche d’où elle regardait la pluie à Newcastle. Je secoue la tête un sourire aux lèvres et me replonge dans ma lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Mon ange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aoutch, rien qu’au son de sa voix je sais que Sigmund ne fera pas le poids. A nouveau je détache mon regard de « L’avenir d’une illusion » pour elle. Elle fait glisser lascivement une de ses mains vers l’intérieur de sa cuisse remontant ainsi légèrement sa jupe. Je lui tire la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Si tu veux quelque chose viens le chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lance un regard noir avant de se pencher en avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Très bien alors je saute te rejoindre!&lt;br /&gt;-  NON !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le livre va s’éclater contre le mur et la chaise tombe alors que je me précipite pour la rattraper.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  PUTAIN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rigole dans mes bras alors que je me reprends de ma frayeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  T’es folle t’aurais pu t’éclater la tête! T’as vu comme c’est haut ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’embrasse, ça l’amuse. Elle aime ce genre de décharge électrique. Je rigole à mon tour mais c’est plus à cause du soulagement.&lt;br /&gt;-  Excuse moi chéri, mais je savais que tu y arriverais.&lt;br /&gt;-  Tsss…c’était risqué…&lt;br /&gt;-  …mais j’te fais confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau nos lèvres se rencontrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian ! Je ne sais pas ce qui t’a pris mais à l’avenir prends plus soin du matériel scolaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yeurk, la surveillante. Plus refroidissant tu meurs. Je lui lance d’une voix presque machinale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Oui madame, excusez moi madame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève sans lâcher Envey et ramasse le bouquin que je pose sur la table. ‘Vey fait un bras d’honneur à la vieille râleuse, je rigole et attrape sa main pour l’amener ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors d’une salle de classe où j’ai passé les 45 dernières minutes à écouter distraitement les tribulations d’un quinquagénaire sur la guerre du viet-nâm. Et j’ai une furieuse envie de Bún thang et de Nems. Vas y pour trouver ça dans cet internat. Sébastian arrive toujours à mettre de la main sur de l’alcool et de la weed, mais des Nems… Pff. Je suis une incomprise. J’ai envie de me goinfrer, mais impossible dans un endroit pareil. Est-ce que Jared m’aimerait toujours si je pesais 150 kilos ? Je jette pêle-mêle mes bouquins dans mon casier. Journée finie. Je vais retourner à ma chambre, prendre une douche, et ensuite je regarderai un bon film, tranquillement… Ca fait des semaines que je voulais voir Le Prestige, mais impossible de trouver le temps entre les examens et Jare… Mais qu’est-ce qu’il fout à discuter avec le type sur qui craque Peter ? Je m’approche alors qu’ils se serrent la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  ‘Jour chéri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sursaute en me voyant et s’éloigne rapidement de William.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Mon ange ! Tu vas bien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me laisse pas le temps de répondre et m’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Maintenant oui ! Et toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvre la bouche pour répondre, mais Will l’interrompt et nous prévient précipitamment :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Je vais vous laisser. Peter est dans sa chambre ?&lt;br /&gt;-  Je pense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois qu’il s’est un peu éloigné, j’interroge Jared.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Qu’est-ce que tu foutais avec ce type ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a un mouvement de recul, j’éclaircis ma pensée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C’est juste que… Je sais pas, jpensais pas que tu lui parlais… Qu’est-ce que tu lui voulais ?&lt;br /&gt;-  C’est lui qui est venu me voir pour un devoir de chimie.&lt;br /&gt;-  Peter est super bon dans cette branche, il devrait aller le voir lui.&lt;br /&gt;-  C’est exactement ce que je lui ai dit. On est vraiment complémentaire toi et moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui envoie une légère tape dans l’épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Ne te moque pas de moi ! Au fait, ça va mieux avec Peter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond pas, et me propose immédiatement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Samedi, ça te dirait qu’on aille se balader ? J’ai envie qu’on passe un peu de temps en dehors d’ici.&lt;br /&gt;-  Dans le parc ?&lt;br /&gt;-  Je pensais plutôt au lac… Il commence à faire super bon ces temps-ci alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essaie de cacher mon enthousiasme, mais je suis sûre qu’il le devine sans le moindre problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  J’adorerais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passe une main autour de ma taille et m’entraîne avec lui. J’oppose une légère résistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu as quelque chose de prévu ?&lt;br /&gt;-  En fait je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait une moue adorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Non, rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Christian Bale attendra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rentre dans ma chambre et y trouve Sébastian, en train de fumer… pour changer. Il devient de plus en plus étrange, passant de nombreuses soirées cloîtré ici… Mais ça a l’air de le rendre heureux puisqu’il a retrouvé le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Hello&lt;br /&gt;-  Salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recrache lentement la fumée. Je me dirige vers l’armoire et change de t-shirt, balançant l’autre dans la corbeille à linge sale. Bon, il restera pas ici une nuit de plus ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu fais quelque chose ce soir ? On avait pensé aller visionner un film dans la chambre d’Angie, même Will est partant.&lt;br /&gt;-  Non, mais c’est parfait, on avait besoin d’être un peu seuls…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huh ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Devant mon regard, il s’empresse d’ajouter :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C’est pas que tu es de trop, mais par moments on préfèrerait être juste elle et moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  De qui tu parles ? Séb, t’es vraiment de plus en plus bizarre ces derniers temps… Qu’est-ce qui t’arrive ?!&lt;br /&gt;-  Je suis pas bizarre, je suis heureux ! Et tu sais bien de qui je parle, fais pas l’imbécile Panpan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le dévisage sans comprendre. Mais qu’est-ce qui lui prend ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Arrête de me matter comme ça ! Je sais que depuis son retour t’as dû nous subir de nombreuses nuits, mais même si ça la dérange pas moi ça finit par me gêner un peu…&lt;br /&gt;-  Depuis le retour de qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’observe comme si j’étais un débile profond, et que lui détenait le savoir absolu. J’ai loupé un chapitre ou quoi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Bah d’Envey !&lt;br /&gt;-  … Fais pas le con avec ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je claque la porte de l’armoire violemment et continue, un peu agressivement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu sais qu’elle me manque aussi énormément.&lt;br /&gt;-  Quoi qu’elle te manque ? T’as qu’à bouger ton cul et aller lui parler… C’est pire que ces amoureux qui après 10 minutes sans s’être vus sont là "Mon amour la vie sans toi c’est horrible"…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais…C’est quoi son trip ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Stian… Elle est morte depuis plusieurs mois… C’est un peu dur de lui parler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage se défait quelques instants, puis il éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Très drôle Panpan, on y croirait presque. Tu devrais vraiment faire du théâtre. La voilà !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tourne, croyant, voulant croire, que ce qu’il vient de dire est vrai. Mais non, la porte reste close.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian… Y a que toi et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses lèvres bougent presque imperceptiblement, sans qu’aucun son n’en sorte. Je le vois fixer quelque chose derrière moi, puis il se lève et secoue la tête de gauche à droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu… Tu deviens lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passe à côté de moi, voulant sortir, mais je le retiens par le bras. Il me pousse et je vais me cogner contre l’armoire. Aie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Putain mais Stian ! Elle est pas ici ! Elle est morte et elle reviendra pas ! Arrête ton plan à la Russel Crowe, ça me fait flipper !&lt;br /&gt;-  MAIS SI ELLE EST JUSTE LA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son doigt, il pointe un coin désespérément vide de la pièce. Je m’approche lentement de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Stian… On va aller à l’infirmerie… T’as dû prendre un truc qui t’est pas passé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut dire que quand on voit toutes les merdes qu’il consomme depuis l’arrivée de Jared…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  NON ! Je vais parfaitement bien bordel ! Fous moi la paix putain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me pousse encore une fois et se barre en courant. Je mets quelques instants avant de rassembler mes esprits, puis me lève et part à sa recherche. Merde merde merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois passée la grille on arrive au lac. Il a bien changé depuis notre soirée patinage mais n’en est pas moins magique. On pose nos affaires sur l’herbe et alors qu’elle se pose je vais sur le ponton. J’ôte mes groles, mon t-shirt puis mon pantalon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu vas pas sauter quand même ?!&lt;br /&gt;-  Bien sûr que si !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recule de quelques pas puis cours avant de plonger. Je remonte à la surface et jure. Angele toujours assise au soleil rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Froide ?&lt;br /&gt;-  Gelée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je secoue la tête et nage jusqu’au bord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Tu me rejoins mon ange ?&lt;br /&gt;-  Mmh…non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris et, sortant du lac, marche jusqu’à elle. Je m’allonge sur elle et l’embrasse. Elle me repousse au moment où elle sent ses habits s’imbiber des gouttes qui perlaient sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  C’était fourbe ça…&lt;br /&gt;-  Et je peux faire pire…&lt;br /&gt;-  Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et l’attrape par la taille avant de la lancer sur mon épaule. Elle frappe mon dos et gesticule pour que je le lâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Jared non ! Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole et la jette à l’eau avant de la suivre. L’air entre dans mes poumons juste avant qu’elle ne m’attrape au cou pour me couler. Je me laisse faire mais la tire au fond avec moi. Epuisés on va s’allonger sur la rive. On reste l’un face à l’autre, nos respirations rapides et nos corps secoués par le froid. Je l’attire contre moi, elle enfouit son visage dans le creux de mon cou. Je ferme les yeux. On va être malades mais putain ce que je m’en FOUS, on est tellement bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Hm ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille. Merde. On s’est endormis. Il commence à pleuvoir. Je me demande pendant combien de temps nous sommes restés ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Mon ange, debout il pleut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle marmonne avant de se serrer encore plus contre mon torse. Je rigole et lui caresse la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Chérie…&lt;br /&gt;-  …suis bien là…&lt;br /&gt;-  Moi aussi mais on va se retrouver enlisés dans la boue et même si j’avoue que ça me plairait beaucoup de te voir te rouler dedans, une pneumonie c’est jamais marrant. So, debout princesse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ronchonne encore un peu mais je me lève et, la prenant sous les bras, la force à faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Allez, j’ai une idée qui devrait te plaire mais que je ne peux pas mettre en pratique ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde curieuse et je lui souris. On ramasse rapidement nos affaires, je remets mon pantalon et on retourne à O’brien. On s’apprête à aller prendre une douche dans sa chambre quand quelqu’un nous appelle dans le couloir. On se retourne, je grimace. Forcément lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Que peut-on faire pour toi, « Panpan » ?&lt;br /&gt;-  C’est Sébastian! Il va pas bien du tout il faut que t’ailles lui parler!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian ?! Je lâche tout et poussant Pete m’en vais en courant vers sa chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pleut. Je regarde les gouttes venir s’écraser puis mourir sur la fenêtre de la chambre. Merde. C’est comme ça que tout finit ?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Backbeat the word is on the street&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;That the fire in your heart is out&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I'm sure you've heard it all before&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But you never really had a doubt&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't believe that anybody feels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The way I do about you now&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And all the roads we have to walk are winding&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And all the lights that lead us there are blinding&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Suis-je donc devenu un de ces cas cliniques que je souhaitais étudier plus tard ? Salement ironique comme situation…Je resserre un peu plus l’arme dans ma main. Je sens ses bras m’entourer la taille, elle se blottit contre mon dos. Elle pleure,…On pleure. Sa voix n’est qu’un murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Chéri…ne fais pas ça…je t’en supplie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avale ma salive avec peine. Imaginaire, Elle ? Mais alors pourquoi je sens son corps contre le mien ? Pourquoi sa respiration caresse-t-elle mon bras ? Pourquoi ses larmes humidifient-elles ma chemise ? Pourquoi…pourquoi est-ce que je sens battre son cœur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; There are many things that I would like&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;To say to you&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I don't know how&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Because maybe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You're gonna be the one that saves me ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Putain qu’est-ce que tu fais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lâche et disparaît. Je me retourne, Elle est sur le lit. Je souris à Jared et lui dit, d’une voix un peu cassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  T’as vu…c’est fou tout ce qu’on peut trouver dans une école hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’agite le flingue. Il est incroyablement calme, triste même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Dude…pose ça...&lt;br /&gt;-  Elle est assise sur le pieu, Elle nous regarde, les yeux rouges parce qu’Elle a pleuré, Elle ne veut pas que je la laisse…Jared, si ça n’est que mon imagination, autant en finir maintenant…Je ne désire pas vivre comme ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il avance de quelques pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian…tu…tu peux pas faire ça…On trouvera une solution…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’ai déjà trouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian, écoute le je t’en prie…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la regarde et lui souris. Elle s’est levée et se tient à côté de Jared, des larmes glissent sur ses joues. Elle est tellement belle…elle ne peut pas…c’est impossible que tout cela soit…qu’elle soit…Irréelle ?&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Today was gonna be the day&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But they'll never throw it back to you&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;By now you should've somehow realised&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;What you're not to do&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't believe that anybody feels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The way I do about you now&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;-  Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…m’enfuir. Loin de tout ça, vite, terminer dans une boîte et puis merde. A quoi bon vivre si c’est sans elle? Gavé de cachets et anesthésié du monde qui m’entoure? Stupide Sébastian, tu as été stupide, tu aurais dû le faire bien avant. Avant de te prendre cette gifle, avant de réaliser qu’on pouvait tomber encore bien plus bas…&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I said maybe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You're gonna be the one who saves me ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And after all&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You're my wonderwall&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I said maybe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You're gonna be the one that saves me ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;…tomber sans pouvoir s’arrêter, sans pouvoir…s’échapper. Le mot a franchi mes lèvres sans que je ne le veuille, dans un murmure. Oui, s’échapper. Plus rien d’autre n’a d’importance à présent, j’ai la réponse à la seule question qui vaille la peine d’être posée…La reverrai-je ?...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Sébastian arrête !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-5132833334209846510?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/5132833334209846510/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=5132833334209846510' title='35 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5132833334209846510'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5132833334209846510'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/03/chapitre-14.html' title='Chapitre 14'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>35</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-5544623681431698105</id><published>2007-03-14T21:03:00.000Z</published><updated>2007-11-19T18:57:17.793Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 14'/><title type='text'>DDFDF Chapitre 14</title><content type='html'>Bon, c'était le dernier chapitre. Le Dernier. La fin de toute une histoire, une épopée qui aura du... Ouais bon non, je peux pas ^^ Je peux pas donner dans le mélodramatique maintenant, surtout qu'il y aura un épilogue ! Donc pour les milliers de remerciements que je vous dois, les milliers de fleurs que je veux recevoir, etc etc etc, ce sera au prochain chapitre ! Mais merci quand même d'avoir lu, et ce serait encore mieux si vous commentiez ! Maintenant, comme je ne sais pas de quoi vous causer, je vais vous parler... De [...]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, nous sommes le 19 novembre, je sais pas si il y a encore certains d'entre vous, chers lecteurs, qui passez ici. Comme vous avez pu vous en rendre compte, et le lire si vous lisez les commentaires, nous avons abandonné l'idée d'un épilogue. La pression en ce qui me concernait était trop lourde, de devoir passer après une scène aussi belle que celle que Teki a écrite. Et après tout, ya pas grand chose à rajouter à cela... La vie continue, tant bien que mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Maintenant, si vous êtes en manque de lecture, sachez qu'on travaille sur une prochaine fic, et que vous serez mis au courant quand elle sortira... Et si l'envie de lire des conneries non-sensiques vous assaille vraiment trop, vous pouvez toujours aller jeter un coup d'oeil aux commentaires du chapitre 14, dans lesquels il y a le lien de notre ancienne fic (une fanfic *honteuse* sur HP, m'enfin...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoiqu'il en soit, je vous remercie de nous avoir lu, et je remercie ceux qui continuent à nous lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : Il faut que vous vous procuriez les chansons suivantes ! (muhaha, j'allais pas me barrer sans en avoir rajouté un dernier coup avec mes ziks */me entend, au loin, l'écho de la voix de Teki criant "tes ziks de merde... de merde..... de merde....."*)&lt;br /&gt;° Sia - Breathe me  ; Magnifique.&lt;br /&gt;° Gus Black - Don't go telling the whole world ;&lt;br /&gt;° Plain White T's - A lonely September ;&lt;br /&gt;° PWT's - Hey there Delilah ;&lt;br /&gt;° Flogging Molly - Drunken Lullabies ;&lt;br /&gt;et ma zik "Que je devrais pas aimer parceque musicalement c'est pas brillant mais que j'adooooore" :&lt;br /&gt;° Moldy Peaches - Anyone else but you&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-5544623681431698105?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/5544623681431698105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=5544623681431698105' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5544623681431698105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5544623681431698105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/03/ddfdf-chapitre-14.html' title='DDFDF Chapitre 14'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-7515150710569887449</id><published>2007-02-25T18:11:00.000Z</published><updated>2007-02-25T18:28:07.055Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 13'/><title type='text'>Chapitre 13</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chapitre 13&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un frappe, je me lève m’étire et vais ouvrir. C’est Jared. Je baille et lance d’une voix encore endormie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Qu’est-ce que tu fous là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde en secouant la tête. Ah oui…ce matin rendez-vous dans le bureau de la psy pour notre petit « Binge-Drinking » de l’autre jour. Je vois pas pourquoi elle en fait toute une histoire, Jared ne s’est même pas vraiment fait mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hmm…viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me pousse pour le laisser entrer, lui tourne le dos et vais dans la salle de bain en marmonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Mabidezconde&lt;br /&gt; - Hein ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’entends qui s’assied sur mon lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu sais que tu parles comme Envey le faisait le matin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe la tête par l’embrasure de la porte et articule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je. M’habille. Deux. Secondes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter grogne et se retourne dans son sommeil. Jared rigole avant de se mettre à fouiller dans mes affaires. Lorsque je le rejoins dans une tenue un peu plus décente, il est allongé et fume ce qui d’après l’odeur doit être de l’herbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - T’es sûr que c’est le moment ?&lt;br /&gt; - Certain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se redresse et me tend la sèche. On sort de la chambre et on la finit juste avant de frapper à la porte de la psy. Elle nous crie d’entrer et c’est ce qu’on fait. Elle est à son bureau, les pieds sur la table et nous lance un regard noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Approchez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’apprête à s’asseoir quand&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - NON ! Restez debout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais sa pseudo-colère n’empêche pas Jared d’être insolent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Si vous pensez nous faire la morale pendant des heures autant qu’on s’pose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se laisse glisser sur un des fauteuils en cuir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Lève toi où je te jure que ton charmant petit cul va dégager rapidement d'O'brien. Et je doute que tu veuilles laisser ton pote ici, à moins que tu ne sois encore plus con que je ne le suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hésite. Je savais que ce joint n’était pas une bonne idée, il devient encore plus borné. Je lui envoie une tape sur la nuque pour qu’il reporte son attention sur moi. D’un signe de tête je lui fais comprendre que ça ne vaut pas la peine qu’il s’énerve, qu’il vaut mieux obéir. La psy soupire et avance pour se mettre en face de moi à quelques centimètres. Elle me regarde dans les yeux et commence&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Sébastian. Je vais pas te ressortir le couplet habituel. TU sais que tu es intelligent et que si tu voulais bien t'en donner la peine, tu aurais un avenir. Peut être que pour le moment, tu ne ressens pas l'envie d'avoir une vie rangée, mais ça viendra. Et crois moi ce jour là tu préfèreras avoir une jolie maison, avec jardin, et une gentille femme que tu aimeras. Parce que oui tu l'aimeras, peut être pas comme tu as aimé Envey car je doute que tu ressentes ça à nouveau mais… bref je m’égare.  Ecoute, tout ça vaut le coup, tu comprends pas que si les gens survivent à ces putains de coups durs que la vie inflige c'est pour une raison ?!&lt;br /&gt; - Et c’est maintenant que vient le couplet sur la vie qui vaut toujours la peine d’être vécue et qui doit être considérée comme un cadeau du ciel ? Ajoutons à ça un peu d’espoir, « un jour elle sera moins moche tu sais Sébastian, de toute manière dans ton cas ça peut pas être pire alors, il est temps de positiver ! Qu’elle est belle la vie! Tu ne trouves pas ?! » Non. Elle n’est pas belle et votre raison vous savez ce que c’est? Des illusions, des histoires que se racontent les gens et qu’ils se forcent à croire. J’en veux pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle recule de quelques pas et s’énerve.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Des illusions?! Mais qu'est-ce que tu crois Sebastian ?! Que tout le monde est malheureux et passe son temps à faire croire le contraire ?! C'est normal que tu ailles mal, mais c'est pas en te droguant, en te bourrant la gueule, que tu iras mieux ! Je suis dégoûtée de voir un type comme toi se tuer à petits feux ! Oui, celle que tu aimais est morte, non la vie n'est pas belle en ce moment précis, mais tout change ! Putain Sebastian, TOUT FINIT PAR CHANGER ! Des gens ont survécu à des horreurs bien pire que ce que tu es en train de vivre, des gens ont vu leurs pères se faire tuer, leurs soeurs et leurs mères se faire violer, mais ils ont quand même continué et maintenant ils font de la super musique ! Tu n'es pas « Seul au monde » !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared éclate de rire. Je capte pas, elle a dit que j’étais pas quoi ? Il s’adresse à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu as envie de continuer cette conversation ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais non de la tête. Il avance de quelques pas vers la psy, elle a beau être très grande, il la dépasse et doit légèrement baisser la tête pour lui parler. Il prend une voix calme mais j’ai tout de même la vague impression qu’il la menace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Vous saoulez encore plus violemment que ce qu’on a bu l’autre jour. S’il ne vient plus vous voir c’est parce qu’il n’a plus envie de parler d’elle et si c’est son choix vous n’avez pas à le forcer. Nous sommes là pour parler de la cuite qu’on s’est pris, bien, mais vous devriez savoir en temps que psychologue que tous les problèmes n’ont pas forcément la même cause et donc cessez de tout ramener à Envey. Même avec elle on se saoulait et ce n’était pas en prévision de sa mort, c’est juste qu’on aime ça, que ça nous a toujours beaucoup amusés à tel point que peu importe ce que vous ferez on recommencera, ici ou ailleurs. Alors maintenant, vous voulez faire la gentille et ne pas prévenir votre sœur, super, mais n’espérez pas qu’on va repartir de votre bureau en méditant sur « l’horrible » chose qu’on a faite et décider de ne plus jamais lever le coude pour vous faire plaisir. Vos remontrances sont par conséquent absolument inutiles. Donc à présent, soit vous nous laissez y aller soit vous nous punissez mais évitez toutes les futilités de vos longues tirades sur ce qu’il ne faut plus qu’on fasse. &lt;br /&gt; - Ecoute petit con, on est dans une école, il y a des règles, vous devez vous y plier. Alors si ça vous amuse, continuez à vous bourrer la gueule, mais si je vous trouve à nouveau dans cet état, ou si vous fumez en dehors des endroits prévus pour ça, je peux t'assurer que oui, vous serez punis, et pas qu'un peu. Maintenant cassez vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne vois pas sa réaction mais je suis sûr qu’il sourit. Il tourne les talons, me lance un regard amusé puis on sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je frappe à la porte pour la sixième fois, sans succès. Ca fait plusieurs jours que Lilly se montre très distante et ça commence à m’inquiéter. Depuis la visite du musée, c’est à peine si elle m’a adressé la parole. Et c’était, la seule fois où elle l’a fait, pour me demander si elle n’avait pas oublié un truc qui lui appartenait dans ma chambre. Quelle conversation ! Même les relations germano-anglaises pendant la seconde guerre mondiale devaient être moins glaciales…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lily, my one and only&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can hardly wait till I see her&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je m’assieds, dos au mur, et ferme les yeux. J’ai dû faire une connerie…. Rah, réfléchis Pete ! Je n’ai pas oublié son anniversaire ou quoi que ce soit du genre, ni dit un truc qui aurait pu la vexer…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Silly, I know I'm silly&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse. Marre de poireauter comme un imbécile. Elle veut plus me parler ?! Très bien ! Je l’aime mais là elle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Panpan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ouvre la porte ! J’avais oublié comme elle était belle lorsqu’elle avait ce petit air absent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cause I'm hanging in this tree&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;In the hopes that she will catch a glimpse of me&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Elle recule, me laissant de la place pour entrer. Une fois à l’intérieur de sa chambre, elle me jette un regard lointain. Je l’interroge :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ca va ?&lt;br /&gt; - Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le silence revient comme une vague, s’abattant sur nous. Si pesant qu’il en devient assourdissant et me rend nerveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu m’en veux ?&lt;br /&gt; - Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pourquoi est-ce qu’on ne se parle plus ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And thru her window shade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I watch her shadow move&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I wonder if she.......?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tu te comportes comme une inconnue avec moi ?! Qu’est-ce que j’ai fait ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Désolé si…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne me laisse pas terminer, m’interrompant d’une voix tremblante et un peu agressive :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Putain ! Tu comprends pas que c’est ça le problème ?! Tu n’en as pas marre d’être toujours aussi… gentil ?! Tu as tout le temps l’air dans un monde fantastique où le lion dormirait à côté de ce stupide agneau encore en vie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lily, my one and only&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Love is in my heart and in your eyes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Will she or won't she want him&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je sens comme une boule monter dans ma gorge et y élire domicile. Elle continue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu es monsieur perfection ! J’ai l’impression d’avoir aucun droit à l’erreur avec toi ! Et tu es tellement doux, lisse, sirupeux, c’en est écœurant !&lt;br /&gt; - Tu me reproches de pas être un gros con ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est sorti tout seul. Et maintenant je ne peux plus m’arrêter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu préfèrerais que je te fasse boire et que je te laisse entre les mains de mes po…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa main vient claquer contre ma joue qui rougit sous le choc. Aïe, mon ego. Je la regarde sans comprendre. J’attrape doucement son poignet et l’attire à moi. Alors que je l’embrasse, j’ai l’impression de me faire un cul sec de vodka.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No one knows for sure&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But an officer is knocking at my door&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And thru her window shade&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I watch her shadow move&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I wonder if she could only see me?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Elle me repousse gentiment, fuyant mon regard. Je cherche une raison, quelque chose qui expliquerait pourquoi elle a dit toutes ces choses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - T’es bourrée ?&lt;br /&gt; - Non. Peter, écoute…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ! Non non non ! Je déteste ce "écoute" ! J’aimerais avoir encore 6 ans et plaquer mes mains sur mes oreilles en criant, pour couvrir le bruit des paroles qui ne vont pas manquer de s’échapper de ses lèvres et qui vont me briser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And when I'm with her I feel fine&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;If I could kiss her I wouldn't mind the time it took to find&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je serre les poings au fond de mes poches. De toute façon, il est trop tard pour y changer quoi que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;My lily, my one and only&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can hardly wait till I see her&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je vois ses lèvres bouger et mets un certain temps à réellement enregistrer ce qu’elle vient de me dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Vaut mieux qu’on arrête… Tu sais bien qu’aucun de nous deux n’est heureux…&lt;br /&gt; - Quoi ?! Ne parle pas en mon nom ! Et ne me fais pas croire que tu ne m’aimes pas ! Ne me dis pas que tu es malheureuse, parce que c’est faux !&lt;br /&gt; - Crois ce que tu veux si ça peut t’aider. C’est pas comme si ça allait me poser un quelconque problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dirige vers son bureau et prend un bouquin. Après s’être allongée sur son lit, elle se met à lire, m’ignorant superbement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oh lily, I know you love me&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cause as they're draggin me away&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Elle ne relève même pas la tête pour m’asséner :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu peux t’en aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui arrache son livre des mains, hors de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I swear I saw her raise her hand and wave&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;J’espère que je ne l’ai pas coupée avec le papier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hey ! J’ai le droit à une vraie explication ! Ca a un rapport avec Jared ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lance un regard méprisant, se lève et passe devant moi en lançant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Rejette pas la faute sur la première personne venue, assume tes actes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et va s’enfermer dans les toilettes. Je lis le titre de l’ouvrage que j’ai en main. Roméo et Juliette de… Shakespeare ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="font-style: italic; text-align: center;"&gt;Goodbye&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lilly range ses livres dans son casier, j’en profite pour aller la voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hey ma belle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sursaute puis se retourne et m’envoie une tape sur le bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Crétin tu m’as fait peur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Excuse moi je voulais pas. Ca va ? J’ai appris pour toi et Peter Pan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle referme la porte du casier et s’appuie contre pour me parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ouais, ça va. Il me saoulait.&lt;br /&gt; - …tiens quand on parle du pédophile volant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tourne la tête pour le voir. Il marche, enfin…zigzague ?!Putain mais il est ivre! Haha, trop fort. Il tient une bouteille de Glendfiddich presque vide et son regard semble lointain. Tiens. Voyons voir si j’arrive à le réveiller le Panpan. Ma main glisse sur la joue d’Elizabeth puis derrière sa nuque et me penchant je l’embrasse de manière assez brusque. Elle se laisse faire et mieux encore, elle passe ses bras autour de ma taille. Elle met une de ses jambes autour des miennes et je caresse sa cuisse remontant jusque sous sa jupe. La réaction ne se fait pas attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Salope !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’interrompt et je tourne la tête juste à temps pour le voir lancer quelque chose dans notre direction. Merde! Je plaque Elizabeth contre le mur et la serre contre moi alors que la bouteille vole en éclats à l’endroit pile où on se trouvait une fraction de seconde plus tôt. Putain! Là il abuse, il aurait pu lui faire mal. Je me retourne prêt à le démolir mais il s’est déjà barré en courant. Lilly semble sous le choc. De mes mains j’encadre son visage et colle mon front au sien. Je commence, à mi-voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu n’as rien c’est bon ?&lt;br /&gt; - …non…non ça va…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi tout ce que je fais tourne mal pour elle ? A croire que le destin s’acharne contre nous, le destin ou ma connerie... Je m’en voudrais tellement s’il lui arrivait quelque chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bien…excuse moi j’ai fait le con, je ne pensais pas que sa réaction serait si violente.&lt;br /&gt; - C'est pas ta faute s'il est totalement malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrêtons de jouer. Je souris et lui donne un dernier baiser, bien plus doux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Qu’est-ce qu’il y a ?&lt;br /&gt; - Rien ma belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bien, nous avons fait le tour des tortures durant l’Inquisition, nous allons donc pouvoir … enchaîner… sur un sujet qui vous touche…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof marche de long en large dans la classe, se tortillant nerveusement les mains, un crucifix énorme autour du cou. Je chasse de ma tête une scène de l’exorciste déjà répugnante à la base, mais encore pire si on remplace le perso principal par cette vieille bigote. Elle ouvre et referme plusieurs fois la bouche sans qu’aucun son n’en sorte. Et enfin, elle lance d’une voix timide :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Sexe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis elle clarifie, un peu plus haut mais toujours avec son satané air "Je plante à 5000 au dessus de vous"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ou plutôt, l’abstinence avant le mariage… Vous savez, il est important de vous préserver pour votre futur conjoint…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans son cas, le joint, on peut oublier. Pfiou, je commence à avoir un humour et un sens des jeux de mots aussi pourri que ceux de Franklin. AAAAH ! Priez pour moi Seigneur ! Hum. Je m’affale sur mon bureau, la tête appuyée sur mon bras… J’aurais dû sécher, je me les serais pas autant gelées qu’ici… Cette salle pourrait servir de chambre froide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Si vous… couchez avec quelqu’un avant que des liens sacrés ne vous aient unis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des liens sacrés ? Si on trempe des menottes dans de l’eau bénite, ça compte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est manquer de fidélité envers celui avec qui vous vous marierez…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un élève l’interrompt :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est stupide, on va pas acheter une caisse sans l’avoir essayée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle affiche une moue sceptique et lui répond :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je… ne comprends pas ce que l’argent vient faire là dedans mais… Tu n’achèterais pas une voiture affichant déjà de très nombreux kilomètres au compteur… Si ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le blondinet se la ferme, ne trouvant rien à répliquer. Un ange passe. Dieu peut-il me punir pour ce genre d’expressions ? Mère-la-vertu brise le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Vous savez… Je suis vierge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow. Elle a au moins 60 ans. C’est à la fois pathétique et très attendrissant. Un grand nombre de mes camarades ne conserve pas son sérieux, elle tente de ramener l’ordre et y arrive au bout de 3 bonnes minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je ne comprends pas pourquoi vous riez… Le Seigneur m’offrira une place de choix à ses côtés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une main se dresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Oui ?&lt;br /&gt; - Mais vous c’est normal que vous ayez réussi ! Vous êtes moche, à ce stade j’appelle plus ça un choix !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette remarque déclenche chez moi un léger sourire. La prof rougit et réplique, d’une voix brisée… :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ce n’est pas très constructif !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Avant de quitter la salle. Nos profs n’ont aucun sens des responsabilités, c’est effarant. Pete me fait de grands signes, je le rejoins après avoir embrassé Jared. Il est bizarre, à coup sûr il y a quelque chose qui le tracasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Qu’est-ce que t’as ?&lt;br /&gt; - Je sais pas si je peux te le dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rah ! Ca m’énerve ces gens qui excitent la curiosité et qui ensuite disent ne pas pouvoir en parler !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Panpan, si tu craches pas le morceau, je t’étrangle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui dis ça en souriant, mais il baisse les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Jared a embrassé Lilly devant moi l’autre jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Glups. J’avale difficilement ma salive. Calme Angie, c’est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’était … qu’un bisou… c’est pas important…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… sûrement une méprise. Ce serait nul de faire une scène pour une connerie pareille. Tout va très bien entre lui et moi, on s’aime… mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ca va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris à Peter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ouais ouais, je … m’en fous. Jvais lui en parler. Merci de… tu sais… ml’avoir dit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu parles, j’aurais préféré qu’il ferme sa gueule ! Je me lève et retourne à ma place. Jared m’interroge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Que t’a dit Sullivan ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le regarde. Est-ce que Panpan m’aurait menti ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - T’as… quel genre de relations avec Lilly ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage se défait. Ok, il disait la vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je vois. Mon ange, j’ai juste voulu un peu l’embêter… Rien d’autre… C’est toi que j’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passe sa main sur ma joue. J’ai une boule dans la gorge. Qu’est-ce qu’elle fout là ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hey, ma puce, pleure pas… Jsuis désolé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris. Je crève de jalousie. Comment il a pu ?! J’essaie de me raisonner. Ca voulait rien dire pour lui, ça représentait que dalle. Je réponds :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est rien mais…&lt;br /&gt; - Jle ferais plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais tourner un crayon entre mes doigts. L’atmosphère est terriblement tendue. Rah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre et referme la porte derrière moi en la claquant, Il est seul, tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - ALORS LA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève de son lit et me regarde, paniqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Petit enfoiré, me balancer, franchement même toi je t’en croyais pas capable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recule mais je l’attrape d’une main par la gorge et le plaque contre le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Depuis le premier jour que tu m’saoules « panpan » mais là sérieux, j’en peux plus t’es vraiment qu’un petit con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Elle t’a donc plaqué ? Tant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon tour de rigoler, effaçant son sourire. J’envoie mon poing dans son ventre plusieurs fois en lui glissant à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Et non vieux, je vais continuer à la baiser... et la cerise sur le gâteau, c'est que ça te fait chier. Quoi que tu fasses pour qu’elle me largue, tu lui passeras jamais dessus. Il est tant que tu t’habitues à cette idée, tu fais pas le poids. Après tout tu l’sais, « t’es bien trop gentil ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oula l’aurais-je énervé ? Il me lance un regard noir et sans que j’aie vu le truc venir, il m’envoie un violent coup de genou dans les burnes. Je jure avant de le lâcher et de me pencher en avant pour encaisser la douleur. Putain!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Trop gentil ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me crache dessus. Ce type est mort. Je me redresse et m’essuie la joue avant de lui sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bien trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ohlalalala, je crois que je suis allé trop loin. Il a un regard de fou ce type !!! Il va me tuer ! Il a commencé par des petits animaux, il va continuer avec moi ! Il a tout du gros malade cruel ! Il va me désosser, vendre mes organes et manger ma chair ! Il articule lentement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu n’aurais jamais dû faire ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son poing atteint mon ventre, je me plie en deux sous l’impact et les larmes me montent aux yeux. Envie de tousser. Je prends une grande inspiration et me redresse. Le Taré me fait un petit sourire de psychopathe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - J’ai tapé trop fort ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me cogne à nouveau, au visage cette fois, et mon nez craque. J’envoie sans conviction mon poing qui touche faiblement son torse. Il rigole et se fout de ma gueule :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est tout ce que tu peux donner ? Tu m’étonnes que la p’tite Elizabeth ait pas suffisamment pris son pied et t’ait plaqué !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me frappe encore une fois et mon œil est à nouveau mis à mal. Il continue et bientôt un goût métallisé envahit ma bouche. Mes jambes me lâchent mais Jared me relève, empoignant mes épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Panpan, tu comprendras donc jamais que t’es rien ? Tu pourras jamais me battre, même le simple fait que tu oses imaginer en être capable… Hilarant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me relâche et je vais m’écraser lamentablement sur le sol. Je grimace lorsque je sens sa chaussure s’enfoncer dans mon ventre, puis exploser un de mes côtes. Une longue plainte s’échappe de mes lèvres et dans un souffle, je le supplie d’arrêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ouais, jvais pas m’acharner encore plus sur toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, ses actions contredisent ses mots, et c’est à mon arcade sourcilière que sa pompe s’en prend. Du sang vient brouiller ma vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu fais encore plus pitié quand t’es comme ça… J’aurais jamais cru que ce soit possible et pourtant… Oh, et va te débarbouiller, tu fais vraiment peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le vois tourner les talons et peux entendre le parquet grincer, puis la porte claquer. Le silence, seulement troublé par le sifflement que je produis à chaque respiration, me prend aux tripes. Je suis un loser. Jamais ça changera. Quel con. J’essaie de me lever, mais une fois debout. Tout devient noir. Et je tombe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tambourine de toutes mes forces contre la porte de Jared qui s’écarte sur son colocataire. Yeurk, la quintessence du geek. J’empoigne son t-shirt, luttant contre le dégoût qu’il m’inspire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Dégage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le pousse à l’extérieur. Je l’entends vaguement protester quelque chose comme "Mais j’ai un raid avec ma guilde !" avant que le lourd panneau de bois ne vienne obstruer la vision de son visage ravagé par l’acné. Je fusille Jared du regard, prise de la subite envie de lui éclater le crâne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Comment t’as pu faire ça à mon meilleur ami putain ?!&lt;br /&gt; - Angele, c’est vraiment pas le moment de me saouler avec lui! S’il ne m'avait pas frappé je ne l'aurais pas fait! Qu'il assume aussi! Pauvre Pete bouhhhh, ce type me cherche et après on pleure sur lui parce qu'il arrive pas à comprendre que je frappe plus fort!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’attendais pas à ce qu’il soit énervé. J’hésite. Et s’il pétait un câble, serait-il capable de me cogner ? Le visage de Peter, allongé à l’infirmerie, me revient en mémoire et me force à me ressaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hey ! Il a juste eu les couilles de me dire ce qu’il avait vu ! C’est toi qui embrasse une garce et c’est lui qui casque ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, me faisant me sentir encore plus petite, et réplique d’un ton calme :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ne parle pas d’elle comme ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la défend ?! Mais qui c’est pour lui cette pétasse ?!?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - … et je t’ai déjà expliqué pourquoi je l’avais embrassée. Ensuite pour Pete, j’ai disjoncté. Il est toujours dans nos pattes et j'aime pas ça. Je veux bien que ce soit ton meilleur ami mais... venir te raconter des trucs tout ça parce qu'il veut que nous deux ce soit fini, j'ai pas apprécié. C'est tout.&lt;br /&gt; - MAIS IL VEUT PAS QUE CE SOIT FINI ! Tu comprends pas que tout ce qu'il souhaite c'est me protéger ?! Contrairement à certains il a aucune envie que je souffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde et je vois comme de la déception briller dans ses yeux. Hey ! C’est pas à toi de faire ça ! C’est moi qui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est vraiment ce que tu crois ? Tu penses que je te ferais souffrir volontairement ?&lt;br /&gt; - Ce serait pas la première fois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond rien, je continue, beaucoup plus posée cette fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bordel… Jared… Tu comprends pas… Je sais que tu la connaissais avant, mais je sais pas qui elle était pour toi… Mais tu l’embrasses… Et après tu tabasses Panpan simplement parce qu’il me l’a dit… Si ça n’avait réellement aucune importance pour toi, ça t’aurait pas dérangé que Pete me mette au courant…&lt;br /&gt; - Je n'ai pas apprécié qu'il accoure pour te dire ça juste parce que j'ai légèrement titillé ses nerfs! Et putain, désolé mais je me suis pas battu seul. J'en ai marre que tout me revienne toujours dans la gueule! Monsieur me balance une bouteille dessus, encore heureux qu'il se soit loupé sinon je serai à l'hosto, mais a lui noooon on lui dit rien bien sur ! Pauuuvre Pete, il est si innocent, c'est pas grave. Après comme si ça suffisait pas il vient te raconter des conneries comme quoi je te tromperais ! Et tu veux que je laisse faire?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je perds le semblant de sang froid que j’avais et hurle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - IL L’AIMAIT ! Et toi tu te jettes sur elle devant lui ?! C’est ça que tu appelles "légèrement titiller" ?! Et pour info, il m’a jamais dit que tu me trompais !&lt;br /&gt; - Alors pourquoi tu réagis comme s’il l’avait fait ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je respire un grand coup et me calme. Je commence à avoir un léger mal de crâne. Lorsque je prends conscience du silence qui règne autour de nous et surtout du fait que son regard est fixé sur moi, je rougis et lance, mal assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - En définitive, je m’en fiche que tu l’aies embrassée… Ca me fait un petit pincement au cœur mais c’est pas si grave… Mais Peter… C’est mon meilleur ami et par ta faute on dirait le résultat d’un croisement entre un lapin atteint de myxomatose et un raton laveur…&lt;br /&gt; - Non, ça c’était de naissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fixe le sol, essayant de toutes mes forces de garder mon sérieux… Quel con… Je souris, malgré moi. Il s’approche et, prenant mon menton entre ses doigts, me force à redresser la tête. Il me dit alors tout doucement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Dis moi ce que tu veux que je fasse… Je sais plus moi… Jtaime et je veux pas… Plus te faire de mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris et mordille ma lèvre inférieure, puis me met sur la pointe des pieds pour lui murmurer à l’oreille, le plus sensuellement possible :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Vraiment "tout" ce que je veux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’effort, le réconfort. Il sourit et embrasse le coin de mes lèvres, avant de confirmer :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Absolument tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa main remonte le long de mon dos mais s’arrête net lorsque je lui chuchote :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Alors va lui demander pardon.&lt;br /&gt; - Aoutch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’éloigne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ok, j’y vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des excuses, des excuses…Putain mais ça va pas ou quoi ?! Fait chier. Je sais pas quoi lui dire à ce débile…Je soupire et pousse la porte de l’infirmerie. Il est allongé sur un des lits du fond, une perf’ dans le bras, un énorme pansement sur l’arcade et sur son torse que découvrent les draps, plusieurs bleus. Le voir comme ça me donne envie de rire…ou de vomir. C’est vraiment moi qui lui ai fait ça ? Quand je m’énerve je ne suis plus le même c’est…effrayant. J’approche du pieu, tirant une chaise avec moi pour pouvoir m’asseoir près de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Pourquoi es-tu venu me frapper cette fois-ci ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - De nous deux je ne suis pas le plus impulsif. Combien de fois as-tu foncé tête baissée sur moi depuis que je suis arrivé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il détourne le regard, je continue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bref, si je suis venu te parler c’est parce qu’Angele voulait que je te fasse des excuses. Je tiens à elle, elle tient à toi, visiblement on va devoir se supporter. Et puis bon peut-être qu’un jour…comme le dirait un des bouquins pourris de Stian, « Les masques à la longue collent à la peau. L'hypocrisie finit par être de bonne foi. » Alors Panpan espère…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et ébouriffe ses cheveux, lui parlant comme d’autres le feraient avec un enfant en bas âge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - …peut-être qu’un jour je te trouverai moins con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui envoie une tapette « amicale » sur la joue déjà bien enflée et m’apprête à m’en aller mais soudain je me retourne. Le con avec tout ce foutage de gueule j’ai failli oublier. Je lui lance&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Désolé quand même hein !&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se ballade dans le parc avec Sébastian, de la buée s’échappe de nos lèvres en même temps que les mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Alors tu lui en veux plus ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle de Jared et inconsciemment je porte une main à mon visage. Les marques ne sont plus visibles, heureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Si. Mais c’est important pour Angele que je sois sympa avec lui… Alors vive l’hypocrisie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Et Lilly ? Tu t’en remets ?&lt;br /&gt; - Je… C’est passé, enfin…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me manque. Son odeur me manque. Ses bras me manquent. Ses lèvres, ses yeux, son sourire, sa voix, son rire me manquent. Et je manque d’en crever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ca va aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris, pour le rassurer. Il a affronté bien pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Et toi ? Comment tu vas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un signe, il me désigne un muret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - On va se poser ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’accepte. Quelques instants passent et je comprends qu’il ne répondra pas à ma question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je m’inquiète pour Angele… Je sais que Jared est ton pote mais je lui fais pas confiance…&lt;br /&gt; - Pas étonnant. Il ne t’aime vraiment pas alors il en loupera pas une. Mais pour Angie…tu sais Jared fait limite un dédoublement de personnalité alors…Elle a absolument rien à craindre et en plus, si elle lui fait confiance c’est son problème, je veux bien que tu veuilles la protéger, mais mêle toi de ce qui te regarde et pas du reste sinon ça va te retomber sur la gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son problème. Ouais. Faut plus que je m’inquiète pour elle. Je hoche de la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Y fait vraiment froid, on rentre ?&lt;br /&gt; - Mh, vas-y déjà. J'en fume encore une et je rentre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferme les yeux et écoute le silence. Une légère brise fait bouger les arbres, je tire de grandes lattes prenant plaisir à sentir la fumée âcre descendre dans mes poumons laissant derrière elle ce goût qui est propre à la marie-jeanne. La tête me tourne légèrement mais je ne suis pas d’humeur à rire. Ce soir j’ai le cœur lourd, tout le monde dit que ça ira mieux que je vais parvenir à surmonter cette épreuve mais…je n’y arrive pas. Ce n’est pas que je n’en ai pas envie, « aller mieux », réussir à dormir sans tout le temps se réveiller en sursaut, quittant un cauchemar pour un autre, j’aimerais vraiment cependant…J’ai l’impression de nager à contre-courant ; j’ai beau tout faire pour ne pas me laisser emporter, je bois la tasse et m’épuise. Plus je lutte plus je souffre alors après tout…pourquoi ne pas tout simplement lâcher prise ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Sébastian ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre brusquement les yeux. Envey ?! Surpris je tombe du muret. Allongé j’essaie de reprendre mes esprits. Voilà que j’hallucine. Je passe mes mains sur mon visage. Putain je suis pitoyable, j’en peux plus…merde mais j’en peux vraiment plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Mon ange qu’est-ce qui t’a pris ? Tu t’es pas fait mal au moins?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage apparaît dans mon champ de vision, elle se penche par-dessus moi. Ça semble si réel c’est si…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - En…Envey ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourit tendrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Oui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tends le bras et du bout des doigts frôle sa joue. Elle prend ma main et la serre contre son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est…impossible, je…je rêve ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire ne s’efface pas mais je sens l’inquiétude dans sa voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non chéri mais…tu es très pâle, qu’est-ce qu’il y a ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Putain je vois des morts sans être Haley Joel Osment…Je prends d’une voix sans ton, le regard perdu dans ses yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu…tu devrais être morte…&lt;br /&gt; - Morte ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse légèrement et fronce les sourcils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - C’est quoi ces conneries ?&lt;br /&gt; - Je…suis allé à ton enterrement…William a dit qu’il avait identifié le corps c’est pas possible…&lt;br /&gt; - Je…je comprends pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle encadre doucement mon visage de ses mains et dit presque dans un murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Sébastian…C’est impossible. Ton père n’a jamais cessé de me chercher, encore hier il a…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix s’éteint elle me regarde voyant que je ne sais plus quoi penser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Mon amour reprends toi tu me fais peur…je suis revenue. Vraiment. Je suis là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces yeux bleus nuit qui brillent d’une lueur si enivrante et surtout si…unique. C’est elle. Putain mais c’est vraiment elle ! Je mets une main sur sa nuque et l’attire brusquement à moi pour l’embrasser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I guess it's time I run far, far away; find comfort in pain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;All pleasure's the same: it just keeps me from trouble&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je sens la main de Jared glisser sur mon ventre alors que James Blunt me sort de mon sommeil. Fourbe chanteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Hmm…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, ok, je suis pas super éloquente pour le moment. Trop endormie. Il embrasse mon front et tend le bras pour éteindre la radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je t’ai réveillée mon ange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me blottis un peu plus contre lui et réponds, encore ensommeillée mais plus consciente qu’avant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non, c’est l’autre abruti avec sa chanson niaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit et passe son bras autour de ma taille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - T’es belle quand tu te réveilles à peine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, pas maquillée, pas coiffée, les yeux encore incapables de vraiment se fixer sur un point, les paupières qui peinent à rester ouvertes… Je rougis et fuis son regard. Il caresse ma joue. Je laisse échapper :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Merci…&lt;br /&gt; - Bon, maintenant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève, enfile un boxer et s’approche de la chaîne stéréo…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non ! Jared, pas le matin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mets en route LE cd. Je ramène les couvertures sur moi, absolument gelée. Ce que je redoutais se voit confirmé par la mélodie que j’identifie immédiatement. Je me redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Jared… Pitié…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me sourit et commence à chanter par dessus la voix du chanteur, qui d’ailleurs est moins belle que celle de mon amour. Rah, il est adorable. Beau, bien foutu, intelligent, drôle, quand il m’embrasse, ouah… et le reste encore plus. Mais POURQUOI a-t-il fallu que tout cela soit entaché d’une tare telle que celle-ci ?! Il aurait pu, je sais pas… Etre juif, ne pas aimer boire, être roux, continuer à se droguer, ne pas savoir lire, être fan de Dan Brown… Mais non. Il a préféré donner dans le lourd, dans l’insurmontable… C’est vrai, comment fonder une famille avec un type qui …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We are the nobodies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Wanna be somebodies&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;When we're dead,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;they'll know just who we are&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;... adore Marylin Manson. Il attrape un paquet de Mentos et, après en avoir mis un dans sa bouche, se sert du tube comme d’un micro. J’essaie de conserver mon sérieux pour ne pas l’encourager dans ses délires, mais lorsqu’il se met à danser, toutes mes résolutions fondent comme neige au soleil et j’éclate de rire. Un éclair de triomphe passe dans ses yeux et il me fait un de ces sourires irrésistibles qui me rendent immédiatement heureuse. Tout est tellement plus facile quand il me regarde comme il le fait à cet instant. J’attrape son t-shirt qui traîne à côté du lit et le mets. Il m’arrive un peu en dessous des fesses, je nage dedans, mais j’aime sentir son odeur sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu penses que si je sors comme ça, les gens vont me jeter des pierres puis se crever les yeux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’attrape et me porte, un bras sous mes genoux et l’autre derrière mon dos. Il m’embrasse puis répond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non, mais s’ils t’approchent alors que tu es dans une tenue aussi indécente, je les explose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis à peu près sûre que c’est gentil, mais son baiser m’a fait complètement oublier la question que je lui avais posée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu peux me poser ? Je suis absolument certaine que si je tombe d’aussi haut je meurs.&lt;br /&gt; - Ou tu te retrouves paralysée… Et donc totalement à ma merci…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se penche et m’embrasse dans le cou. Non, il faut que je prenne une douche maintenant, sinon je vais louper le début des cours et ce serait vraiment mal… Oh mais c’est trop bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Jared… Arrête… On a Bonnes Manières en première heure et tu sais à quel point le… Ahh, le manque de respect ou le retard peuvent énerver la prof…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne m’écoute pas et continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - En plus elle me déteste et… J’espère pour toi que t’es pas en train de me faire un suçon et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il relève la tête et me permet enfin de regagner la terre ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Mon ange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il saisit doucement ma main mais je me dégage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Allez… C’est pas grave si on va pas à son cours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je file dans la salle de bain et une fois enfermée à clé, lui crie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non ! ce serait la troisième fois ce semestre… Et on a recommencé depuis même pas deux mois !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’entends frapper doucement à la porte. J’allume la douche et le bruit de l’eau couvre presque sa voix lorsqu’il demande, sur un ton terriblement craquant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je peux te rejoindre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un frappe à la porte. Je soupire, je peux sûrement oublier pour la douche… Je vais ouvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ca te dit une balade dans le parc ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se promène alors qu’une brise glacée mord les arbres, faisant considérablement baisser la température. Brrr…Envey réajuste son écharpe, enfouit un peu plus son visage dedans et mets ses mains dans les poches. Voyant ça Jared passe un bras autour de ses épaules et la serre en peu plus contre lui avant d’embrasser son front. Ils échangent quelques mots rapides sur son retour puis il allume une sèche et tire plusieurs taffes. La fumée se dissipe aussitôt qu’elle franchit ses lèvres. Envey change de sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Alors que penses-tu du fameux pensionnat d’O’Brien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tend le joint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Bah, moins horrible que dans ta description…&lt;br /&gt; - Tu sais très bien que quand on me force à rester quelque part ça pourrait être un Hilton que je lui trouverais encore des défauts…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après tout, faut dire c’qui est, elle est bornée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Et maintenant, comme trouves tu l’endroit ?&lt;br /&gt; - Plus sûr que Newcastle, plus tranquille et moins….saignant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Encore heureux !...Et sinon, comment tes projets ? Tu es retournée à Belfast ?&lt;br /&gt; - Hm…Tu sais très bien, j’ai pas eu le cran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’arrête nous forçant à faire de même. D’une main il relève son menton pour plonger ses yeux dans les siens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - La prochaine fois, on ira tous ensemble. D’accord ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il l’embrasse sur la joue. Elle acquiesce d’un signe de tête et lui fait un léger sourire qu’il lui rend. On se remet à marcher tout en discutant jusqu'à ce que le froid nous force à rentrer. Je me laisse tomber sur mon lit. Putain. Ce qui m’arrive est incroyable. Elle entre à son tour, le menton enfouit dans son écharpe bleue, les joues rougies par le froid. Elle enlève son manteau et ses gants avant de s’allonger à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Ca va mon ange ?&lt;br /&gt; - Ouais…tu m’as pas encore dit…comment avec la dirlo ?&lt;br /&gt; - Bah, j’ai rendez-vous avec elle dans une heure, William doit être en chemin. Je stresse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe un bras autour de ses épaules, l’attire contre moi et l’embrasse sur le front. Je ne sais pas vraiment quoi lui dire. Lui mentir pour la rassurer serait stupide car on sait pertinemment tous les deux comment ça se passera si elle se retrouve face à lui. Je roule légèrement sur le côté pour me retrouver face à elle. Nos visages se frôlent, je lui caresse la joue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Si je pouvais y faire quelque chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle approche ses lèvres de mon oreille et murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Sébastian ?&lt;br /&gt; - Hm ?&lt;br /&gt; - Fais moi l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole et vais sur elle tout en l’embrassant dans le cou. Je défais lentement les lacets de son corset, elle me regarde faire, un sourire aux lèvres et la main dans mes cheveux. Je finis de la déshabiller et très vite on se retrouve enlacés dans les draps. Je fais ce qu’elle me demande. Elle gémit et me dit dans un souffle à quel point je lui ai manqué. Je sens ses mains se crisper sur mon dos. « …Oui, celle que tu aimais est morte, non la vie n'est pas belle en ce moment précis, mais tout change ! Putain Sébastian, TOUT FINIT PAR CHANGER !... ». Je souris en y repensant, tout finit par changer…forcément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se maquille dans la salle de bain et moi je l’attends, pressé de retrouver les autres pour une soirée qui s’annonce belle. Je me demande quand même pourquoi Sébastian voulait qu’on la fasse... Je me mets à chantonner tout doucement, les paroles d’une chanson qui me trotte dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - « Mes yeux voient la beauté du monde qui m’entoure…Je souris, comme un enfant j'aime m'apercevoir…Comme la vie est si belle, comme la vie est parfois si belle… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans arrêter je m’accroupie près de l’armoire et détaille les vêtements qui y sont jetés pêle-mêle. Je sens alors des bras entourer mon ventre. Elle se blottit contre moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - J’adore quand tu chantes en français…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu y comprends quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me taquine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Non pourquoi, c’est encore une autre des tes chansons obscènes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole et fait non de la tête. Je me retourne et la prends dans mes bras et recommence à chanter en la regardant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - « Des rires des regards, tant de choses me font penser à quel point j'ai trop oublié…Comme la vie est si belle, comme la vie est parfois si belle, comme la vie est si belle, comme la vie est parfois si belle »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’embrasse soudainement et alors que nos lèvres se séparent j’en profite pour l’embêter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Quand tu disais que tu adorais ça je n’imaginais pas que c’était à ce point…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tire la langue et je relâche mon étreinte pour prendre quelque chose dans l’armoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Je peux la porter ?&lt;br /&gt; - Cette euh…écharpe multicolore ?&lt;br /&gt; - Oui, elle est trop cool et en plus elle a ton odeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dépose un baiser sur le bout de son nez. Elle m’embrasse à nouveau, je prends ça pour un oui. On se lève et j’enroule mon butin autour de mon cou avant de la prendre par la taille et de l’entraîner vers la porte.&lt;br /&gt;Impatient je frappe quelques coups rapides, Sébastian ouvre et éclate de rire en me voyant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Tu te la joues communiste maintenant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un signe de tête il montre mon t-shirt. Noir avec la faucille et le marteau. Je rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - Pure provocation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se pose et on ouvre les bouteilles. Début de soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soirée de, dirons nous, retrouvailles. Pour l’occas’ on a réussi à dégotter pas mal d’alcool, heureusement que ça circule pas mal dans ct’école. On est tous posés, Peter, Lilly et Jared sur un des lits, dos au mur. Elle, je la serre dans mes bras, posés sur un pouf. On est tous bien éméchés, bonne, très bonne soirée. Jared se lève et va changer de cd. Il augmente le volume et vient vers Envey et moi. Il lui tend la main pour qu’elle se lève. Je sais à quoi m’attendre, c’est leur chanson que lâche les haut-parleurs ; I don’t like the drugs de Marilyn Manson. Elle accepte et ils montent tous les deux sur un des lits. Pete et Angele les regardent faire, surpris. Ils commencent à danser ensemble de manière légèrement suggestive, collés l’un contre l’autre chacun avec un joint dans la main gauche, une bouteille dans la droite. Elle est dos contre lui et bouge ses hanches, lui, gardant sa sèche en bouche, passe une main sous son t-shirt mais reste sur le ventre. Après tout ya Angie, il doit se tenir. Soudain elle le pousse.  Ils se mettent face à face sautant sur le pieu et chantent.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You and I are underdosed and we're ready to fall&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Raised to be stupid, taught to be nothing at all&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We're taught to be nothing&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Refrain. Ils se défoulent hurlant comme des tarés les paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't like the drugs but the drugs like me&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't like the drugs, the drugs, the drugs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't like the drugs but the drugs like me&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I don't like the drugs, the drugs, the drugs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Norm life baby&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se marre tous, on a déjà bien bu et je crois que ça nous monte bien trop à la tête. A la fin de la chanson ils se laissent tomber, essoufflés mais surtout ivres. Envey se redresse et fait quelques pas de travers avant de se laisser tomber sur moi. C’est étrange, y a quelques jours si on m’avait parlé d’une soirée pareille je n’y aurais pas cru. Elle semble déjà somnoler. Jared croise mon regard et comprend. Il éteint la stéréo et prend la main d’Angie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - On y va ? ’commence à être tard…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se penche à son oreille et continue en murmurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; - J’ai envie de toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait semblant d’hésiter un instant puis le prenant par la boucle de sa ceinture l’amène jusque vers la porte. Ils nous souhaitent une bonne nuit et s’en vont zigzaguant légèrement. Je soupire et me lève, tenant Envey calée contre moi pour ne pas la réveiller. Pete va dans la salle de bain pour se « préparer » avant d’aller dormir pendant que moi, je déshabille quelque peu ‘Vey et la borde avant de m’allonger à côté d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-7515150710569887449?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/7515150710569887449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=7515150710569887449' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7515150710569887449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7515150710569887449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/02/chapitre-13.html' title='Chapitre 13'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-5072291993238372941</id><published>2007-02-25T18:10:00.000Z</published><updated>2007-02-25T19:04:47.668Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 13'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 13</title><content type='html'>Bon, c'était le chapitre 13.&lt;br /&gt;13, nombre portant malheur, d'où le temps d'attente. Bon ok, spas crédible&lt;br /&gt;Je sais que ce chapitre est pas forcément bon, mais promis on se rattrapera au prochain. C'est un chapitre génial qui vous attend ! [elles disent toutes ça]&lt;br /&gt;Bon, euh. Demain je reprends les cours après des vacances de carnaval fort sympathiques et euh...&lt;br /&gt;putain, j'ai pas d'inspiration.&lt;br /&gt;Bon, ces derniers temps je matte plein de séries, et récemment jme suis mise à la saison 4 d'OC et c'est totalement géant ^^ Les saisons 2 et 3 étaient pitoyables, mais là ça roxxe.&lt;br /&gt;J'ai pas de grande découverte musicale dont je puisse vous faire part, donc ça fait ça de moins pour meubler.&lt;br /&gt;Bah, merci d'avoir lu ce chapitre, on attend vos commentaires, merci à ceux qui ont commenté le chapitre précédent c'est vraiment chuper sympa et ça fait toujours plaisir ^^&lt;br /&gt;Bye, bonne soirée itou&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-5072291993238372941?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/5072291993238372941/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=5072291993238372941' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5072291993238372941'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/5072291993238372941'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/02/ddfdf.html' title='DDFDF, chapitre 13'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-495301612952724960</id><published>2007-01-12T11:15:00.000Z</published><updated>2007-01-13T23:24:10.016Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 12'/><title type='text'>Chapitre 12</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Chapitre 12&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On revient de l’enterrement, et on va directement à sa chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors, de quoi parlait Jared tout à l’heure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me prend par la main et me fait m’asseoir à côté d’elle sur son lit, plonge son regard dans le mien. J’y lis une tristesse incroyable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui t’arrive ma puce ?&lt;br /&gt;- Je… Je veux pas te perdre mais… Si je… Tu vas forcément être dégoûté comme je le suis quand…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne termine pas sa phrase, la voix brisée. Je prends doucement son visage entre mes mains mais elle rompt le contact, s’éloignant brusquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bébé…&lt;br /&gt;- Promets. Promets-moi que tu ne me détesteras pas…&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu peux bien avoir de si hor…&lt;br /&gt;- Jure-le.&lt;br /&gt;- Je… D’accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève et va s’asseoir sur son bureau, face à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je…Comment commencer…&lt;br /&gt;- Tu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lilly me coupe :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ne dis rien avant que… Avant que j’aie fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’apprête à répondre par l’affirmative mais elle commence, d’une voix lointaine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’abord je dois te parler de ma famille. Ma mère est morte alors que j’avais à peine 1 an. Je ne me souviens plus d’elle, mais mon frère m’a répété toute ma vie qu’elle m’aimait et que c’était une femme admirable. Quand elle est morte, il n’est resté plus que mon père, mon frère et moi. Mon père est pasteur et terriblement strict. J’ai été envoyée dans une école privée pour filles et c’est dans cette chaleureuse ambiance que j’ai grandi, entre papa qui ne me laissait aucune liberté, et mon frère qui semblait suivre la même voie que lui. J’allais en cours, faisais mes devoirs, le ménage, le souper et passais le restant de la soirée à jouer du piano. C’était… ma seule joie. Quand mes doigts effleuraient les touches et que la musique s’élevait doucement dans les airs, je me sentais libre. Mon père détestait ça, mais il avait consenti à cette "frivolité" car mon frère l’y avait poussé. Les années ont passé, j’ai grandi. Je suis devenue jolie, il est devenu le pire des enfoirés. Je n’avais même plus le droit d’inviter des amies à la maison. Il ne m’embrassait même plus pour me souhaiter bonne nuit. Il ne me serrait plus dans ses bras. Les seuls mots qu’il m’adressait étaient des reproches. A force ses mots glissaient sur moi, ne m’atteignaient plus. Il a dû le voir car… Il a… Vendu mon piano. Ca doit paraître idiot mais le jour où je suis rentrée et que j’ai vu qu’il avait disparu du salon, c’est ce jour là que j’ai réellement cessé d’aimer mon géniteur. Ce n’était pas un problème d’argent, de ce côté on n’a jamais eu le moindre souci… Non, c’était juste qu’il ne voulait pas mon bonheur. Un jour à l’école, ma "meilleure amie", si tant est qu’on puisse lier un quelconque lien d’amitié avec quelqu’un qu’on ne voit que dans un contexte scolaire et avec qui on ne peut donc pas réellement discuter, un jour donc elle m’a parlé d’un bar où elle était allée la veille et où on pouvait jouer du piano… Le soir même, je m’enfuyais de la maison en cachette. J’y avais déjà souvent pensé, mais la peur que papa m’inspirait était plus forte que tout. Enfin, presque tout. Quelle futilité… J’ai trouvé sans problème, et quand j’ai à nouveau senti les notes qui sortaient littéralement de mon cœur, j’ai décidé que je ne pouvais plus continuer comme ça. Je devais partir. Je devais fuir sinon c’était mon âme qu’il allait tuer, après ma joie de vivre. Mais il me fallait de l’argent. Il me le fallait rapidement. J’ai donc cherché un emploi qui paie bien, et que je puisse faire de nuit. Oh non, ne me regarde pas comme ça… Je… Je me prostituais pas, si c’est ce que tu penses… Mais tu imagines bien que le moyen le plus simple de se faire de la thune ne pouvait pas être sans compromis… En gros, ça pouvait se faire que sans fringues. Je suis devenue danseuse. Sur "scène", je n’étais plus vraiment moi. Je n’aurais pas supporté sinon. Je buvais avant d’y aller. Mais pour encaisser, oh ça oui j’encaissais. Je rangeais les billets dans une boite, que je planquais dans mon casier. Je ne dormais plus beaucoup et mon frère s’inquiétait, mais je lui disais que j’avais simplement quelques "difficultés d’endormissement"… Un jour, un des clients m’a invité à aller boire un café. Il était venu chaque soirs, les 3 week-ends qui avaient précédé, et il était vraiment très mignon alors… J’ai accepté. On a parlé, j’ai appris à le connaître. Ses parents l’avaient envoyé dans une école militaire et il ne rentrait pas chez lui en fins de semaines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ?! Attends, je...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, tu le connais. C’est Jared. On a beaucoup parlé, tellement que c’est tout juste si j’ai réussi à me faufiler dans ma chambre à temps pour que mon père ne soit pas au courant que j’étais sortie. On s’était dit qu’on remettrait ça à sa prochaine permission. Et on l’a fait. Je sais pas trop combien de fois on s’est vu, peut-être pendant un mois, mais… Enfin, avec un type comme lui, ça peut pas rester très longtemps du domaine du "sage"… Ca m’a vraiment aidé à décompresser, on a continué à se voir même si on s’était mis d’accord sur le fait que c’était simplement pour s’amuser. Un soir il m’a proposé de venir à une fête organisée par ses camarades de l’école. Jamais j’aurais dû y aller mais… Si seulement je pouvais effacer le moment où j’ai accepté… Mais on ne change pas le passé, sauf si on s’appelle Miniver… Et encore. J’ai beaucoup bu ce soir là. Les verres défilaient, j’étais poussée par ses "amis". J’ai plus que quelques rares souvenirs qui ont survécu dans ma mémoire. Et Dieu sait que j’ai essayé de les oublier. Un moment, quatre, peut-être cinq types m’ont emmené dans une chambre. Je me souviens avoir croisé le regard de Jared alors que l’un d’eux me portait hors de la pièce où il se trouvait… Je revois son sourire. Puis c’est le trou noir. Rien. Je me suis réveillée avec un mal de crâne terrible… Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas ça mon amour… Pas ça… Sa voix est brisée, des larmes coulent sur ses joues. Je me lève et essaie de la prendre dans mes bras mais elle me repousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et sans mes fringues. Ces connards… Ces connards m’ont…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh seigneur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ils ont osé me… J’ai rassemblé mes vêtements et… Je me suis rhabillée et je suis rentrée chez moi. Mon père n’était pas encore levé. Je me suis enfermée dans la salle de bain et quand j’ai croisé mon regard défait dans le miroir… Je me suis effondrée et j’ai vomi. Je me sentais… Si sale… Brisée… J’avais si mal… Je me suis mise sous la douche et l’eau tombait sur moi, mais rien… Je… J’ai pratiquement vidé la bouteille de gel pour le corps et celle de shampoing… Je me sentais si… souillée… Je me dégoûtais… Tu comprends… J’étais… J’ai passé si longtemps sous cette eau qui me brûlait, je frottais ma peau avec mes ongles jusqu’au sang… et j’ai compris que c’était peine perdue. Que quelque chose… S’était cassé la veille. Jamais je ne pourrais à nouveau être propre, jamais cette envie de vomir ne me quitterait… Et la haine qui est montée en moi à cet instant… était le sentiment le plus fort que j’aie jamais ressenti… J’ai contacté le type qui dirigeait l’école militaire de ces petits fils de putes… Je lui ai tout raconté… Je suppose qu’ils s’en sont pris plein la gueule. Je ne pouvais rien faire de plus sans que mon père soit au courant et… non, il m’aurait tuée… et c’était peut-être ma faute… Si je n’avais pas bu… Si j’avais fait plus attention… J’ai arrêté d’aller danser. J’aurais dû le faire plus tôt. Ca ne serait pas arrivé… Je serais restée pure… Un samedi à midi, alors que j’étais en train de préparer le dîner, mon père est entré en trombe dans la cuisine et m’a frappée. Je me suis effondrée au sol et il a commencé à parler… Un jeune homme prétendait me connaître et m’avoir vue danser nue… Il n’en avait pas cru ses oreilles, jusqu’au moment où ce jeune homme lui avait dit d’aller vérifier dans mon casier… Il avait trouvé l’argent. C’est alors qu’il a sorti ma boîte de son sac et qu’il l’a ouverte. Il m’a jeté les billets dessus et m’a craché au visage… Il a ajouté "Petite pute…" puis il est sorti. J’ai laissé le repas brûler, incapable de me relever jusqu’à ce que mon frère ne me trouve en larmes sur le carrelage et me porte à la salle de bain. J’avais la lèvre fendue, il l’a désinfectée… Mon paternel est entré et sans même me regarder m’a dit que je ne pouvais plus vivre dans cette maison, qu’il ne voulait pas de traînée sous son toit… Et… Voilà comment je me suis retrouvée ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’arrive pas à ouvrir la bouche. Aucun son ne peut en sortir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toi aussi je te répugne c’est ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève à son tour et s’essuie le visage. Je l’attire délicatement à moi et la prends doucement dans mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non… Jtaime… Et je… Je vais tuer Jared. Il les a laissés faire…&lt;br /&gt;- Il y était pour rien. C'est juste que... Quand jlai revu... Ca allait mieux mais quand j'ai vu son visage tout m'est revenu en mémoire, j'avais tout refoulé et c'est juste... Un putain de boomerang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;Pfff, enfin rentré. J’envoie mon sac par terre  et m’apprête à m’élancer sur le lit lorsque j’entends quelqu’un entrer. Je me retourne et évite in extremis le poing de Pete. J’attrape son poignet, l’immobilise en bloquant son bras derrière son dos et le plaque contre la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, la dernière fois tu avais à la limite peut-être une raison, mais la PUTAIN QU'EST-CE QUE JE T'AI ENCORE FAIT ?!&lt;br /&gt;- Aïe aïe aïe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je serre plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors ?!J’attends. Qu'a donc le pauvre petit Panpan cette fois?&lt;br /&gt;- LACHE MOI !&lt;br /&gt;- PUTAIN REPONDS OU JE TE LE BRISE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore plus. Il grimace de douleur et articule avec peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- LILLY !&lt;br /&gt;- Quoi Lilly ?!&lt;br /&gt;- Elle m'a raconté ce que tu lui as fait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rooh manquait plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne lui ai jamais fait de mal alors je vois pas pourquoi tu viens râler.&lt;br /&gt;- Tu l'as dénoncée à son père, tu l'as laissée se faire violer ! COMMENT TU AS PU PUTAIN ?!ENFLURE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon vu comme ça…D’un coup sec je tire encore un peu plus sur son bras. Son visage se crispe, il ferme les yeux, sûrement à cause de la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors écoute bien. Premièrement, la prochaine fois au lieu de te précipiter tête baissée, réfléchis. T’as aucune chance contre moi c’est totalement stupide ce que tu fais ce n’est pas en crevant que tu vas lui montrer que tu l’aimes et désolé mais manchot tu lui serviras plus à rien. Deuxièmement, assure-toi que la cause pour laquelle tu veux te « battre », si on considère qu’on peut appeler tes gesticulations bizarres se battre, est véridique. Il faut que tu comprennes que les gens ne disent pas toujours toute la vérité rien que la vérité et que parfois, une seconde version est nécessaire pour pouvoir porter un jugement. Maintenant tu vas écouter ce que je vais te raconter, tu vas le croire ou non, j’en ai rien à foutre, mais si tu reviens encore une fois pour essayer de me frapper je te jure que ça va mal finir et pas pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire. Pourquoi suis-je toujours obligé d’en arriver à ce genre d’extrémités ? Il ne pouvait pas simplement me demander ce qui c’était passé et s’en accommoder ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui Elizabeth s’est faite violer, oui c’était ma faute. J’aurais jamais dû l’inviter à cte soirée, j’aurais jamais dû lui présenter mes collègues et je n’aurais même jamais dû les suivre le premier soir dans ce bordel merdique. Mais que veux-tu ? C’est comme ça, si je pouvais y changer quelque chose, je le ferais. Mais il y a un truc que tu dois enregistrer Peter, je ne l’ai jamais touchée contre son gré et même si j’ai été nul, si j’ai été lâche, si j’étais trop défoncé pour réagir au moment ou il l’aurait fallu, je l’aimais… J’ai pété un plomb quand j’ai appris qu’elle croyait que moi aussi, je l’avais violée, que moi aussi, j’aurai pu lui faire ça. Elle m’a dénoncé au même rang que les autres et lorsque ceux-ci m’ont demandé si je savais quelque chose pouvant les aider à la couler, je leur ai dit pour l’argent et pour son père branché religion. Si elle avait porté plainte je me serais retrouvé en tôle au même prix que ces connards et pourquoi? Pour avoir trop bu lors d’une permission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le lâche et recule de quelques pas, il regarde la porte sans bouger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Barre-toi maintenant s’il te plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reste fixe, rooh non il va pas se remettre à m’attaquer, c’est que ça deviendrait vraiment lourd à force…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu l'aimes encore ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si il était simple de répondre à ce genre de question…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfois il m’arrive encore de le penser. Mais je suis avec Angele et malgré tout ce que peut bien croire un petit con comme toi,  je tiens énormément à elle&lt;br /&gt;- …Ne t’approche plus de Lilly. Elle n'éprouve plus rien pour toi, si ce n'est du dégoût.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort sans même se retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parle on parle on parle. J’ai le droit à deux semaines de « répit » et je les passe en compagnie de la psy. Je préfère ça que de rester enfermé seul dans ma chambre, je suis à l’aise avec elle et ça me fait du bien de ne pas voir le même regard de pitié et de compassion que chez les autres. Jared garde tout, il ne laisse rien paraître, du moins pas devant moi. Il m’empêche de pleurer sur mon sort, me force à bouger, à me lever le matin. Pete reste très distant mais je ne le lui reproche pas, pour lui et Angie la mort d’Envey semble faire ressurgir de vieux démons. Moi, j’ai l’impression d’être anesthésié. Je n’arrive plus à pleurer, j’ai l’impression de ne plus avoir de larmes à faire couler ou en tout cas, plus la force pour. Assis dans le fauteuil que je pourrais presque considérer comme mien tellement je le squatte souvent, je joue avec un ressort multicolore, le tendant puis le détendant inlassablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu pourrais éviter d’emmêler ce truc s’il te plaît ? Je l’aime bien.&lt;br /&gt;- Ce truc s’appelle un Kirago.&lt;br /&gt;- Ah bon ?&lt;br /&gt;- Non, on appelle ça un ressort arc-en-ciel mais c’est d’un niais écœurant, ça n’a pas de vrai nom alors j’ai décidé de lui en donner un. Toute chose mérite d’avoir une appellation précise vous ne pensez pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui fais faire des allers-retours entre mes mains comme le ferai un croupier avec ses cartes pour les mélanger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que tu as raison mais dis-moi, ça fait pas deux semaines que ta sœur est morte et tu semble déjà t’en être totalement remis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aoutch. Coup bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis totalement insomniaque, à l’heure où je vous parle mes globules doivent se déplacer non plus dans du sang mais dans du whisky et à ce rythme, le fait que mon foie fonctionne encore parfaitement tient du miracle, et vos médocs je les prends comme des tic-tacs. Alors oui je vais bien, très bien ! pff…Vous voulez quoi de plus ?! Que je me mette à pleurer dans vos bras en faisant semblant de ne pas en profiter pour toucher votre énorme poitrine?! Que je vous dise que Kurt Cobain, Cléopâtre ou encore Elliot Smith ont simplement été plus réalistes que les autres en s’avouant que la mort est la seule échappatoire à la plupart des problèmes? Que lutter après tout, ça vaut pas la peine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Kirago heurte le sol et roule jusque sous le bureau. Je me penche en avant, appuyant mes coudes sur mes jambes pour mettre mon visage entre mes mains. Reste calme, reprends-toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non. Ca vaut la peine de se battre. Simplement si tu te détruis au lieu de laisser tout ça sortir, ta vie ne vaudra plus grand-chose.&lt;br /&gt;- …elle ne vaut déjà plus rien, elle n’a plus de sens, plus d’intérêt…&lt;br /&gt;- Pour le moment, elle en retrouvera tôt ou tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’essuie le visage et me redresse pour la regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne veux pas qu’elle en retrouve, pas sans elle.&lt;br /&gt;- Et tes amis ?&lt;br /&gt;- Je tiens à eux mais ne vais pas faire semblant d’aller bien pour qu’ils puissent simplement continuer à vivre dans leur petit monde coloré sans se poser de questions&lt;br /&gt;- Tu peux... Croire en l'avenir. Ne fais pas semblant d'aller bien, tu leur manquerais de respect mais... Commence par survivre, et après...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Réalise que ça ne sert à rien, que ça n’en vaut pas la peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n'en ai pas envie. Je ne veux pas aller mieux, faire comme si elle n'avait jamais existé.&lt;br /&gt;- Tu penses à elle ? Tu crois qu'elle voudrait que tu gâches ta vie pour elle ? Elle t'aimait, et si elle a souhaité que tu restes ici, c'est justement pour que tu aies un avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle a fugué, j’étais d’accord sur le « au revoir » pas sur le « adieu ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne parlez pas en son nom, vous ne la connaissiez pas.&lt;br /&gt;- Je te le demande simplement... A ton avis... C'est ce qu'elle aurait voulu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerai lui répondre oui, juste pour qu’elle n’ait plus rien à rétorquer, qu’elle arrête avec ses phrases toutes faites sorties d’un film ou d’un bouquin psycho au rabais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que personne ne souhaite la mort de quelqu’un qu’il aime. Mais ne trouvez-vous pas, au risque d’être un peu cliché, que Shakespeare a su donner la plus belle description de l’amour dans son œuvre Roméo et Juliette ?&lt;br /&gt;- Vouloir être réunis même dans la mort ?&lt;br /&gt;- Exact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle pose son calepin sur la petite table à côté d’elle et me regarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu penses au suicide ?&lt;br /&gt;- Vous n’y songeriez pas vous ?&lt;br /&gt;- Si. Mais de là à le faire... Tu...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la coupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne vous répondrai pas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se mord la lèvre, visiblement inquiète. Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne vous en faites pas, peu importe ce qui arrivera, ça aura été mon choix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde ma montre et me lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il faut que j’y aille, je reprends les cours demain et j’ai pas mal de boulot à rattraper. Merci pour les séances, elles m’ont fait du bien.&lt;br /&gt;- Tu ne penses plus revenir me parler ?&lt;br /&gt;- En effet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris une dernière fois, ramasse le Kirago que je lui lance avant de sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c’est là que ce petit plaisantin de Charly m’a dit « c’est trop gros, ça rentrera jamais » ! Alors qu’il savait très bien que c’était assez large pour un beaucoup plus gros !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franklin me raconte comment il a passé la soirée de la veille à changer la place des meubles dans sa chambre. J’en ai plus ou moins rien à foutre, mais ça ne semble pas le préoccuper. Je m’inquiète pour Jared. Il va mal, mais il essaie de ne rien laisser paraître pour pas enfoncer Stian encore plus. C’est ce qu’on fait tous. J’arrête pas de penser à Mason, je me demande si j’aurais pu changer quelque chose… Si je n’étais pas partie ce week-end là… Tout aurait pu être différent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele ?! Tu m’écoutes ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui fais un grand sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evidemment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me lance un regard suspicieux. Peu importe. Je me perds à nouveau dans mes souvenirs, repensant à ce que Jared avait dit à Lilly après l’enterrement… « Comme au bon vieux temps »… Ca voudrait dire qu’ils se connaissaient ? Je longe le couloir, par automatisme, tourne et commence à descendre les escaliers. J’ai des livres que je dois amener à mon casier plein les bras. Ca me saoule terriblement, ils sont super lourds et je ne crois pas avoir ouvert ne serait-ce qu’un tiers d’eux depuis le début de l’année. Et Colin qui continue à monologuer, pensant probablement que je suis trop passionnée par les conneries qu’il débine pour répondre autre chose que « Hmm », « Oui », ou je ne sais quelle expression monosyllabique. Et merde, un de mes bouquins glisse et m’échappe des mains, pour aller s’échouer quelques marches plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et donc, il a donné un grand coup de r… AAAAAAAAAAHHHHHHHHHHH&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde ! Franklin s’est pris « Roméo et Juliette » dans les pieds et a trébuché et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C… Colin ? Ca va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…. Bon, sois positive ma fille, le mur a arrêté sa chute… et il est mieux en rouge et…. Oh mon dieu ! J’ai tué Franklin !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aaaaaïeuuuuuh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non ! Il est vivant !!! Je cours vers lui et essaie de l’aider à se relever en évitant de toucher le sang qui s’écoule de son nez et de son front, mais il laisse échapper un râle de douleur qui me coupe nette dans mes efforts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… Je vais… appeler l’infirmière ! Tu bouges pas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bieeeeeeeen Angie, très malin de dire ça à un type qui baigne presque dans son sang au point qu’on le prenne pour Dexter Morgan et dont la jambe a une bosse qui ferait pâlir d’envie le serpent dans le Petit Prince.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;14 février, il fait bon, on est allongés dans l’herbe, tête contre tête, blottits dans nos vestes pour ne pas avoir à rentrer. On regarde le ciel et ses rares nuages auxquels on invente des formes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- J’aime pas la Saint-Valentin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je souris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Trop commercial selon toi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non enfin, c’est pas pour ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Alors, pourquoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle s’approche de moi à quatre pattes et se blottit contre moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Parce que c’est une fête triste pour ceux qui n’ont personne avec qui la partager.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans ouvrir les yeux, j’écrase mon joint contre ma paume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il y a Pete ?&lt;br /&gt;- Je euh…j’ai rendez-vous avec Elizabeth alors j’y vais...T’es sur que ça va al…&lt;br /&gt;- Bonne soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève brusquement et ouvre ma table de nuit. Je prends de la weed et m’en roule un en vitesse. Peter reste sur place, hésitant, puis tournant les talons, sort. J’allume la chaîne hi fi, quoi de mieux qu’un petit « avalanche » de Ryan Adams pour rester dans l’ambiance ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't remember you, remember us or anything&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Je tire plusieurs longues lattes le regard perdu au dehors. La nuit est tombée mais depuis quand ? Je n’ai plus aucune notion du temps qui passe…Je me dirige vers l’armoire et y prends une bouteille de whisky. Je sors de ma poche les médocs et m’allonge sur le lit avec le tout. De quoi arriver à dormir au moins quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raaaaaah. Quelle connerie. Je déteste ce jour stupide, tous les gens se sentent obligés d’exposer leur amour à la face du monde. Et puis si quelqu’un a le malheur de ne pas aimer cette fête et de l’assumer, de le dire clairement, qu’est-ce qu’il se passe ? Il devient l’aigri de service, celui qu’on doit pas inviter aux fêtes parce qu’il va pourrir l’ambiance avec son cynisme à deux balles… Je me lève et trouve, glissée sous ma porte, une enveloppe. Oh non, si c’est une déclaration de cet abruti de George, je pète un câble. Il a demandé à une quarantaine de filles d’être sa valentine, par mail. Et quand les filles ont vu leurs adresses les unes à la suite des autres, dans la partie « destinataires », elles ne l’ont pas très bien pris. Je ramasse la lettre et commence à la lire. Kyaaaaaaa ! C’est un mot de Jared ! Il veut que je le rejoigne à 20h dans la salle de musique pour « une surprise » ! Bon, je lui en ai pas préparée, mais il m’en voudra pas. Ou ptet que si… Oh mon dieu, il va rompre. Mais il aurait pu me prévenir ! Argh. Je hais la saint valentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Garde les yeux fermés…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne me fait pas confiance mais puisque c’est pour une surprise, elle m’obéit. Je l’attrape par les épaules et la fais entrer dans la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux les ouvrir maintenant?&lt;br /&gt;- Attends…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la fais avancer encore de quelques pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voilà, maintenant tu peux.&lt;br /&gt;- La salle de musique ?&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui prends la main et on s’assied au piano. Ses yeux s’agrandissent lorsqu’elle voit la partition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te souviens de cette musique ?&lt;br /&gt;- Notre…oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faisant bouger mes doigts sur les touches j’en joue les premières notes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu te souviens lorsqu’on la jouait ensemble dans ce bar miteux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit et acquiesce sans lâcher du regard le clavier. A son tour elle commence à jouer, je la rejoins et la musique emplit la pièce. J’ai l’impression de retrouver l’ambiance du bistrot, d’y retourner, d’entendre les rires, de sentir l’odeur d’alcool et de tabac, y étant si bien... Mais tout disparaît dès que le morceau prend fin. Le silence s’installe, on semble les deux ne pas vouloir retrouver le présent. D’une main qu’elle passe sous mon menton elle me fait tourner la tête. On s’observe un instant puis elle m’embrasse. Je me laisse faire, trop étonné pour réagir. Elle s'éloigne, me regarde et dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C'était... Avant. Maintenant je peux pas... J'aime Pete et... Mais... Toi... Désolée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève et part en courant. Je me remet face au piano et commence une mélodie de Elliot Goldenthal d’« entretien avec un vampire».  Mes mains dansent, désabusées, sur l’ivoire blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre dans la salle de musique, qui est baignée dans la douce lumière d’un nombre incroyable de bougies, et trouve Jared en train de presser distraitement les touches d’un piano. Dès qu’il me voit, il commence à jouer Mr Curiosity en me souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Joyeuse Saint Valentin mon ange&lt;br /&gt;- A toi aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approche de lui lentement alors que la mélodie continue d’envoûter la pièce, lui conférant une atmosphère encore plus magique. Je m’assieds à ses côtés sur la banquette, contemplant son visage aux angles parfaits, et le morceau prend fin tandis qu’il se penche vers moi et capture mes lèvres des siennes. Wow…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais que c’est pas grand chose, mais je voulais qu’on fasse un truc un peu spécial… Même si c’est commercial… Et comme je sais que tu adores le chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tend une boîte entourée d’un ruban rouge, sous lequel est coincée une fleur. Ce type est définitivement l’incarnation de la perfection. A côté de lui, Jack Bauer est un raté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci… M’en veux pas mais j’ai rien à t’offrir…&lt;br /&gt;- Je t’ai déjà fait remarquer à quel point tu étais belle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparemment il ne m’en veut pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est les bougies. Tu distingues moins mes traits, stout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole, caresse ma joue. Sa bouche remonte lentement le long de mon cou, tandis que des frissons me parcourent. Je sens sa main glisser sur ma cuisse puis… plus haut. Je l’arrête, mais ses baisers continuent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Att… Attends ! Ici ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le sens sourire, et il me murmure à l’oreille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi le piano est si grand à ton avis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu dis n’importe quoi.&lt;br /&gt;-  Qui sait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait un clin d’œil. Je me lève et me dirige vers la sortie. Jared essaie de me retenir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey ?! Pourquoi tu pars mon ange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… mais je me contente de fermer la porte et de pousser le verrou. A croire que cette pièce a été prévue spécialement pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne la bouteille et grimace en voyant que plus rien n’en sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vide !&lt;br /&gt;- Nooooooooooooooon? Déjà ?! C’est la troisième qui nous lâche!&lt;br /&gt;- Mouais fait chier…On va faire un tour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je bazarde le 51 par-dessus mon épaule et me lève du pieu mais me rassieds immédiatement pris de l’envie de vomir. Sébastian éclate de rire et, trop ivre pour marcher droit, contourne le lit et prend de quoi fumer dans sa table de nuit le tout à quatre pattes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah saloperie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne et éclate de rire en voyant qu’il s’est ouvert la paume avec les bouts de verres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben bravo! Aller bouge on y va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il secoue sa main et s’appuyant contre le mur se met debout. J’attrape mes lunettes roses et on sort. On rigole puis on commence carrément à chanter, zigzaguant dans les couloirs parmi les gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heureux ! Plouf !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heureux ! Plouf !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heureux comme un 51 dans l’eau !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;- Hey les gars attendez-moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se retourne d’un même mouvement un peu tanguant pour voir Franklin arriver le pied dans le plâtre jusqu’à nous. Qu’est-ce qu’il a bien pu encore faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ciel Colin que s’est-il passé ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian repart et se dirige quelques mètres plus loin à son casier qu’il ouvre d’un coup de poing. Trop vieille pour résister la porte cède dans un grincement métallique désagréable et il en sort une bouteille qu’il agite en ma direction souriant. Jackpot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis tombé, Angele a sûrement dû t’en parler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah oui oui je m’en souviens. Bon Franklin à la prochaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’apprête à courir vers Stian mais il m’appelle. Chier. Je fais une petite pirouette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Tu pourrais m’aider à porter mes bouquins jusque dans ma chambre? J’y arriverai jamais tout seul…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde il me drague ou quoi ?...ai-je vraiment le choix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Ok, file-moi les clés de ton casier et dis-moi de quoi tu as besoin.&lt;br /&gt;Il me sourit alors que Sébastian me lance un regard noir. Heureusement que sa piaule n’est pas trop trop loin et qu’il ne demande pas à boire. Lorsqu’on arrive devant sa porte, on est totalement ivres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci les gars, vous voulez rester boire un truc dans ma chambre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Mais apparemment pas assez pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non non, on va tracer&lt;br /&gt;- Ooh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il baisse la tête, déçu…Hoho, et si... ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Par contre si tu pouvais nous prêter tes béquilles une petite heure…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui fais un grand sourire auquel il ne sait résister. Il me les tend et on s’en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu comptes en faire quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai ma petite idée sur la question, suis-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te parie 20 livres que tu n’arriveras jamais à le faire.&lt;br /&gt;- Je tiens ton pari.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ôte mon t-shirt et tire une taffe avant d’écraser mon joint sur les catelles. Je prends les béquilles et m’appuyant comme je l’aurais fait sur des barres parallèles à la gym me retrouve à l’envers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh putain…Seulement cte volée de marches hein ?&lt;br /&gt;- Ouaip…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il descend en sautillant jusqu’au premier palier et se posant contre le mur s’en allume aussi un. Son petit air soudainement désinvolte me fait rire. Il jette son briquet par terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …jusqu’ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Owww…Les escaliers semblent se tordre…aller juste cinq…Mes bras tremblent à cause de l’effort physique que ça me demande. Putain. J’avance comme je peux, remerciant intérieurement mes parents de m’avoir forcé à faire ces cours débiles de cirque. Une marche, c’est tellement limite, j’ai l’impression que je vais m’évanouir. Deux. Trois. Merde je foire la quatrième et sans trop comprendre ce qui s’est passé je me retrouve au sol à fixer le plafond qui semble vaguement changer de couleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais qu’est-ce qui vous a pris! Vous êtes totalement cons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le visage de la psy apparaît dans mon champ de vision, elle me prend par les épaules et me secouant légèrement s’inquiète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared! Jared ça va ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferme les yeux quelques secondes puis les rouvre. Besoin de vomir mais ce n’est pas dû à la chute. Je me tourne sur le côté et c’est ce que je fais, évitant de quelques centimètres la psy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- YEUURK !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle recule légèrement. Je vois Sébastian qui se laisse glisser contre le mur trop ivre mais surtout trop mort de rire pour rester debout. Je me mets aussi à rigoler et me redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je retire ce que j'ai dis ! Vous êtes pas cons... Vous êtes ivres ! Bon sang, Sébastian !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dirige vers lui et l’aide à se mettre debout. Celui-ci la regarde et d’un air presque de défi lui souffle la fumée de son joint à la figure. Je retombe en arrière, j’en peux plus, j’ai mal aux côtes à force de me marrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ça.... Non seulement tu bois, mais en plus tu fumes de l'herbe ?! Je pourrai pas toujours te sauver la peau, va falloir que tu arrêtes de déconner sinon je devrai avertir ma sœur et tu te feras virer... Je vais te ramener dans ta chambre que tu dessaoules et toi, lèves-toi et va à l’infirmerie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hey pourquoi c’est lui que se tape la fille ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas besoin, je me suis pas fait mal…&lt;br /&gt;- Tu sens pas la douleur parce que tu es trop bourré pour ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et fait un petit constat. Mes avant-bras sont râpés et saignent un peu…mes genoux aussi sûrement mais sinon tout semble rouler. Je monte les escaliers comme je peux et me retourne pour taquiner Sébastian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jamais tu verras la couleur de cet argent. Bonne chance pour la supporter la grognasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclate de rire et alors qu’il s’apprête à retomber la psy le retient tant bien que mal. Je pars vers l’infirmerie, les mains dans les poches en sifflotant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heureux ! Plouf !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Heureux !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c’est ainsi qué lé governement décida do rendré les cours dé dessin inoubligatoires. Yé touyours clamai haut et fort qué céla causerait la perté dé notre nassione ! Quelle était la questionne déya ?&lt;br /&gt;- Je vous demandais la permission d’ouvrir la fenêtre…&lt;br /&gt;- Ah. None, yé froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a froid, mais en même temps, tout ce qu’il porte c’est un marcel. D’ailleurs, on devrait appeler ce type Chewbacca tellement il est poilu. C’en est écœurant. On a l’impression que ses bras sont noirs MAIS NON ! Surprise ! Je me verrais bien en super héros accompagné de bunny boy et de cynisme girl –l’alter ego d’Angie–, nous jetant tous les trois sur lui armés de bandes de cire… Tout à coup, le prof s’écrie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OH ! Yé mé souviens enfin dé cé qué yé voulais… enfin, dévais vous commouniquer ! Nous avons oune sortie domani ! Ouné visité dé mousée ! Bellissimo ! Départ à oune certaine hore qué yé oublié, en bousse, dépouis la place dé parc yousté devant ! Nous passerone la yournée à contempler dé souperbes œuvres d’art ! N’est-cé pas fantastico ?! Toi, Flankrin, qu’en penses-tou ? Flankrin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof l’appelle encore deux, trois fois puis, excédé, lance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-cé qué quelqu’un peut le réveiller ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Colin est effectivement profondément endormi sur son bureau, la tête entre les mains. Charly le pousse délicatement et notre petit infirme préféré glisse et va s’écraser au sol. Vraiment pas doué comme type, mais il a au moins deux mérites : il fait rire tout le monde, à ses dépens certes, mais c’est le résultat qui compte et… Mince, j’ai zappé le deuxième. Peut-être qu’en fait il en a qu’un. Ouais, c’est le cas, sauf si on peut considérer un joli cul comme un mérite. Mais j’en doute. Bref, il est réveillé, et a l’air de se demander où il est, jusqu’à ce que le prof se jette sur lui pour l’aider à se relever, lui serrant sûrement trop la main vu la tronche que « Flankrin » tire. Hum. Et merde, on n’y est pas encore mais je pressens que cette visite va lourdement peser sur mes nerfs, non pas que je n’aime pas les peintures et tous ces trucs, mais passer une journée à écouter une miss nous expliquer pourquoi tel ou tel peintre a révolutionné le genre me paraît totalement dénué d’intérêt. Lilly me donne un coup de coude. Ca faisait longtemps. Elle se penche vers moi et me demande si je sais ce qui est arrivé à Colin, en désignant les béquilles posées à côté de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele m’a dit qu’il s’était pété la gueule dans les escaliers après avoir trébuché sur un bouquin de Molière.&lt;br /&gt;- Aïe.&lt;br /&gt;- Ouaip&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques instants s’écoulent. Elle me demande, sur un ton sceptique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele lit du Molière ?&lt;br /&gt;- Bah ouais, m’enfin, Roméo et Juliette c’est un classique quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lance le même regard qu’elle lancerait à un abruti fini, et tourne la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On sort de la salle de classe, tranquille ce soir pas de devoirs puisque demain on va voir leur musée de merde. Elizabeth passe devant moi et file en direction des dortoirs. Elle m’évite depuis quelques jours. Je jette mon sac dans les bras de Stian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh te gêne pas surt…&lt;br /&gt;- Merci je passerai le prendre plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cours espérant la rattraper.  Je l’aperçois et l’appelle avant qu’elle ne disparaisse dans le virage. Elle se retourne mais quand elle me voit reprend encore plus pressée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey attends! Faut qu’on parle! Tu crois que tu as le droit de mettre ta langue dans ma bouche juste parce que ça te plait et de me laisser en plan ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je m’apprête à tourner quelqu’un m’attire et me plaque contre le mur ; Lilly. Elle m’engueule à voix basse alors que d’autres élèves nous regardent étonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais ça va pas ?!T’es malade !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Roooh c’est bon j’ai rien fait de mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’envoie une tape sur le torse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais tu imagines si Pete t’avait entendu ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends un air paniqué et la taquine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh putain ouais merde, il serait de nouveau venu me frapper!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois j'arrive à la faire rire. Elle se reprend mais cette fois beaucoup plus détendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared…je suis sérieuse…&lt;br /&gt;- Oh mais moi aussi ! Ton copain a réellement un don pour la bagarre, il est d’une violence inouïe! D’une force! Il me ferait presque de l’effet tu sais ?!&lt;br /&gt;- A moi il m'en fait... Je préfère les types doux, je me demande bien pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plisse les yeux l’air faussement suspicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je devrais me sentir visé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait une moue, hésitante. Je lui souris et la faisant tourner c’est elle qui se retrouve contre le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais très bien que j’ai toujours été doux avec toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non attends…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descends jusqu’à son cou, mes mains glissent sur ses hanches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute…attends…Jared, je…j’aime Pete mais je sais pas ce que je ressens pour toi… Quand je suis avec toi c'est confus... Avec lui j'ai l'impression d'être en sécurité... Mais...toi…Jsuis toujours attirée par toi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses mains serrent mon t-shirt et je relève la tête. Elle détourne les yeux fuyant mon regard. Je caresse sa joue avant de capturer tout doucement ses lèvres l’espace de quelques secondes. Je mets fin à ce contact soudainement en reculant de plusieurs pas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je comprends ne t’en fais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et pars vers les dortoirs pour récupérer mon sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’allonge sur mon lit et allume un joint. Je ferme les yeux et prends de grandes respirations. Quelqu’un frappe à la porte et l’ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euhhh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est Elizabeth, elle semble se demander si je dors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peu importe lequel de tes amants tu cherches, il n’est pas là. Pete est à la bibliothèque avec Angele, ils préparent leur exposé d’histoire et Jared avait rendez-vous afin d’avoir de quoi voir venir pour un bon petit mois.&lt;br /&gt;- Tu... Tu sais pour Jared ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre les yeux et lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien sûr&lt;br /&gt;- Tu sais quoi exactement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse et m’assieds en tailleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que visiblement tu hésites. D’un côté tu as Pete qui t’aime énormément ; avec lui tu auras une jolie petite maison en banlieue, des gosses, une mercedes, vous irez à la messe le dimanche et ta vie de femme au foyer sera tout à fait respectable. De l’autre tu as Jared qui te désire plus qu’il ne t’aime, avec lui se sera plutôt une villa en bord de mer, une Lamborgini Diablo, des employés de maison et jamais besoin de bosser. Vous passerez votre temps à vous envoyer en l’air et à sortir. Les gens seront choqués par votre mode de vie mais ce sera plus de la jalousie qu’autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se pose sur le lit en face du mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'ai 17 ans, pourquoi je me préoccuperais déjà de mon futur ?&lt;br /&gt;-  C'était juste une façon de grossir les traits pour une différence plus nette. Mais ce qui s'applique au futur provient forcément du passé.&lt;br /&gt;- Sébastian, tu as encore regardé Star Wars ? Yoda déteint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire et me penche en avant pour lui donner le joint. Elle le prend et tire plusieurs lattes avant de me le tendre . Je refuse d’un signe de tête et me laissant tomber en arrière ouvre le tiroir de ma table de nuit pour en allumer un autre. Elle me remercie et continue&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais la différence entre eux va plus loin que... Ce qu'ils deviendront. J'aime Pete comme tu l'as dis et j'ai pas envie de le faire souffrir... Et Jared me fait un peu peur...&lt;br /&gt;- Peur? Pourquoi ça?&lt;br /&gt;- ... Je.... sais pas si je peux avoir encore confiance en lui... Et quand je le vois je repense à tout ce qui s'est passé.&lt;br /&gt;- Il ne pourra sûrement jamais racheter ce qu’il a fait mais…tes souvenirs avec lui se bornent à ça ? Je veux dire…moi quand il m’a parlé de vous avant cette soirée…vous sembliez plutôt heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse étonnée&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il t'a parlé de nous ? Je pensais qu'il faisait que s'amuser avec moi...&lt;br /&gt;- Jared a toujours donné l’impression de tout prendre à la légère mais faut pas croire…&lt;br /&gt;- Je peux pas faire ça à Panpan... Ni à Angele...&lt;br /&gt;- Evidemment et je ne t’y encourage pas mais je crois que ce serait pire si tu restais avec Peter en aimant Jared. Te prends pas la tête ; quitte à être égoïste va avec celui que t’aimes et point barre. J’ai mis bien trop de temps à dire à Envey que je l’aimais et tu vois où j’en suis aujourd’hui, elle n’est plus là et je regrette d’être resté près d’un an à ses côtés sans le lui dire. Fais ce que tu désires et fais-le dès que possible sinon tu vas rater trop de choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je…J’y vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’acquiesce et la regarde fermer la porte derrière elle. Je me demande si j’ai bien fait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prends les places autour des tables !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter me crie ça alors que j’entre dans le bus. Remarque inutile puisqu’il est juste derrière moi, suivit de Franklin que les gens laissent passer parce que c’est un éclopé. J’adore ce car. Les sièges sont normaux, jusqu’au milieu où il y a 2 tables, une de chaque côté de « l’allée » centrale. Je me mets à l’une d’elles, Peter se place face à moi. On est bientôt rejoints par Jared et Lilly, et Stian occupe l’autre table, en face de Franklin et Charly. Il s’appuie contre la fenêtre et pose ses pieds sur le deuxième siège, empêchant quelqu’un d’autre de venir le squatter. Je regarde l’extérieur alors que le reste des élèves grimpe à bord. Il fait nuit, j’adore ça. Ces moments où il suffit de lever les yeux pour être ébloui par la beauté des étoiles. Mason adorait l’astronomie. Il était infoutu de se repérer dans la ville où il était né et avait passé sa vie, mais il reconnaissait n’importe quelle constellation. Rah, c’est jamais bon de ressasser le passé. J’ai un présent maintenant. Et un avenir. Je regarde Jared qui a l’air de somnoler, avec l’envie de le serrer dans mes bras et de lui dire que je l’aime. Nan, le dérange pas. Panpan et Elizabeth sont en pleine conversation. Je sors mon Ipod de ma poche. Musique, artistes, The Dears, No cities left. Je devrais ptet l’acheter à l’occasion. Oupas. Je m’enfonce dans mon siège, appuie ma tête contre la fenêtre. Manque de sommeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’augmente le son. Incubus, Anna Molly. Je me demande combien de temps il reste avant qu’on arrive…Je regarde les autres parler et rire, imaginant ce qu’ils peuvent bien se dire. Angele baille et enfilant aussi des écouteurs, pose sa tête contre la vitre pour dormir un peu. Soudain je vois Elizabeth qui enlève une de ses chaussures, qu’est-ce qu’elle peut bien…hoho ! Son pied glisse sur la jambe de Jared et s’arrête sur son entrejambe. Celui-ci lève les yeux vers elle, étonné. Elle lui sourit et se mord la lèvre. Je jette un rapide coup d’œil autour de moi, personne d’autre ne semble avoir remarqué leur petit manège, même pas Pete dont le regard se perd dans le paysage qui défile. C’est pas bon pas bon tout ça mais j’vais pas m’en mêler, ils sont grands alors si ils prennent le risque de faire du mal consciemment c’est leur problème. Jared pose une main sur son pied et celle-ci subitement attire Peter à elle pour l’embrasser. C’est ce qu’on appelle jouer sur deux terrains en même temps ça… Elizabeth ne lâche pas des yeux Jared alors que Panpan devient plus entreprenant, descendant dans son cou, presque sur elle. Jeu risqué mais excitant…Bon on est quand même dans un bus. Je m’éclaircis la voix et Lilly tourne la tête vers moi comme si elle venait de se rendre compte que ben oui, des gens pouvaient la voir. Elle remet discrètement sa chaussure et commence à discuter avec son copain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens une main glisser le long de ma joue, on me retire mes écouteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon ange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris, mais garde les yeux fermés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Debout, on y est dans 2 minutes à tout péter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui réponds, gardant les paupières closes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jveux pas y aller… Chuis bien là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des lèvres, les siennes, se posent sur les miennes. Ca c’est d’un déloyal ! On ne peut rien refuser à un type qui embrasse aussi bien. Il s’éloigne de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Debout ! T’es réveillée maintenant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le regarde avec de grands yeux. Pourquoi me fait-il ça ?! Dire que j’aime ce boulet…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas suffisamment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’approche mon visage du sien quand… Le chauffeur freine très brusquement. Je m’éclate contre le dossier de la chaise. Cette journée commence bien… On descend du bus et force est de constater qu’il fait très froid. Jared passe son bras autour de mes épaules et on commence à suivre la guide. Stian est resté à la fin avec Franklin, je sais pas trop pourquoi d’ailleurs, et Jared me prévient qu’il va le rejoindre. Je me dépêche et arrive à hauteur de Eliza et Panpan. L’accompagnatrice nous parle des différents tableaux alors que lui et moi on délire et que Elizabeth se mure dans le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrête, je suis prêt à parier que ce peintre était défoncé quand il a créé cette horreur !&lt;br /&gt;- Il a intérêt, ça lui ferait au moins une excuse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire. Entre Angie et moi, ça y est, tout est redevenu comme avant… avant tout. Avant que son frère… Quand on était amis et qu’on passait nos journées à délirer, sans se soucier du futur. Jared l’a vraiment changée. Elle a l’air heureuse, et d’une certaine manière, elle a retrouvé un peu de son insouciance. La miss qui fait la visite nous fusille du regard et on retrouve notre sérieux. Lilly a l’air de s’intéresser aux peintures. En tout cas elle est super distante. Angie me chuchote :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’ennemi nous a repéré.&lt;br /&gt;- J’ai cru voir ça ! Attention Roger !&lt;br /&gt;- Roger ? Arrête les films de guerre américains débiles, c’est pour ton bien que je dis ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hey ! Là c’est un coup bas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi arrête les séries stupides !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rétorque, à voix basse, comme si elle ne voulait pas que j’entende alors que c’est exactement ce qu’elle veut :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c’est un type fan de Lost et de Prison Break qui dit ça…&lt;br /&gt;- Han ! Désolé, mais Wentworth est bien plus beau que… Comment il s’appelle déjà ? Schturte, quelque chose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ouvre de grands yeux et lance d’un ton quasi-menaçant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors de un c’est Schrute, Dwight Schrute, et de deux il n’est pas fait pour être beau ! Et oui, tu sais, ça existe les séries qui ne basent pas tout sur la gueule de leurs act… Où est Elizabeth ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tourne et réalise que… ma copine a disparu. Bah, elle est sûrement allée voir Franklin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et donc ici vous pouvez voir un magnifique tableau qui date de bien avant la…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me glisse parmi la foule d’élèves pour l’approcher de suffisamment près. Elle est avec Pete et Angele.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pssst...Lilly !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se retourne et me voit. Je lui souris et alors que la visite nous emmène dans une autre pièce je l’attrape par la main et l’entraîne derrière une statue. Elle me plaque contre et m’embrasse. Je recule et rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’attrape par la taille et la porte jusqu’aux toilettes. Je la pose sur le rebord où se trouve l’évier, elle m’embrasse à nouveau. J’ai très envie de…Je regarde autour de moi. Marbre clair, très clean, grand miroir et musique d’ambiance. Je vais vers la porte et pousse l’énorme corbeille en métal devant afin que personne ne puisse entrer. Je retourne vers elle et tout en l’embrassant dans le cou, lui enlève son pantalon et son shorty. Ses mains glissent sur la boucle de ma ceinture mais je l’arrête et fais non de la tête tout en souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, seulement toi…&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Laisse-moi faire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mets à genoux puis embrasse une de ses cuisses en remontant doucement puis commence à jouer avec ma langue. A ce contact elle sursaute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mon dieu mais fais pas ça…arrête pas ici…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a beau protester, elle se laisse faire. Je sens une de ses mains glisser dans mes cheveux alors que l’autre s’agrippe au porte-serviette fixé contre le mur. Elle gémit doucement puis se mord la lèvre pour ne pas crier. BAM. Je tourne la tête, quelqu’un vient d’essayer de rentrer. J’entends une voix derrière la porte « S’il vous plaît, le concierge pourrait-il venir? La porte des toilettes est encore coincée ! ». Je rigole, Elizabeth me rappelle à elle d’une voix lascive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared…t’arrête pas s’il te plaît.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris et recommence aussitôt. Quelques minutes plus tard son corps se crispe un instant, j’arrête et à peine ai-je eu le temps de me relever qu’elle m’attire contre elle et attrape le lobe de mon oreille. Elle le mordille puis me glisse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je me souviens pourquoi on s'entendait si bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me recule et lui souris avant de l’embrasser brièvement dans le cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rhabille-toi, le  surveillant va arriver d’une minute à l’autre, il serait mal venu qu’il te trouve ainsi et en ma compagnie qui plus est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle enfile rapidement ses fringues et on sort en vitesse pour rejoindre le groupe. Alors qu’on se balade à travers la foule Pete l’interpelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’étais passée où ?!&lt;br /&gt;- Oh, juste aux toilettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde méfiant, je lui fais un grand sourire avant de me tourner vers Angele et de l’embrasser sur la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je reviens, vais voir si Sébastian est dans les parages. Je t’aime.&lt;br /&gt;- Ok, moi aussi je t’aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je caresse sa joue puis disparais dans la foule. Je le retrouve facilement, il discute avec Louise. Je lui arrache sa bouteille d’eau des mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t’empreinte ça deux secondes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rince la bouche et la lui rend en le remerciant. Il me lance un regard suspicieux, puis regarde la bouteille et grimace, dégoûté. Il la lance dans la poubelle à la manière d’un basketteur et on reprend la visite en rigolant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lilly m’embrasse, puis me demande ce qu’elle a loupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, trois fois rien, la routine… T’es disparue d’un coup, et longtemps en plus.&lt;br /&gt;- J’arrivais plus à vous retrouver. Et comme je suis tombé sur Jared…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais. Tu préfères traîner avec ton malade mental d’ex qu’avec moi. Naturel, je comprends. J’avale difficilement ma salive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’inquiète, t’as pas à te justifier ma puce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle passe son bras autour de ma taille, je fais de même. Pourquoi elle passe du temps avec cet abruti ?! Mouais, bon, je l’ai ptet un tantinet délaissée mais c’est… Argh, j’ai été nul je crois. Je resserre mon étreinte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé d’avoir autant parlé avec Angele… je tiens à me faire pardonner ! J’ai vu une boutique souvenir, tu veux des bonbons ou quelque chose ? On va boire un café ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rougit et baisse les yeux. Elle fuit mon regard, je l’ai déçue, c’est sûr. Je suis un abruti. Ma petite amie est la fille parfaite et… Rah. Quel con.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est pas grave, jtassure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;I can't believe the things you say&lt;br /&gt;Tell me, tell me&lt;br /&gt;Tell me the lies&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même cette douche n’a pas réussi à me faire du bien, j’enfile un fute et m’allonge sur le lit. Je ferme les yeux. Inspire, expire, inspire, expire. Mais soudain un bruit familier tranche le silence. Je me lève et ouvre la fenêtre. Il pleut des cordes...Sans réfléchir une seconde de plus je sors en courant, je rencontre Jared dans les couloirs mais ne m’arrête pas. Il me semble qu’il crie quelque chose mais je suis déjà dans les escaliers. J’ouvre la porte principale à la volée et ne m’arrête qu’une fois dans l’herbe. J’écarte les bras et lève la tête vers le ciel pour laisser les gouttes tomber sur moi. C’est stupide mais être là ainsi trempé semble adoucir le malaise que je ressens depuis que je l’ai perdue. Quelqu’un marche sur les gravillons derrière moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors là dude, t’as vraiment pété une case !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared. Je rigole et me retourne pour le voir. Je passe une main dans mes cheveux pour enlever les quelques mèches sur mon visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je pense aussi ouais…Mais putain c’que c’est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vient à ma hauteur et à son tour lève la tête. Il reste un instant comme ça sans bouger, savourant le moment puis me lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On va se faire une balade ?&lt;br /&gt;- Volontiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On commence à marcher dans le parc qui entoure l’école. On ne parle pas pendant plusieurs minutes puis il brise enfin le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand elle a débarqué chez toi elle a changé notre univers hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris en me rappelant ce jour où je l’avais vue pour la première fois. Toujours un peu ailleurs, dans son monde. Déjà peu de choses lui importaient à cette époque. Je me souviens de la première fois où nos regards se sont croisés. J’ai été immédiatement fasciné par ce que j’y ai vu, un sentiment désabusé sur la vie, la vieillesse morale de quelqu'un qui a vécu plus que son âge mais aussi cette sorte de chaleur et de fausse naïveté, une innocence tellement attirante…Je me rappelle à quel point ce regard m’avait marqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est…était le genre de fille qu’on ne pouvait oublier facilement…mais pour moi on va dire qu’elle est devenue, cet univers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un signe de tête il me montre un muret, on s’y assied et il me tend une bouteille de whisky. Je fais de grands yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain d’où tu la sors ?!Tu l’avais sur toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je l’avais en main en arrivant…Sébastian ?&lt;br /&gt;- Hum ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descends plusieurs gorgées pendant que sa voix se fait plus sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais que c’est tôt mais…Il faut que tu l’oublies avant que ça ne te détruise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’arrête de boire et le regarde comme si il venait de me trahir…le pire c’est que j’ai vraiment cette impression...C’est quoi son délire ?! Sa meilleure amie et il n’en a plus rien à foutre ?!Je lui rends la bouteille de manière brutale et me lève mais d’une main il me retient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non Stian. Il faut qu’on en parle une bonne fois pour toute.&lt;br /&gt;- Tu sais très bien qu’il n’y a plus rien à dire. Tu veux faire comme si Envey n’avait jamais existé soit, mais ne me force pas à faire pareil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un geste brusque je le force à me lâcher et repars en direction de l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OWENN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bouteille de whisky vole en éclat contre l’arbre juste à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrête de faire le con putain! Tu sais très bien que je tenais à elle et je ne te permets pas de penser le contraire!Et toi là tu nous la joue dramaturge, oh pauvre petit Sébastian il est tellement triste que sa chérie soit morte alors il s’amuse à bousiller sa vie pour lui rendre hommage. Oh et quel hommage ! Non sérieux!La c’est trop ! Vraiment! Quoi de plus beau pour montrer à une personne décédée qu’on l’aimait que de se butter à son tour ?!Non mais c’est vrai quoi ! Ça c’est de l’original ! Du pur Shakespearien ! Mais mon pauvre vieux ! T’es totalement stupide ! Elle voulait que tu vives, que t’ai une belle vie ! Putain mais quand est-ce que tu vas enfin imprimer ça ?! La seule fois où elle regrettait de s’être enfuie c’était à cause de toi! Elle t’aimait et au lieu d’être égoïste et de te laisser venir avec elle qu’est-ce qu’elle a fait ?!Hein ? Elle a refusé que tu la suives tout ça juste pour qu’un jour tu puisses avoir la vie que tu mérites! Et tout ce que tu trouves à faire maintenant c’est de tout envoyer foutre?! Mais merde! C’est comme ça que tu lui montres ton amour?! Sébastian! Elle est morte, morte! Tu comprends ce que ça veut dire?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa voix s’éteint et je me retourne pour le voir. Il est à quelques mètres de moi. A présent parmi les gouttes de pluie, je devine aussi des larmes sur ses joues. Il reprend presque dans un murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Dude…Elle reviendra plus ta belle…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde mes pieds un instant. Je pleure et après tout, j’en ai plus rien à foutre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared…je…je vais faire comment pour vivre sans elle moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relève la tête et sèche mes yeux d’une main. Il me sourit tristement avant de s’approcher de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais pas mais va bien falloir que tu continues à avancer, c’est plus possible là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il passe un bras autour de mes épaules et rigole légèrement essuyant son visage à son tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Aller viens on rentre, on a l’air de vraies tapettes à chialer là comme des cons…&lt;br /&gt;- Ouais ok…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-495301612952724960?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/495301612952724960/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=495301612952724960' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/495301612952724960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/495301612952724960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/01/chapitre-12.html' title='Chapitre 12'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-3806156673403747889</id><published>2007-01-12T11:14:00.000Z</published><updated>2007-02-25T19:08:17.711Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 12'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 12</title><content type='html'>Yop Yop ! (ou comment perdre l'estime de quelqu'un rien qu'en le saluant)&lt;br /&gt;Nouveau chapitre *porno gratuit, sexe, chaudasse* nouveau moyen de diffusion ! *sexe, lesbiennes* Vous devez vous demander pourquoi je met dans mon adorable et si idéaliste petit délire de fin de fic *gang bang* des mots qui n'ont *Sarkozy nu, Segolène Royal latex fouet* à priori rien à voir. Non, je n'ai pas le *pute, asiatique soumise* syndrome de la tourette ! Tous ça c'est pour le référencement, ou un truc du genre. *Français canon nu* (&lt;- hé, ho, si tu cherches ce genre de trucs, c'est que tu n'as aucun sens de la réalité ! Google ne peut pas réaliser l'impossible) En effet, je tiens à faire une sPssial KsDdi à celui qui est tombé ici en cherhant "mon père m'a surpris en train de me branler". Ca a dû être embarassant, j'espère que vous vous en êtes tous les deux remis.&lt;br /&gt;D'ailleurs, ça me fait penser à une scène de Weeds (une série plutôt kewl) où l'oncle de "Gaminauxyeuxglobuleuxflippantsdontj'aitoujourspasretenuleprénomau bout de deux saisons" parle au dit Gamin[...]saisons (flemme de ré écrire le nom en entier) de branlette. En fait le mioche utilise des chaussettes (Oo !!!) qu'il jette ensuite dans les toilettes (Oo !!!) ce qui a pour effet de les boucher et l'oncle Andy (dit comme ça, Oncle Andy, ça fait très pédophile non?) (tiens, bonjours aussi à celui qui va arriver ici en cherchant "pédophile") va donc lui causer... Et il lui conseille d'utiliser une banane (O_O!!!!!!!!!!!!!!!!!) Et...&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;br /&gt;[CE DDFDF AVAIT UNE SUITE, MAIS POUR CAUSE DE FLEMME INTENSE ELLE N'A PAS ETE RECOPIEE. AMITIES A LA FAMILLE]&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-3806156673403747889?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/3806156673403747889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=3806156673403747889' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3806156673403747889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3806156673403747889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/01/ddfdf-chapitre-12.html' title='DDFDF, chapitre 12'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-7194707319437801576</id><published>2006-12-13T20:52:00.000Z</published><updated>2007-01-08T20:42:13.731Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 11'/><title type='text'>Chapitre 11</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;Chapitre 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On circule entre les sièges, pour rejoindre Franklin qui nous fait de grands signes de main. Une fois installés, on reprend la conversation qu’on avait quelques instants auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Donc, j’ai été tellement nul en cours que le capitaine de l’équipe de foot des élèves n’a pas voulu de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire. Peter a toujours été nul aux jeux d’équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu crains !&lt;br /&gt;- Je sais… Mais comme en témoigne mon œil au beurre noir, le contact et moi… ça fait deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolée.&lt;br /&gt;- T’inquiète…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un léger silence s’installe entre nous, je fixe mes mains. Il a frappé Jared pour me protéger et c’est lui qui s’en est pris plein la gueule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es de nouveau avec lui…&lt;br /&gt;- Ouais…&lt;br /&gt;- C’était pas vraiment une question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus aucun son ne sort de nos bouches et Franklin occupe la sienne avec Charly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a dit ça en même temps. Je souris. De toute façon, je savais pas trop quoi dire alors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vas y Panpan, commence.&lt;br /&gt;- Je veux pas que tu souffres, et Jared… Il m’inspire pas confiance…&lt;br /&gt;- Je souffrirai pas ! Il… On a mis les choses au clair.&lt;br /&gt;- D’accord. Mais… fais attention à toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le serre dans mes bras. Wow, ça fait longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’en fais pas pour moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sifflement retentit et on se tourne en direction du terrain, vers le milieu duquel se dirige l’arbitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mon dieu ! C’est la psy ! Si elle est aussi douée dans son boulot que pour arbitrer… Cette partie va être du gros n’importe quoi !&lt;br /&gt;- Trop ! On parie qu’elle va faire gagner les élèves ? Sa sœur joue !&lt;br /&gt;- Parier c’est maaaaal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout quand je suis sûre de perdre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Surtout quand t’es sûre de perdre !&lt;br /&gt;- Tain !!! Je pensais exactement à ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flippant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Flippant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre de grands yeux et il demande, hésitant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu… pensais pareil ?&lt;br /&gt;- Ouais !!! Vive la transmission de pensées. Tu me passes un bonbon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tend le paquet de Skittles, j’en prends un orange. Je n’ai jamais compris comment dans la pub le type pouvait prendre ces stupides friandises trop bonnes pour des poissons… M’enfin, le LSD, tout ça… Les joueurs entrent sur le terrain tandis que je cherche Jared des yeux et que la musique typique de ce genre d’évenements sportifs s’élève. On se croirait dans un teen movie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Let’s get ready to rumble&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il arrive en courant, à côté de Stian. Miam. Je jette un coup d’œil au siège vide à côté de Pete.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elizabeth n’était pas censée nous rejoindre ?&lt;br /&gt;- En fait, elle devait bosser, mais elle m’a dit qu’elle nous rejoindrait peut être… Autant lui garder une place.&lt;br /&gt;- Ouaip.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reporte mon attention sur le jeu. Même vu d’ici, Jared a un très joli cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plein match, on mène de pas mal de points, les profs sont nuls. Mais je suis ailleurs, ce sera bientôt le moment…Putain je peux pas le faire je peux pas le faire c’est pas possible…j’hallucine je pensais pas qu’elle se ferait passer dessus si facilement…et merde…Jared court vers moi et envoie son poing dans mon casque avant de me choper par les épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors Sébastian ! Stressé ? Le moment approche me semble-t-il !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait tourner sur moi-même, me montrant les gradins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Regarde moi tout ce monde ! C’est pas génial ?!&lt;br /&gt;- Oh ouais…génial vraiment.&lt;br /&gt;- Rooh c’est pas le moment d’être sarcastique !mmmh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis son regard jusqu’au panneau affichant le score et l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …plus qu’une minute ma poule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se colle contre moi pour me fixer dans les yeux à travers les petites grilles qui nous protègent. Il reprend, plus sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le terrain a été déblayé mais il fait tout de même froid et il y a de la neige tout autour…si tu te dégonfles je comprendrais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’arbitre siffle la mi-temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le repousse et ôte mon casque avant de le lui lancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un pari c’est un pari, j’ai perdu j’assume…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’enlève mon t-shirt, les regards se posent vers moi. J’entends même un « qu’est-ce qu’il fout ? » émanant du public.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Mais tu le paieras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’échange un sourire. Il enlève son casque et le pose, ainsi que le mien, à ses pieds. Je lui balance mon t-shirt et les protections qui finissent aussi sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux laisser les shoes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais ouais si tu veux… Un tour de terrain hein !&lt;br /&gt;- Ok…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends plusieurs grandes inspirations. Il fait un froid pas possible…Bon quand faut y aller. J’inspire et…descends d’un coup sec mon pantalon et mon boxer avant de me mettre à courir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends Stian qui gueule quelque chose. Je soupire, ferme l’arrivée d’eau et vais dans ma chambre après avoir empoigné une serviette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu disais ?&lt;br /&gt;- Je disais qu’on risquait d’être à la bourre si tu te bougeais pas.&lt;br /&gt;- Ah…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je montre Pete d’un signe de tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et que fait cet énergumène dans ma chambre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il essaie de me frapper puis après que je l’aie réduit en pâtée pour chat, il ose encore me faire chier ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fais pas le gamin Jared…&lt;br /&gt;- C’est lui qui m’a attaqué à coup de plateau de cantine !&lt;br /&gt;- Jared…&lt;br /&gt;- Bon ok !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hausse les épaules avant de m’approcher de lui et de lui tendre la main. Après une légère hésitation, il la serre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien les enfants, maintenant qu’il n’y a plus de problèmes, pourrais-tu t’habiller et bon dieu, balance ces lunettes, je sais pas où tu les as eues mais elles sont horriblement seventies.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris avant de les mettre sur mon nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et moi je les adore donc, tu devras les supporter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui jette mon linge à la figure avant d’enfiler en vitesse des fringues. On sort puis on commence à marcher dans les couloirs. J’hallucine, Sébastian semble avoir une certaine notoriété depuis qu’il a montré son cul à tout le monde. Les filles, et même certains gars, se retournent sur son passage, le dévorant des yeux comme si il était un latte macchiato caramel avec une méga crème chantilly sur le dessus. Une fille, visiblement plus courageuse ou tout simplement plus « Marie couche-toi là » que les autres s’approche de lui le forçant à s’arrêter. Elle se met sur la pointe des pieds et après lui avoir léché l’oreille d’une manière que je qualifierais de totalement bandante, lui glisse un bout de papier dans la poche intérieure de son veston avant de continuer son chemin. Pete a côté de moi est mort de rire. Sébastian rigole et d’une main me relève le menton pour que je ferme la bouche. On se remet à marcher, il sort le papier et regarde ce qui est marqué dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’elle t’a donné ?&lt;br /&gt;- Un rendez-vous et un numéro de portable.&lt;br /&gt;- Woah.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole et me tend le mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens je te le donne.&lt;br /&gt;- Hein ?!Tu refuses un rancard avec elle ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non mais faut avouer qu’elle était vachement bonne quand même, deviendrait-il vraiment homo ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne suis pas gay Jared si c’est ce que tu penses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …j’en ai juste pas envie.&lt;br /&gt;- Bon d’accord mais je vais pas gâcher cette occas’.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends le billet et le fourre dans la poche arrière de mon jeans. Pete semble outré, il s’arrête et me retient par le bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et Angele ?!&lt;br /&gt;- Quoi Angele ?&lt;br /&gt;- ... Pourquoi tu prends ce numéro, t'es avec elle...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me passe une main sur le visage, las. Welcome to the wonderful world of Pete ! Le monde où tous les gens s’aiment et cela pour toujours. Tss…si il savait ce que je sais sur sa copine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Déchante, Sullivan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le moins qu’on puisse dire c’est que Stian a eu droit à son petit succès. Même Elizabeth est au courant, alors qu’elle n’était pas là pendant le match.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est totalement malade ! J’aurais adoré voir ça…&lt;br /&gt;- QUOI ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi ? Jaloux ? Non. N’empêche que je vois pas pourquoi elle aurait voulu voir ça… C’est vrai, c’est pas comme s’il était bien f… Bon, ok, il l’est. Mais c’est pas une raison !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Roooh, je suis sûre que t’es mieux…&lt;br /&gt;- Pourquoi tu souris en disant ça ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parano.&lt;br /&gt;- Non ! Et puis d’ab…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’embrasse, me forçant à me taire. Je suis sûre qu’elle le fait exprès pour me rendre fou ! Et je le suis…Fou d’elle… Je l’aime tellement…  Je passe une main derrière sa nuque et approfondis le baiser. Je voudrais ne jamais la quitter. Elle enfouit ses mains dans mes cheveux et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais un peu de décence ! C’est gênant pour ceux qui vous entourent et qui ont… des globes oculaires par exemple !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens qu’elle sourit et on s’éloigne. Je fusille Jared du regard tandis qu’Angele éclate de rire. Je n’aime pas ce petit con, il m’a frappé et même si on a "fait la paix" j’ai toujours une sacrée envie de prendre ma revanche. Je soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared, c’est toujours un… plaisir, de te voir.&lt;br /&gt;- Je te retourne le compliment Panpanouchet !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je plisse les yeux. Il fait tout pour me rendre ridicule. Elizabeth serre ma main un peu fort. Je suppose qu’elle aussi ne supporte pas qu’il se moque de moi. Elle est vraiment adorable. Lilly me glisse à l’oreille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux pas qu’on aille dans ma chambre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne vers elle et souris. Comment ne pas accepter une proposition comme celle-ci ? Je réponds, doucement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et comment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant d’ajouter, plus fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On se revoit plus tard.&lt;br /&gt;- Ok, à toute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois Angele se laisser tomber dans un des fauteuils de la salle commune et attirer Jared à elle alors que je suis Lilly.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un exposé d’histoire, non mais quelle idée débile…En plus c’est bientôt le couvre-feu, il faut que je me grouille d’aller à la bibliothèque me connecter pour plagier quelques bons travaux sur la Grèce antique. J’entre dans l’immense salle, la surveillante n’est pas là, il me semble que je suis seul. A moins que ? J’entends quelqu’un taper sur un clavier. Je suis le bruit et...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens Elizabeth, quelle bonne surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sursaute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared…laisse moi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris, espiègle et m’avance. Mais c’est qu’elle aurait peur de moi ? Je fais le tour de sa chaise, m’accroupis et entoure ses épaules de mes bras. Je me penche et frôle son cou, elle ferme les yeux essayant visiblement de se calmer. D’un mouvement brusque elle se dégage et se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lâche moi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle commence à jeter ses affaires dans son sac, voulant visiblement partir le plus vite possible. Je me redresse et, me serrant contre elle, stoppe sa main qui s’apprêtait à envoyer sa trousse avec le reste de ses cahiers. Je glisse une main sous son t-shirt et lui murmure à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons... J'y étais pour rien et tu le sais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ferme à nouveau les yeux mais cette fois c’est pour étouffer les larmes qui coulent sur ses joues. Je soupire, elle a été brisée cette nuit là et moi qui m’en amuse...pff.Je la force à me faire face avant de la serrer contre moi. On reste ainsi quelques secondes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t’aurais jamais fait de mal, je t’aimais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me repousse de toutes ses forces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu n’as jamais aimé personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attrapant son sac elle part en courant. Je la regarde partir puis, me reprenant, commence à bosser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof de dessin entre dans la pièce et lance d’un air enthousiaste :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjiourno younes filles et younes hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je jette un regard à Franklin. Il doit se sentir rejeté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La neille a oune poufoir ophorizante ! Les flocones, les colours et toutoti quantoti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son accent est moins réaliste de jour en jour, ça fait peur… mais ça fait aussi sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Yé pensé qu’auyourd’oui yé pourrais vous faile déchiner oune vaste espace blancotissime…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yénial.. euh, génial ! On va rien avoir à faire. Il marque un temps d’hésitation et continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma… Yé mé souis ravisé ! La flappante réalisationne dé votre inecapachité absolue m’a flappé ! Yamais oune telle tâche né vous irait ! Sole Flankrin pourrait rendle la beauté dou yeste !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huh ?! Mais… Le prof doit être aveugle. Ou con. Il est sûrement les deux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors yé déchidé dé vous laicher …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelqu’un frappe à la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Entrez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tony passe la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La directrice voudrait vous voir, monsieur Owenn. Elle vous attend dans son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ?! Mais c’est de famille de lui faire sécher les cours ou quoi ?! Rah, la chance. Je déteste le dessin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je marche dans les couloirs, inquiet. Que la psy m’appelle en plein cours n’a rien d’alarmant, à présent elle le fait au moins une fois par jour, mais que sa sœur s’y mette…Je frappe à la porte de son bureau. Elle vient m’ouvrir et me fait entrer, mais je stoppe dès que j’aperçois mon père assis dans un des fauteuils face au bureau. Merde. C’est quoi ce délire ? La psy est aussi là, posée dans un coin de la pièce, elle fusille mon paternel du regard. A trop lui en parler aurait-elle fini elle aussi par le détester ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Assieds toi Sébastian je t’en prie.&lt;br /&gt;- Non merci. Qu’est-ce qui s’passe ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La directrice glisse derrière son bureau et insiste pour que je m’asseye. A nouveau je refuse, sa sœur intervient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Laisse le faire comme il veut. Tu ne peux pas tout contrôler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’apprête à répliquer mais au dernier moment, encaisse le coup et lâche l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien. Monsieur Owenn ?&lt;br /&gt;- Ta sœur a été retrouvée morte, hier matin à Belfast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;HEIN ?!C’est quoi ce délire ? Il ment, bien sûr qu’il ment ! Ce pauvre type ne sait faire que ça ! C’est impossible elle ne peut pas être...Mais si elle est vraiment…Il m’explique rapidement toute l’histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais devoir rentrer à la maison ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne les talons, je peux pas craquer devant lui, ça lui ferait trop plaisir. Il faut que je sorte, j’étouffe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute, on pourrait se voir pour en discuter, dès que tu te sentiras prêt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Connasse de psychologue avec ses idées à deux balles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On verra…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vite, ailleurs, j’ai l’impression que mes pensées se bousculent et s’emmêlent jusqu’à ne plus avoir de sens. Rien n’a de sens. Rien. Je sors sans ajouter le moindre mot et marche à toute vitesse jusque dans le parc. Début février, il y a encore de la neige et me voilà dehors en t-shirt. Je vais m’asseoir sur un muret et mets ma tête entre mes mains. Morte ? Envey? Pourquoi est-ce que la vie me hait à ce point? Pourquoi ne pourrais-je pas moi aussi avoir une putain de vie normale? UNE PUTAIN DE VIE QUI VAILLE LA PEINE D’ETRE VECUE ?! Pourquoi est-ce que j’ai l’impression que tout foire et foirera toujours ?!Pourquoi a-t-il fallu que la seule fille que je n’ai jamais aimée meure avant moi?!  Malgré tout ce qu’on s’était pris dans la gueule et même malgré la distance qui nous séparaient, je continuais à vivre heureux de la savoir quelque part, peu importe où, tant qu’elle continuait à suivre le chemin qu’elle s’était toujours donné et qu’elle le faisait à sa manière mais…et maintenant ?&lt;br /&gt;Je me relève et rentre. Putain putain, pleure pas, pas ici, pas maintenant. Les couloirs sont vides, j’accélère mais soudain, mon épaule heurte quelqu’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain tu peux pas regarder où tu vas ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me retourne même pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recommence à marcher mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pauvre con…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Grave erreur. Je fais volte face et lui envoie un crochet du droit d’une violence involontaire. Il tombe sur les fesses, ahuri, le nez en sang, ses lunettes cassées. Je ne sais même pas qui est ce type et après tout, ça m’est égal. Je soupire et repars en direction de ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de la douche, entoure une serviette autour de ma taille, et me regarde dans le miroir… Hmm, pas mal tout ça. Plutôt musclé… moins que Jared, mais suffisamment pour que je comprenne pourquoi Franklin me matait de façon insistante alors qu’on était à l’infirmerie, et pourquoi il m’a demandé si ça battait de l’aile entre moi et Elizabeth. Apparemment lui et Charly c’est plus trop ça. Très étrange, tout semble pourtant aller parfaitement entre eux… Mais matte un peu ces pectoraux ! J’attrape ma brosse à cheveux et commence une petite danse alors que j’allume la radio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sexbomb sexbomb you're a sexbomb uh, huh&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Parfait !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You can give it to me when I need to come along give it to me&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Alors que je me déhanche d’une façon qui ferait pâlir d’envie n’importe qui, j’entends la porte d’entrée claquer. J’éteins la musique, pose mon peigne et enfile rapidement mes fringues. Un cri retentit, je me rue hors de la salle de bain et tombe nez à nez avec Seb qui a l’air totalement dévasté. Je le vois attraper une chaise et, sans que je n’aie le temps de bouger, l’envoyer dans la fenêtre, qui vole en éclat sous l’impact. Un vent glacé s’engouffre dans la pièce. J’attrape ses poignets et le tourne vers moi, tout en hurlant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais t’es malade putain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se laisse tomber sur le sol et une larme glisse le long de sa joue. Merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian ? Hey, t’en fais pas pour la fenêtre, il faisait trop chaud tfaçon… Stian ? Qu’est-ce qui t’arrive mec ?!&lt;br /&gt;- J’en peux plus…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il place sa tête entre ses genoux et ne dit rien de plus. Je reste là, la bouche entrouverte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce… Qu’est-ce qui se passe ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul le silence me répond. Il ne bouge plus. Qu’est-ce que je dois faire putain ?! Merde, merde, merde !!! Je l’ai jamais vu dans un état pareil… La porte s’ouvre à la volée et Jared entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors Sebounet, avoue, tu te fais la dirlo ! C’est pour ça qu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fixe la fenêtre… Enfin, ce qu’il en reste…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous refaites la déco ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis ses yeux s’arrêtent sur Sébastian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que… ?&lt;br /&gt;- Je sais pas… Il est comme ça depuis qu’il est rentré…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared va vers lui, l’attrape par les épaules et le force à se relever. Il pleure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey ? Tu m’entends ? Peter, que s’est-il passé exactement ?&lt;br /&gt;- Il est entré, a crié, balancé la chaise dehors et… Il a bugué.&lt;br /&gt;- Bon, va falloir utiliser la manière forte…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois sa main s’élever puis claquer contre la joue de Stian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sébastian !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau je lui envoie une gifle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Reprends-toi ! Qu’est-ce qui t’arrive ?!&lt;br /&gt;- …Envey…elle…elle est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève les yeux et me regarde. Merde. Je reste silencieux quelques secondes avant de me laisser tomber contre le mur à côté de lui. Pete brise le silence, hésitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es…t’es sur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il hoche la tête et fait un vague résumé de ce qu’il a appris dans le bureau de la directrice. Peter s’assied contre l’armoire et fixe le plafond un instant avant de fermer les yeux. Je ne sais plus quoi dire, un nœud bloque tous les mots qui voudraient pouvoir sortir... Je reste là à me demander comment c’est possible, ce qui a bien pu merder. Je ne réalise pas vraiment; elle…elle ne peut pas être partie, non c’est impossible, n’importe qui mais…pas Elle. Je ravale mes larmes, pas devant Sébastian, il n’en a pas besoin. Ce qu’il lui faut c’est quelqu’un sur qui se reposer un moment, lâcher un peu prise. Je me lève et le force à faire de même, le tenant serré contre moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vas-y, laisse-toi aller…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis toutes ces années qu’on se connaît, je ne l’ai jamais vu aussi mal. Pete m’aide à l’allonger sur son lit où il s’endort une demi-heure après, trop harassé pour lutter contre le sommeil qu’il lui manque. Je regarde Peter assis sur son lit, les yeux perdus dans le vide, trop sous le choc pour réagir. On est jamais assez préparé à ce genre de nouvelles. Je me lève et lui dis qu’il ferait mieux de dormir aussi. Il ne répond rien, toujours un peu déconnecté. Je sors, il faut que je parle à quelqu’un, je ne peux pas rester seul, pas ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends frapper plusieurs coups à ma porte. Je me lève et vais ouvrir. Merde, il est déjà 23h passées, qui ça peut bien… Jared, évidemment. Qui d’autre ? Il me regarde une fraction de seconde sans rien dire, Puis me serre contre lui, différemment d’à son habitude… tendrement. Il enfouit son visage dans mon cou et je crois qu’il pleure car j’ai l’impression de sentir des larmes contre ma peau. J’essaie de l’éloigner mais il me colle à lui de plus belle, comme si à cet instant précis sa vie en dépendait. Je passe ma main dans ses cheveux et descends sur sa nuque que je caresse doucement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey… Jared… Chéri, qu’est-ce qui…&lt;br /&gt;- Elle est morte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un sanglot s’échappe de sa gorge et je ne comprends pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui ? Qui est…&lt;br /&gt;- Vey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi ?! Mon sang se glace, l’espace de quelques instants. Oh non. C’est… était sa meilleure amie. Il finit par relâcher son étreinte. Je l’entraîne et le fais s’asseoir sur le lit, après avoir verrouillé la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce qu’on peut dire dans des instants pareil ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment c’est arrivé ?&lt;br /&gt;- Ils ont retrouvé son corps et le père de Seb l’a identifié.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois réagir comment ? On était tout sauf proches elle et moi… Quand Mason est parti, plus rien n’avait de sens, tout ce dont j’avais envie était de ne plus être consciente de ce qui m’entourait…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu… tu veux boire quelque chose ? Je… si jpeux… Faire quelque chose… n’importe quoi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cliché mais… Que dire d’autre ? « Ah, c’est tant mieux, j’ai jamais pu la sacquer cette pouffiasse, une vraie conne ». Il passe ses mains sur son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Whisky…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’obéis et lui verse un verre, il me prend la bouteille des mains. Il descend plusieurs gorgées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est con à dire mais… Je pensais pas que ça arriverait… Ou en tout cas pas si tôt… Tu sais, dès la première fois où on s’est vus, je l’ai aimée, elle est devenue en quelque sorte ma protégée…&lt;br /&gt;- Je comprends…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais m’asseoir à côté de lui et le sens poser sa tête contre mon épaule. Je passe un bras autour de sa taille. Il recommence à pleurer, en silence, et mon cœur se serre. Je ne supporte pas de le voir dans cet état. Le temps s’enfuit rapidement et on finit par s’allonger. Il s’endort dans mes bras. C’est étrange, c’est la première fois que je garde mes fringues aussi longtemps en sa présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sebastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une semaine…déjà toute une putain de semaine depuis que j’ai appris sa mort. Et dire que je ne réalise vraiment que maintenant toutes ces petites choses que je ne pourrai plus faire avec elle…plus jamais je ne pourrais la tenir serrée contre moi, plus jamais je ne la verrai flâner dans les couloirs, l’esprit ailleurs, plus jamais je ne la verrai danser devant le miroir le matin pour me faire rire, plus jamais je ne verrai…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Son sourire…&lt;br /&gt;- Hm ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève les yeux et croise son regard. J’ai l’impression qu’il est comme un contact, j’en sentirais presque sa chaleur…Je baisse la tête et me remets à fixer le tapis, mal à l’aise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que c’est ça qui me manquera le plus chez elle, son sourire.&lt;br /&gt;- Parce que ça lui arrivait ?! Enfin... ta soeur... on peut pas vraiment dire qu'elle respirait la joie de vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole et en même temps je n’arrête pas de me demander ce qui m’a poussé à venir ici, chez cette psy. On s’apprécie certes, mais je n’ai pas vraiment envie de lui parler de ça…pas déjà. Alors pourquoi je le fais ? Aurais-je bu plus que ce que je ne pensais ou aurais-je simplement fait ce qu’on me demandait sans poser de questions juste parce que depuis qu’elle est morte j’ai l’impression que quelqu’un me tient la tête sous l’eau et que j’ai décidé de ne plus lutter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est vrai, c’était quelque chose qui m’était plutôt réservé.&lt;br /&gt;- Et tu sais pourquoi ?&lt;br /&gt;- Ca risque de vous paraître prétentieux mais je pense que c’est parce qu’elle m’aimait et qu’elle savait que c’était réciproque. On était bien ensemble et cela lui suffisait c’est entre autres pour cela qu’elle ne cherchait pas à être…mmh...sociale.&lt;br /&gt;- Ca ne me paraît pas prétentieux... ça m'éclaire vis à vis du comportement qu'elle avait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ramène mes jambes en tailleur et ne réponds rien. Fini pour aujourd’hui ça me saoule. Elle ôte ses lunettes dans un soupire las.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne me parleras pas plus d’elle hein ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Parce que vous ne pouvez rien faire pour moi. Alors à quoi bon discuter dans le vide si c’n’est que pour me faire du mal? J’ai du très bon whisky dans ma chambre qui lui est meilleur psychologue que vous ne le serez jamais et qui en plus, me permet de dormir ne serait-ce que quelques heures par nuit. Sur ce…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, c’est qu’à force d’en parler j’en aurais très envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Au revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais en direction de la porte mais elle me retient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attends. J’ai quelque chose pour toi. Ca t’aidera sûrement à dormir, entre autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends le bruit d’un tiroir, elle fouille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai à peine le temps de me retourner qu’elle me lance une boite…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Des médocs ?!&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les fourre dans la poche arrière de mon jeans. Si ça ce n’est pas totalement inconscient…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;- Je te fais confiance, ne les mélange pas avec ton autre...psychologue. A demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je…j’y arrive pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me laisse tomber à côté d’elle. Quel nul putain, c’est la première fois que ça m’arrive c’est…la honte. Et merde. Elle remonte le drap sur sa poitrine avec de se blottir contre moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est pas grave chéri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse, la repoussant et m’assieds sur le rebord du lit. Je n’ose plus la regarder.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si ! Si c’est grave c’est…pas normal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle approche de moi à quatre pattes et, dans une étreinte douce, passe ses bras autour de moi. Elle pose la tête sur mon dos et murmure comme pour me rassurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Hey... Arrête... T'en fais pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève la tête au ciel fermant les yeux et lâche un soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé…j’aimerais mais…&lt;br /&gt;- Allez viens…Reste quand même dormir avec moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tire sur mon bras pour que je m’allonge à nouveau, je me laisse faire. Elle m’embrasse sur la joue avant de se serrer contre moi et de s’endormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est dans une limousine, en route pour Newcastle…Les parents de Jared ont assuré sur ce coup. Il tient la main d’Angele dans la sienne et regarde par la vitre, les yeux dans le vague. Elle, elle semble perdue… Et moi… Je sais plus trop. Je n’arrive pas à réaliser qu’Envey est… Elle était ce genre de personne qui dégage une telle force qu’on les croit immortelles. Lilly dort, la tête posée sur mon épaule. Elle a voulu venir parcequ’elle savait que ce serait dur pour moi, tout comme Angie qui ne voulait pas laisser son copain supporter ça seul. Il est 4h. On est partis tôt pour arriver à l’heure. Stian de son côté est déjà rentré chez lui hier. « Préparatifs » obligent. Je prie intérieurement pour que son père n’aie pas la ceinture facile. Dans ce genre de moments je me dis que le monde est terriblement injuste. Il n’a vraiment pas eu de chance dans la vie. Soudain Gacy "putain-j’en-reviens-toujours-pas-que-le-type-qui-se-tape-ma-meilleure-amie-porte-le-même-nom-qu’un-tueur-en-série" se tourne vers nous et nous regarde comme s’il venait de s’apercevoir de notre présence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je euh… Vous voulez boire que’que chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il appuie sur un bouton et une sorte de niche se dévoile dans une des portes, laissant apparaître différentes boissons. Wow. Angele répond la première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un Coca s’il te plaît.&lt;br /&gt;- Pur ou dilué ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, merci, pas de whisky avant 8h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui tend une canette et s’adresse à moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et vous deux ?&lt;br /&gt;- Elizabeth dort mais moi… Un coca aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me le file puis prend une bouteille de sky,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- M’en veuillez pas si j’attaque tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se sert un verre, y met deux glaçons, et la range. Le silence revient, oppressant. Je repense à Envey et aux moments qu’on a passés ensemble, et je réalise encore un peu plus à quel point elle va me manquer, à quel point elle me manque déjà. Je sens comme une boule se former dans ma gorge. Nan, fais pas le con Pete, ça va aller, reprends toi putain. J’expire un peu trop bruyamment à mon avis, puisque Lilly remue sur mon épaule, mais ne se réveille pas. J’observe son reflet dans la vitre face à nous. Elle est vraiment belle quand elle dort. Jamais je ne me lasserai de la regarder comme ça… Creux dans l’estomac. Elle elle finira par se lasser… Tôt ou tard… Non. Penses-y pas Panpan. Profiter du moment présent. Si je devais retenir un seul truc de ‘Vey ce serait ça. Elle croquait vraiment la vie à pleines dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils commencent à arriver ; les oncles, les tantes, les amis de la famille, pas vraiment des personnes qui sont là pour Envey. Ils sont venu parce que c’est la coutume. Quelqu’un décède et, peu importe si on le connaissait bien, si on avait des souvenirs communs, des joies communes, on se ramène pour « soutenir » la famille proche, les gens vraiment affectés par ce changement. Et alors que tous discutent et rigolent avant la cérémonie, je sens une main me serrer l’épaule; Jared. Il essaye d’être fort pour ne pas que je chute encore plus. Je lui lâche un merci sans même me retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as pas à me remercier, tu le sais très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents s’approche de nous. Benedict en larme, William le visage impassible. Jared serre ma mère dans ses bras, celle-ci, entre deux sanglots, lui dit que c’est un bon garçon, bien éduqué. Il lui répond, par politesse, qu’il ne l’est pas autant que moi puis, après l’avoir embrassée sur la joue, s’en va rejoindre Peter, Angele et Elizabeth un peu plus loin. L’ensevelissement commence. Le prêtre parle du fameux passage à quelque chose de meilleur, ma mère et d’autres femmes pleurent et moi je reste là debout à encaisser sans rien laisser paraître, fixant le bois sombre qu’on recouvrira bientôt de terre. Elle voulait vivre des choses extraordinaires, alors part-elle sans regrets ? Elle qui adorait rester des heures assise sur le rebord de sa fenêtre à regarder la pluie tomber, trouvant ça magique, totalement dément, une façon de tout mettre sur pause pour ne penser à rien d’autre, cette pluie lui a-t-elle suffi ? Peut-on dire que sa vie fut réussie rien qu’en sachant qu’elle a toujours fait ce qui lui chantait ? Elle disait vouloir ne pas mourir vieille mais cela veut-il forcément dire qu’elle voulait bien partir si tôt ? Elle n’a jamais attendu pour faire ce dont elle avait envie et moi, qui ne pense qu’à demain, si je venais à mourir précipitamment, est-ce que j’aurais tiré un trait sur mes rêves bien avant en remettant tout à un autre jour avec des « quand je serai grand, quand j’aurai fait ça, quand j’aurai mon diplôme » ? Je crois que je viens seulement de  comprendre pourquoi elle courait si vite après la vie. Dans le monde où on vit on a plus le temps d’attendre, même à notre âge, tout peut s’arrêter d’un coup, sans préavis et sans raison. Constat stupide mais que certains ne font jamais, préférant éviter l’évidence jusqu’à ce qu’elle leur tombe dessus ; la vie est injuste et on a beau râler après, ça ne changera jamais. L’enterrement touche à sa fin. Les gens qui étaient là « pour elle » s’en vont peu à peu pour aller se goinfrer en riant comme si ce n’était qu’une vulgaire fête avec bouffe et alcool à l’œil. Je regarde une dernière fois la tombe puis me retourne, tournant ainsi le dos à plusieurs années de ma vie dont le souvenir est devenu à présent bien trop douloureux pour être ressassé. James est appuyé un peu plus loin contre le muret qui entoure le cimetière, à m’attendre tout en s’en grillant une. Où est donc passé son sourire à présent? Moi qui le croyais immuable…J’avance vers lui, il se redresse et sans dire un mot, on part se balader.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait une heure qu’on est assis à regarder les gens trinquer et rire comme si rien ne s’était passé, je déteste ce genre d’ « After » où tout le monde s’éclate. Je me demande où peut bien être Sébastian, je ne l’ai plus vu depuis qu’on est arrivé ici, j’aime pas ça. Peter et Lilly discutent. Angele prend ma main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça va chéri?&lt;br /&gt;- Je me demande où est Stian…ça m’inquiète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est sûrement parti d’ici en vitesse. Je me penche en avant pour m’adresser à tout le groupe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca vous dit qu’on aille ailleurs ?&lt;br /&gt;- Mais...et l’enterrement ?&lt;br /&gt;- Sébastian n’est plus là à quoi bon rester ?&lt;br /&gt;- …Où ?&lt;br /&gt;- Y a un local pas loin, il y est à coup sûr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans répondre, Pete et Lilly se lèvent. Je fais de même et attrape la main d’Angele. Après dix minutes de marche on arrive enfin. J’ouvre et vois Duncan, James et Sébastian posés entrain de fumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est donc là que vous vous planquiez. J’amène du peuple, je peux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete regarde tout autour de lui, ébahi et lâche un « trop cool » admiratif. Il recule de quelque pas quand Dun’ se lève pour me choper dans ses bras visiblement content de me revoir depuis tout ce temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aaaah, Dudu tu m’écrases là…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me lâche et fait la connaissance d’Angele et des autres. James lui ne bouge pas et se contente d’un salut général assez vague. On s’assied tous et on commence à discuter mais Sébastian et James ne disent rien, chacun perdu dans ses pensées. Ça fait longtemps qu’on ne s’est plus retrouvés tous ensemble. Enfin…presque tous…James se lève soudainement comme si il s’était pris une décharge. Tout le monde se tait, étonné. Il sourit et envoie un coup de pied dans le fauteuil de Stian pour le secouer. Sébastian le regarde un instant, il y a toujours eu comme de la télépathie entre eux, puis se lève à son tour pour pouvoir vider ses poches. Il jette sur la table un briquet et un sachet de poudre. James se jette presque sur la table pour le prendre et le montrer triomphalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- HA ! HA ! T’assure c’est pile ce qu’il nous fallait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il trottine jusque vers son sac et revient vers nous avec sa carte de bus et une pochette de cd. Il pose le tout sur la table et commence à dessiner six fines lignes. Je le taquine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faire ça sur la tête de…Britney Spears tout de même ! Je savais pas qu’un punk écoutait ça…&lt;br /&gt;- Il est à ma petite sœur.&lt;br /&gt;- Oui je n’en doute pas une seconde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tire la langue puis tend la pochette à Sébastian. Celui-ci se penche en avant pour se faire la première mais Angele intervient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attends, tu prends cette merde toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond rien et se contente de la regarder alors qu’il aspire la drogue. Il se laisse retomber en arrière et fait circuler à Duncan. Celui-ci passe son tour comme il l’a toujours fait, et c’est à moi d’en prendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Toi aussi ?!&lt;br /&gt;- Au moins une fois par jour mon ange et ceci depuis mes 13 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tire la pochette vers elle mais d’un geste de la main je lui fais comprendre qu’elle ne doit pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et pourquoi ?&lt;br /&gt;- Parceque. Je veux pas que tu prennes cette saloperie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’apprête à répondre mais je la coupe d’un baiser. Je caresse sa joue avant de lui glisser à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t’aime mon ange&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde et sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que moi aussi, cette fois... Et je veux que t'arrête de te détruire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux rien te promettre…mais j’essayerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James s’éclaircit bruyamment la gorge. Je me penche et d’un geste brusque envoie la pochette jusque vers Elizabeth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je passe.&lt;br /&gt;- Allez, comme au bon vieux temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle blêmit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais très bien que j’ai jamais touché à ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete l’interroge du regard. Elle répond, gênée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je euh…t’expliquerai quand on sera à l’école.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Olala après je vais encore l’avoir sur le dos celui-là, déjà qu’il m’aime pas mais là … Il passe aussi son tour et James finit les lignes avec Sébastian. Les effets ne tardent pas mais à quoi bon ? Le cœur n’y est plus. J’ai toujours la saleté d’impression qu’elle va franchir la porte comme si de rien n’était…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Allez, cours un peu !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Va pas si vite !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’accélère et parviens enfin à la rattraper. Je saisis son poignet et l’arrête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu es folle…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle me sourit. On se regarde un instant, reprenant notre souffle, immobiles sous la tempête qui se déchaîne. Je passe une main dans mes cheveux pour les ébouriffer un peu puis passe mon bras sur ses épaules alors qu’on se remet en marche, plus tranquillement. Soudain elle me pousse et surpris je perds l’équilibre et me retrouve dans une énorme flaque .Elle éclate de rire et me demande si je me suis fait mal, pour toute réponse je me relève et l’attrape par la taille pour la porter jusque sous une gouttière. Après cette petite douche je tourne sur moi-même à toute vitesse avec elle dans mes bras, je me mets alors à chanter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- I'm singin' in the rain. Just singin' in the rain !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle reprend avec moi plusieurs fois ce refrain jusqu’à ce que, perdant encore une fois l’équilibre, on se retrouve par terre. On éclate de rire puis on décide qu’il est temps d’aller au chaud avant de tomber malades. Arrivés au local on est dans un sale état, trempés jusqu’aux os. Elle passe devant, ôte son t-shirt et l’essore. L’énorme quantité d’eau qui en coule nous fait rire. Je me pose dans le canapé et bazarde aussi le mien avant de commencer la confection d’un joint pendant qu’elle enfile en vitesse un de mes t-shirts après avoir viré son pantalon. Celui-ci est tellement grand pour elle qu’il  lui arrive juste au dessus des fesses. Elle enlève la pince qui retenait ses cheveux avant de venir se poser en travers sur le fauteuil en face de moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- On a un temps magnifique j’adore ça !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lève les yeux vers elle et souris en la voyant avec rien que mon t-shirt et des chaussettes en laines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Quand il pleut comme ça fort ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouaip !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je secoue la tête et recommence à rouler. Elle me taquine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu sais que lorsque tu te concentre ou que tu t’en fait un tu as toujours la langue dehors ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;A nouveau je la regarde, on rigole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Emmerdeuse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle me manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voix semble un peu cassée. Tout le monde me regarde puis James brise le silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois qu’elle nous manquera à tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-7194707319437801576?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/7194707319437801576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=7194707319437801576' title='14 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7194707319437801576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7194707319437801576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/1995/12/chapitre-11.html' title='Chapitre 11'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>14</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-3894059388676021528</id><published>2006-12-13T20:51:00.000Z</published><updated>2007-02-25T19:02:45.636Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 11'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 11</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Bon bon bon. Hell’O&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Passons directement à ce qui vous intéresse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;A savoir…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Et merde. Pas d’inspi. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Depuis le dernier chapitre, il s’est pas passé grand chose qui soit matière à délirer… &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Bientôt Noël, oui et alors ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Pfff. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;OHJESAISJ’AITROUVE !!!!!!!!!!!&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;J’ai redécouvert une série totalement geekasmique, quoique du type « yspasserienpendantlapremieresaison ». Mais mais mais ! Soyez heureux, il y a 2 saisons ! Donc, cette série s’appelle Carnivàle, aka La Caravane de l’étrange. Ca se passe, la plupart du temps, dans un cirque. Mais attention, l’intrigue se déroule genre vers 1943 aux USA. Donc, le « cirque » est du type « vazy fépéter les femmes à barbes, les nains, les hommes serpents, les voyantes et les aveugles dotés de pouvoirs surnaturels »… Comme ça, ça peut ne pas vous attirer… Mais mon dieu… L’ambiance est tout simplement magique…. Bref, c’est à voir.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;A part ça, coup de cœur musical du moment… &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="EN-GB" &gt;Hmm…. LAST CHRISTMAS I GAVE YOU MY HEART ! &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(oui oui Teki, tu peux me haïr. (en gros, j’arrête pas de « chanter » cette phrase, et c’est le genre de chansons qui vous restent dans la tête XD et Teki en fait les frais =) Oui oui, je suis une pute, et j’assume ^^) du moment que j’ai mon cadeau de No Hell)…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Oh, ces temps ci on parle du Karma, et je suis arrivée à la conclusion très évidente que j’ai sûrement fait un truc atroce dans ma dernière vie, genre me teindre en rousse, ou butter Kennedy. Quoique quand même, si je m’étais teinte en rousse, je me serais réincarnée dans un truc encore pire que mon corps actuel.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;*Baille* Je suis morte, je crois que je vais aller pioncer. Oh, un petit bonus ! &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): hey pour la fic&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;[NB] Iris: oui ?&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): je crois que je vais alisser tomber le "j'y arrive pas"&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;[NB] Iris: pourquoi ? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): parce que me mettre dans la tete d'un gars&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): qui arrive pas a...&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="DE-CH" &gt;[NB] Iris: XD&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): enfin tu vois&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): il me faudrait le témoignage d'un gars qui a deja...vécu ca&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): mais je pense que peu s'en vante et que donc&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;[NB] Iris: XD&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): c'dur -_-&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): (enfin justement pas...)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;(*)-Teki-(*): *cours se planquer*&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;[NB] Iris: MDR&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Je suis la seule à trouver son « enfin justement pas » tellement énorme que j’en ris encore à chaque relecture ? &lt;/span&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="EN-GB" &gt;XD Euhm, pardon ^^ &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Merci à ceux qui ont commenté le chapitre précédent, et merci à ceux qui auront la gentillesse de commenter ce chapitre… (allez, pour Noel ! Siouplait =( (Ewww, je me dégoute, j’ai l’impression d’être une Thaïlandaise de 9 ans à qui on aurait dis « Si toi pas 12 Nike finie ce soir, toi pas bol de riz ! » Et je vous assure que vous vous sentez minable dans ces cas là. Bon, je vais arrêter mon délire avant de nous faire perdre tout notre lectorat ^_________^)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:100%;"  lang="FR-CH" &gt;Bonne soirée / journée les gens ! Merci ^^&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-3894059388676021528?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/3894059388676021528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=3894059388676021528' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3894059388676021528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3894059388676021528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2006/12/bon-bon-bon.html' title='DDFDF, chapitre 11'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-3162068640452251385</id><published>2006-12-01T20:32:00.000Z</published><updated>2007-01-08T20:41:35.056Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 10'/><title type='text'>Chapitre 10</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 10&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine arrivé, je file voir Elizabeth. Je frappe à sa porte et elle ne tarde pas à m’ouvrir. Un sourire éclaire son visage qui n’en devient qu’encore plus beau, elle empoigne mon t-shirt et m’attire à elle afin de m’embrasser. Sans nous séparer, elle recule et je la suis à l’intérieur de sa chambre, refermant la porte derrière moi en la poussant du pied. Au bout de quelques instants, nos lèvres se séparent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour toi… Inutile de te demander si je t’ai manqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle baisse la tête, rougissant légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’avoue… Mais mes souvenirs t’avaient rendu plus canon, chuis déçue !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Puisque c’est comme ça, je suppose que je dois reprendre mon cadeau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne les talons, faisant mine de partir, mais elle me saute sur le dos et passe ses bras autour de mon cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quel cadeau ?!&lt;br /&gt;- Tu m’étr… tu m’étrangles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lâche et me jette un regard dans le genre de celui du Chat Potté, dans Shrek. Elle reprend d’une toute petite voix :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as parlé d’un cadeau ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je lui réponds sur le même ton :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- C’est quoi ?&lt;br /&gt;- Une surprise…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’exclame :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais ! Noël est déjà passé !&lt;br /&gt;- Je te le donnerai… Hmmm… Samedi soir ?&lt;br /&gt;- Hein ?! Mais c’est dans 6 jours !&lt;br /&gt;- On pourrait se faire une petite soirée de Noël… Juste toi, moi, des chocolats et ton cadeau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, accepte, s’il te plaît, accepte ! Elle prend un air étonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux dire que j’aurai des chocolats ET un cadeau ?! Ca marche, je t’offrirai aussi le tien comme ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;QUOI ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu…&lt;br /&gt;- J’en dirai pas plus. Rendez-vous samedi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, là ça m’intéresse carrément !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien… Et pour mon cadeau…&lt;br /&gt;- Chut ! Tu verras.&lt;br /&gt;- Un indice ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rigole, me pousse dehors…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et me claque la porte au nez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca y est. Me voilà de retour dans cette magnifique chambre. Etrangement, Envey me manque. Sa présence… Maintenant je suis vraiment toute seule… Je pose une bougie parfumée au cappuccino sur le bureau et l’allume. Cadeau de Noël du père de Pete… Adorable.&lt;br /&gt;Je balance mon sac dans l’armoire. Je rangerai plus tard, quand j’en aurai le courage. Pff, je suis totalement morte. Envie de voir personne. Je file prendre une douche. L’eau chaude me change les idées. Peter s’éloigne de moi. J’ai peur de perdre définitivement son amitié maintenant qu’il pourra voir Elizabeth autant qu’il le veut… Je sors, me sèche et me mets en pyjama. L’odeur du café emplit à présent toute la pièce, j’adore. J’attrape 1984, que j’ai pensé à prendre cette fois ci. Je mets un CD d’Imogen Heap et lance directement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;There, there, baby&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's just text book stuff&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;It's in the ABC of growing up&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;La chanson “Speeding cars”, qui a l’art de m’apaiser. Je m’installe sur mon lit, une gigantesque boîte de chocolats à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Now, now, darlin'&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Oh don't kill yourself&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;'Cause none of us were angels&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And you know I'll love you, yeh&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Pas envie de reprendre les cours, pas envie de sombrer à nouveau dans la routine… Si seulement quelque chose venait tout changer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier jour d’école et j’ai déjà des problèmes. Super, vraiment super. Deux bouffons de ma classe veulent visiblement me frapper car ils me trouvent trop insolent. J’ai sûrement tendance à l’être parfois, mais si ils peuvent pas me cadrer qu’ils le disent carrément. Je me retrouve donc, plaqué contre des casiers, prêt à me prendre un poing dans la figure par un type dont je ne connais même pas le nom. Je ferme les yeux et m’apprête à recevoir le coup. Après tout ce que je me suis pris dans la gueule pendant ces vacances, c’est pas un tocard qui va changer quoique ce soit. BAM ! Tiens, aucune douleur ? Plus de pression sur ma gorge ? J’ouvre les yeux. Mon assaillant est par terre contre les casiers de la rangée d’en face, il semble évanoui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je veux bien que tu sois pacifiste mais y a des limites non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne la tête. M’aurait-il fracassé la tronche suffisamment fort pour que j’hallucine ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ja…Jared ?!&lt;br /&gt;- Content que tu m’aies pas oublié pendant ces cinq mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se serre dans les bras. Putain, si je pensais un jour le revoir ! Il n’a pas beaucoup changé depuis la dernière fois que je l’ai vu. Je le saisis par les épaules. Ses cheveux sont juste rasés et il porte un marcel noir avec ce qui semble être un uniforme militaire. Du moins, les plaques autour de son cou le laisse entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais, qu’est-ce que tu fous ici ?!&lt;br /&gt;- Pfiiiiou, longue histoire ! Mais pour faire court j’ai revu Envey. On a partagé pendant quelques jours une chambre d’hôtel et elle m’a dit qu’elle était partie sans toi de cette école. Tu lui manques et elle s’inquiète beaucoup pour toi, à mon avis trop mais bon. Je lui ai donc dit qu’après tout, l’école militaire me saoulait et que rien ne m’empêchait de te rejoindre. Et me vla ! Ah d’ailleurs maintenant que j’y pense…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon dos heurte une seconde fois les casiers. Il m’embrasse&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens de sortir d’une salle de classe avec Pete et alors qu’on s’avance on tombe sur deux types en train de se galocher. Hey ! MINUTE ! Ils se séparent et je reconnais Stian. Son mystérieux ami est… carrément canon. Mais je ne l’ai encore jamais vu ici. Je me tourne vers Panpan et, à en croire sa tronche, il est aussi surpris que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’avance vers Peter et lui serre la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mhh je suppose que tu dois être Pete ?Je m’appelle Jared. Envey m’a parlé de toi, désolé le patin c’est réservé aux bons amis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son regard se pose sur Angie. Il s’approche d’elle et lui sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …et aux jolies filles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se penche et dépose un baiser sur ses lèvres. Elle en perd presque l’équilibre. Non mais attends même moi j’y allais pas aussi fort ! J’hallucine, il sait même pas qui c’est et il l’allume ?! Il la dévore des yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi tu es..?&lt;br /&gt;- An…Angele.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne cache pas son étonnement et éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quoi c’est toi le thon qui tournait autour de Sébastian ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Panpan répond à sa place.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais c’est elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui envoie un coup de pied dans le tibia. Jared se penche a nouveau vers elle et lui glisse à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quand elle m’a parlé de toi, je ne t’imaginais pas si belle. Tu es magnifique.&lt;br /&gt;- Si je comprends bien toi aussi tu te drogues ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il paraît d’abord étonné mais éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh si peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis il se tourne vers moi..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …On m’a filé un numéro de chambre mais je sais pas où c’est…tu me montres ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait un signe de la tête pour qu’on s’en aille et c’est ce qu’on fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre dans ce qui sera visiblement ma chambre à partir d’aujourd’hui. Sébastian s’assied sur le lit, je fais de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors ?&lt;br /&gt;- Alors quoi ?&lt;br /&gt;- Ben…Envey !Tu l’as vue ? Elle va bien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris de le voir si inquiet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh ouuuui et oui.&lt;br /&gt;- Comment se fait-il que tu l’aies croisée ?&lt;br /&gt;- C’est un putain de bon hasard. Je devais retrouver mes parents en Suisse pour les vacances de Noël et il était prévu qu’avant ça, je passe une semaine tranquille à Oxford en attendant que mes parents aient congé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je descends du train, mon sac jeté sur l’épaule droite. La gare est vide, pas un chat. J’arrive dans le hall, il y fait plus chaud c’est agréable. Soudain jvois quelqu’un assis sur un des bancs, la tête dans les mains…ma vision me trahit ou serait-ce vraiment... ?Je continue de m’approcher, elle ne bouge pas mais c’est bien elle. Je suis à présent si proche d’elle qu’elle semble fixer mes doc’s&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Si je m’attendais à te voir ici…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle lève soudain la tête.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Jared!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle me saute au cou, je lâche mon sac pour pouvoir la prendre dans mes bras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu es gelée…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle recule de quelques pas et m’observe. Je souris, elle doit se demander ce que je fous en uniforme militaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu as l’air en forme dis moi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouais ouais ça va plutôt pas mal, mais et toi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui prends les mains pour les réchauffer. Elle rigole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- En « fuite » comme tu dois t’en douter mais j’ai connu pire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et Sébastian ? Serait-il possible qu’il ne soit pas avec toi ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Oh lui…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle baisse les yeux et ses joues rosissent&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouais je vois,on va faire un tour ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ca aurait été avec plaisir mais…faut que je trouve un endroit ou dormir avant que tout soit fermé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- J’ai réservé une chambre à l’hôtel. Viens avec moi, tu vas m’expliquer pour Stian ok ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ca marche.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui souris a nouveau, ramasse mon sac et passe un bras autour de ses épaules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et donc tu l’as laissé comme un pauvre con dans cette école pourrie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- …merci; dit comme ça j’ai encore plus l’air d’une garce.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non, tu as fait ce que tu jugeais bon de faire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Y a pas une heure je ne me serais jamais imaginé dans cette chambre d’hôtel, à refaire les cinq mois qui me séparaient de ma meilleure amie. Je lui ai raconté ce pourquoi j’étais là, l’école militaire dans laquelle j’avais été envoyée après leur fugue. Et maintenant comme quoi je vais rester une semaine à Oxford, cadeau de mes parents pour mon « bon » comportement à « l’école d’oncle Sam version anglaise» comme j’affectionne à la nommer. Puis vient son tour, elle me dit tout, de la fuite où ils avaient tout laissé en plan en passant par l’internat jusqu'à ce qui l'a menée ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu dois être crevée, reste ici avec moi durant toute la durée de mon séjour après je te donnerai un peu de blé et tu traceras. Pour ce qui est de Seb, arrêtes de t’inquiéter, je vais y aller moi, à O’brien. Tu verras, tout se passera bien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle se jette à mon cou et enfouit son visage dans le creux de mon épaule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle a dit où elle pensait aller ?&lt;br /&gt;- Peut-être Belfast mais tu connais Envey mieux que quiconque, elle changera d’avis, je ne pense pas qu’elle soit prête à retourner « chez elle ».&lt;br /&gt;- Ouais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sonnerie désagréable retentit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, c’est bientôt le début des cours. Je dois y aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me sourit et me serre la main, y glissant par la même occasion un sachet dont je devine le contenu aussitôt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bienvenue à O’Brien dude, ça va te plaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort tranquillement, les mains dans les poches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis de retour dans ma piaule et range mes affaires. Et si je classais tout par couleur ? Hmmm, Stian me traiterait sûrement de psychopathe… Alors que je suis rien de plus qu’un mec se faisant profondément chier… Pas envie de bouquiner. Y a un nouveau avec qui Seb semble être super pote… Merde ! J’espère qu’il va pas me virer de la chambre à son profit, surtout que d’après les rumeurs son colocataire est un gros geek qui joue à World of Warcraft… Ca fait peur. Stian entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salut Panpan !&lt;br /&gt;- Hello. Ca va ?&lt;br /&gt;- Ouais ouais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hmm, sa démarche est trop bizarre… Et merde, il a déjà oublié Vey pour aller si bien ?! Ou alors il fait semblant. Probablement. J’ouvre la bouche et commence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il m’interrompt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce soir, soirée avec Jared… Et Gie. J’ai la surprenante impression qu’il veut se la faire.&lt;br /&gt;- Non, tu as aussi remarqué ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On éclate de rire, faut dire que son comportement dans le couloir était plutôt clair… J’espère qu’il lui brisera pas le cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’enfile rapidement un t-shirt et demande à mon colocataire, l’intello typique avec des énormes lunettes, un appareil dentaire et qui, au vu de son physique, ne peut draguer que sur internet, de me couvrir en cas de contrôle surprise. Il ne répond rien, ne bouge pas, d’ailleurs la seule fois où  il a levé les yeux de son écran c’était pour courir s’enfermer dans les chiottes en pleurnichant que irl, il valait rien. Je marche sans un bruit dans les couloirs, Sébastian m’a dit qu’ils avaient pris l’habitude, lui et les autres, de se voir dans la chambre 183 à la fin de la journée. Lorsque je lui ai demandé si Angele sera là il a éclaté de rire et à dit que je n’avais qu’à la prévenir…c’est facile à dire mais moi je ne sais pas où se trouve sa chambre…Je m’arrête devant une des portes, bon espérons qu’une des filles de cet étage la connaît. Je frappe et une blondinette encore endormie m’ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Mouais?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand elle me voit elle rougit et se cache légèrement derrière la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonsoir, je suis vraiment désolé de te réveiller, je euh…saurais tu où se trouves la chambre d’Angele ?&lt;br /&gt;- Euh…non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je baisse la tête, un peu déçu, ça aurait été trop simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mais attends euh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle laisse la porte entrouverte et va réveiller sa colocataire. Elles échangent quelques mots puis elle revient vers moi avec le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chambre 101, c’est au fond du couloir là-bas.&lt;br /&gt;- Merci beaucoup c’est très gentil à toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris, l’embrasse sur la joue, puis me dirige vers l’endroit indiqué. Je toque. Personne ne répond, je recommence. La porte s’entrouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared ?Euh…tu as besoin de quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh, je suis venu te chercher pour aller chez Stian et Peter.&lt;br /&gt;- Ok, je viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris et la laisse passer devant moi. Je la regarde marcher. Ow mais c’est qu’elle serait encore mieux de derrière ?! Elle se retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fous ?&lt;br /&gt;- Rien, j’étais dans la lune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trottinant je la rattrape et glisse mes mains autour de sa taille. Serré contre son dos, je me penche et pose ma tête sur son épaule. Elle se laisse faire et on s’arrête. Elle rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu crois pas que ce serait plus pratique si on pouvait avancer ?&lt;br /&gt;- Oui mais si on marchait j’aurais plus de peine à faire ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse dans le cou avant de remonter à son oreille et de lui mordiller le lobe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euuuh…Jared ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dégage légèrement et me fais face. D’une main je la frôle et dessine la forme de son menton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui ?&lt;br /&gt;- Je... On devrait y aller non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, ça pour couper court, c’est réussi. Je baisse les yeux, un sourire en coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, t’as raison, allons-y.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A en juger par la façon dont il se comporte avec moi, je plais à Jared. C’est plutôt une bonne chose, surtout qu’il est sacrément canon. Un léger sourire passe sur mes lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Gie ? T’es là ?!&lt;br /&gt;- Hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oulah, j’avais totalement décroché de la conversation. On est tous réunis dans la chambre de Stian. Sauf Lilly. Je crois que notre hôte ne l’aime pas vraiment… Tout le contraire de Pete. Hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te demandais comment s’étaient passées tes vacances…&lt;br /&gt;- Ah… Ca allait… Et toi ?&lt;br /&gt;- Comme d’hab. Elles m’ont marquées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared intervient :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton vieux ?&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;- Montre.&lt;br /&gt;- Non !&lt;br /&gt;- Allez, c’est pas comme si je t’avais jamais vu à poil…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian hausse un sourcil puis se lève, se tourne et enlève son t-shirt. Oh mon dieu. Impression de creux dans mon estomac. Je dois être terriblement pâle. Son dos est littéralement zebré de marques et sa peau, fendue ça et là, laisse sa chair à vif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmm. Et devant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Owenn nous fait face. Un gigantesque hématome s’étend sur son flanc droit. Jared le questionne, d’un ton étonnamment détaché :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Côte pétée ?&lt;br /&gt;- J’en sais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pince les lèvres, jette un regard à Peter. Il est sur son pieu, la bouche entrouverte, apparemment trop choqué pour réagir. Et moi-même j’avoue ne pas savoir quoi dire. Allez, détends l’athmosphère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tout cas, tu as une musculature superbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete revient à lui et me fusille du regard, alors que Stian laisse échapper un petit rire pour ensuite se rhabiller. Jared quant à lui semble me sonder du regard. Limite je me sentirais violée ! Il finit par détourner les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Seb… Tu… On…&lt;br /&gt;- Laisse couler Panpan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A mon tour de fixer le petit nouveau. Il est vraiment mignon, et il dégage une sorte de magnétisme… Je me frappe le front de la paume. Je suis une idiote….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merde. J’avais du sky dans ma chambre ! J’en ai rammené de chez moi. J’vais le chercher et j’reviens.&lt;br /&gt;- Je viens avec toi… Si t’as rien contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tourne vers Jared, surprise, mais lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Au contraire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On parcourt rapidement les couloirs, j’ouvre ma porte et on entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu peux t’asseoir, j’en ai pas pour longtemps. La bouteille doit être quelque part dans mon sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dirige vers l’armoire et commence à en sortir la plupart de mes fringues. Pas encore pris le temps de les ranger. Je met la main sur la concernée et retourne vers Jared. Je le trouve allongé sur mon lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On y va ?&lt;br /&gt;- On a bien deux minutes non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow !!! Euh, chuis censée faire quoi là ?! Il me tend la main, je la saisis et il m’attire à lui. Je m’allonge à ses côtés et il me prend le whisky. Il l’ouvre et en boit quelques gorgées alors que je regarde sa pomme d’adam monter et descendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les autres vont le finir en 5 minutes, autant prendre de l’avance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me la tend, je l’imite. Bon, allez, parle un peu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi t’es ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Banal mais toujours efficace, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai fait diverses conneries. Mes parents m’ont envoyé en école militaire mais pendant les vacances j’ai rencontré Envey et… on a discuté. Elle m’a dit pour Stian et pour sa fugue. J’ai discuté avec mes vieux et me voilà. En gros c’est ça. Et toi ?&lt;br /&gt;- Pourquoi tu me le demandes ? Je veux dire… Envey t’a déjà tout raconté non ?&lt;br /&gt;- Ouais mais… Elle m’avait aussi dit que t’étais moche et conne… D’après ce que je vois c’est loin d’être le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rougis et baisse la tête. Il se tourne vers moi, approche son visage du mien… Et m’embrasse. L’espace d’un instant j’ai cru qu’il allait faire marche arrière, mais apparemment n’est pas Sébastian qui veut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je viens sur elle tout en l’embrassant et glisse ma main sous son t-shirt. Elle m’arrête soudain. Je la regarde, interrogateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va falloir me mériter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole, surpris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit avant de me pousser pour pouvoir se lever. Elle s’empare de la bouteille et se retourne vers moi une fois devant la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors? Ils doivent nous attendre. Tu viens?&lt;br /&gt;- Bien sûr mon ange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses joues prennent de la couleur et alors que j’attrape sa main, elle baisse la tête, un sourire en coin. Elle ouvre la porte mais ne bouge pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele? Ils attendent tu sais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde soudainement puis secoue la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui oui désolée j’étais dans la lune.&lt;br /&gt;- Non mais non. Allez viens par là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attrape sa taille, la rapprochant de moi, et lui prends la bouteille pour en descendre tout au long du chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu triches !&lt;br /&gt;- Non Panpan, c’est comme pour la cuiller : la tricherie n’existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lilly et moi jouons à un jeu de cartes stupides, assis autour d’une des tables de la salle commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu cites Matrix alors que tu n’as vu que le premier volet ?&lt;br /&gt;- Techniquement parlant, je ne l’ai pas vu… Je me suis endormie. Mais les sièges du cinéma étaient très confortables pour quelque chose d’inexistant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre de grands yeux et rétorque, atterré :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu t’es endormie ?!&lt;br /&gt;- Et c’était génial ! Mes rêves étaient peuplés d’une multitude de Néo nus… Il est encore mieux comme ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle baisse un peu la voix puis ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comme toi je suppose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de m’embrasser, se penchant en dessus de la table. Alors que nos langues se mêlent, un surveillant nous rappelle à l’ordre. Je souris à Elizabeth et balbutie, plutôt gêné :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah… Je…&lt;br /&gt;- Tu viens à quelle heure ce soir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, soirée de Noël juste entre nous… Son cadeau est déjà emballé et je suis impatient qu’elle l’ouvre. Je me demande ce qu’elle va m’offrir. Elle est japonaise, peut être un manga… ou du saké ! Ou mieux, un enfant que je pourrais enfermer dans une cave et exploiter ! Mince,  j’ai pas de cave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peeeter ?&lt;br /&gt;- Ah euh oui. 19h ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un large sourire se dessine sur ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle dépose un baiser sur ma bouche puis se lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais me préparer. Sois pas en retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je la regarde s’éloigner jusqu’à ce que Jared et Stian viennent s’asseoir face à moi. Seb me lance, l’air faussement déçu :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors comme ça tu nous lâches pour elle ?!&lt;br /&gt;- Jaloux ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui tire la langue et lui et Jared échangent un regard complice. Ils commencent à chantonner :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete va tirer son coup, Pete va tirer son coup, Pete va tir…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le surveillant les ramènent à l’ordre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un peu de silence s’il vous plaît !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce type est encore plus chiant que la bibliothécaire ! Elle elle nous laisse un peu tranquilles. M’enfin, c’est ptet parce qu’elle est tout le temps bourrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tire de longues taffes, allongé sur mon lit, yeux fermés. J’entends Pete sortir de la salle de bain. Il se prépare pour sa soirée de « Noël »…et dire qu’on est à la mi-janvier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu dors ?&lt;br /&gt;- En fumant ?&lt;br /&gt;- Bah…ça m’aurait même pas étonné !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre les yeux et souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors stressé ?&lt;br /&gt;- Stressé pour quoi ? C'est juste une petite soirée...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared entre brusquement, whisky en main et se met à chantonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete va tirer son coup, Pete va tirer son coup !&lt;br /&gt;- Ha ha et le whisky c’est pour l’aider à rester zen ?&lt;br /&gt;- Non ça c’est pour nous pendant que lui s’enverra en l’air !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’approche de mon pieu et, ne trouvant pas de place, s’assied sur mon ventre. Il ouvre la bouteille pour en sentir l’odeur. Pete semble un peu perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais pourquoi vous dites que...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared le coupe, me refilant l’alcool il se lève et s’approche de Peter. Il fait la moue et pose les mains sur son torse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh Panpan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses mains glissent plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …J’ai un cadeau pour toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passent sur ses hanches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Mais tu devras venir le chercher…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et alors qu’elles s’arrêtent sur ses fesses et approche son visage de son oreille et lui murmure&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …dans ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter ne bouge pas, blasé. Jared lui fait un grand sourire et recommence en murmurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete va tirer son coup, Pete va tirer son coup&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis beaucoup plus fort. M’asseyant sur le pieu, je prends quelques gorgées, puis commence à mon tour. Pete se tape le font avec sa paume.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais ouais c’est ça, j’y vais moi hein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’apprête à sortir mais au dernier moment je lui lance un sachet qui heurte sa tête pour finir son vole sur le parquet. Il se retourne et regarde le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Prends le, on sait jamais.&lt;br /&gt;- Si justement là on sait…&lt;br /&gt;- Jared…&lt;br /&gt;- Ben quoi ?! PETE VA TIRER SON COUP! A la tienne Panpan, éclate toi bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève la bouteille en sa direction ce qui a pour effet d’arracher un sourire au concerné. Il prend les préservatifs, les fourre dans sa poche et après un vague signe de la main, s’en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvre et… Wow. Je… Elle… Oh mon dieu. Elle est superbe. Elle porte un « costume » de mère Noël… Mais…Pfiou. Je croyais que ce genre de trucs n’arrivaient que dans les films pour ados débiles, le style de films où des mecs font des paris et où…. Mais putain, ce qu’elle est bien foutue… Et belle… Ses cheveux noirs sont relâchés et lui tombent en cascade sur les épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Entre, pas envie que n’importe qui me voie comme ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui obéis, toujours ébahi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu détestes ? Bon, ok, c’est nul comme cadeau mais j’avais pas d’inspiration et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’interromps en l’embrassant, en même temps que je passe mes mains autour de sa taille. Je finis par lui répondre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est parfait. Tu es parfaite. C’est moi qui vais passer pour un con avec mon cadeau…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une jolie musique emplit la pièce, je lui tends mon paquet. Elle défait délicatement l’emballage et son visage s’illumine lorsqu’elle découvre ce que je lui ai offert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est… Trop joli ! Merci ! Tu m’aides à le mettre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tend le collier et me tourne le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si tu veux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déplace ses cheveux sur le côté et passe la chaîne autour de son cou puis dépose un baiser au bas de sa nuque. Elle frémit puis me fait à nouveau face. Je l’enlace, ses lèvres trouvent les miennes et ne les lâchent que plusieurs instants plus tard. Je me penche à son oreille et lui murmure que je l’aime. Elle plonge ses yeux dans les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jtaime aussi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rougit, baisse la tête et continue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Est-ce que tu as un…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait glisser la fermeture éclair de mon pantalon. Penser à remercier Stian. Et plutôt deux fois qu’une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais… Mais faut pas que tu te sentes obligée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est cela, tends la douche pour te faire gazer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est pas le cas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cours de dessin. Etrangement, personne ne discute ou rigole, c’est calme et c’est bien comme ça. Aujourd’hui on a un thème qui semble inspirer tout le monde, sauf moi. « Dessinez-vous en super héros ». Jared se penche vers moi et essaie de voir où se dirige mon regard. Il chuchote.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu mattes qui ?&lt;br /&gt;- Personne, c’est juste que...je réfléchissais, j’arrive pas à faire ce truc de merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un grand sourire moqueur se peind sur ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as toujours été nul en dessin.&lt;br /&gt;- Rooh ouais c’est bon, pas besoin d’en rajouter une couche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete se retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui est nul ?&lt;br /&gt;- Tu t’es senti visé ?&lt;br /&gt;- Ouais bon toi Jared, ton dessin est…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde sa feuille. UN TYPE DANS UN COSTUME DE LAPIN MULTICOLORE AVEC UNE CAPE?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …d’un réalisme troublant.&lt;br /&gt;- Hey !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prend son « chef-d’œuvre » et le plaque contre son torse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Mon costume est bien mieux que tous ces autres accoutrements débiles qui consistent à mettre un string sur un collant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire, Pete aussi.Le prof alerté par le bruit intervient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ya una problemo ?&lt;br /&gt;- Non monsieur aucun problème, une différence d’opinion c’est tout.&lt;br /&gt;- Ma réglez çoula en silenz !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il replonge le nez dans son bouquin. Jared reprend plus bas en l’imitant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma il a una accent de mierda ce ptit stronzo&lt;br /&gt;- Tu mélanges italien et espagnol là…&lt;br /&gt;- Oy ! Jé parle commé jé veu alors « tais-toi ».&lt;br /&gt;- Ouais ouais c’est bon, « Bunny boy ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me lance un regard noir avant de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va pour Bunny boy !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il gribouille un énorme « B » sur la cape. Pete nous montre fièrement son dessin.&lt;br /&gt;- Vous en pensez quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca représente un croisement entre Néo et Constantine ; Manteau noir, lunettes assorties et un gros gun en croix. Jared donne son avis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mouais mais irl t’es plus genre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève son dessin, j’éclate de rire. La sonnerie retentit, on range tout et on file manger, tout en parlant de nos « super héros ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assit par terre dans la salle commune je finis tranquille mes devoirs avec Stian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais non pas comme ça! Là tu dois permuter les signes !&lt;br /&gt;- Roooh&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse ma tête tomber sur mon cahier posé sur la table basse devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Fait chier qu’un ptit con comme toi ait une telle facilité en math…c’est dégueulasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclate de rire avant de m’envoyer une tape réconfortante dans le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si tu avais passé plus de temps sur les bancs de notre bien-aimée école de Newcastle mon cher Jared, au lieu d’aller boire des coups et d’en tirer, tu saurais peut-être ce genre de règles mathématiques !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à mon tour de rire, je me redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi mon cher Sébastian, si tu avais passé plus de temps dans les bars avec moi, tu serai peut-être, j’ai bien dit peut-être, meilleur au pieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele qui étudiait un peu plus loin, se lève et quitte la salle, un baladeur dans les oreilles. Je ferme mon bouquin d’un coup sec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’abandonnes déjà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais j’ai soudainement quelque chose d’autre à faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lève les yeux au ciel et soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais je vais en profiter pour aller m’en fumer un ou deux. On se voit plus tard.&lt;br /&gt;- Ok&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je cours et la rattrape dans les couloirs. Je prends sa main, elle sursaute ne m’ayant pas vu arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour mon ange&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle retire ses écouteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu peux répéter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole et l’arrête pour la regarder dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour. Mon. Ange&lt;br /&gt;- B’jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On recommence à marcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça te dit un tour dans le parc ce soir ?&lt;br /&gt;- Ouais, j’adorerais…&lt;br /&gt;- Bien, je viendrais te chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dépose en baiser sur ses lèvres et m’en vais, retournant sur mes pas pour aller dans ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tiens amoureusement Lilly dans mes bras, mon front appuyé contre le sien. On discute tranquillement en attendant que le cours commence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et moi je te dis que la mascotte de Gnu est bien plus jolie que celle de Linux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… Et elle dit n’importe quoi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu ne peux pas réellement penser ça ! C’est comme si… Comme si tu prétendais que Grey’s Anatomy est mieux que Scrubs !&lt;br /&gt;- … Non, ça n’a carrément rien à voir ! Mais effectivement, Scrubs ça pue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre la bouche mais ne dis rien pendant quelques instants. Elle m’interroge :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete ? Ca va ?&lt;br /&gt;- Je… Je… me demande simplement si notre couple a de l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca n’a rien de drôle ! Tu viens de critiquer une des meilleures séries qui soit, et tu oses sourire !&lt;br /&gt;- Tu plaisantais pour ce qui était du couple ?&lt;br /&gt;- Oui… Non… Ca dépend.&lt;br /&gt;- De ?&lt;br /&gt;- Tu penses vraiment que Scrubs pue ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’apprête à répondre mais la cloche sonne et la prof entre. On va tous à nos places. C’est parti pour 45 minutes de religion. Madame Marie Jeanne Sverige ressemble à la grand mère de Jen dans dawson… La vieille peau bigote à mort par excellence. Ses fringues sont toujours horribles ; Aujourd’hui c’est pull en laine avec le Christ sur la croix brodé sur le devant, et un gros plan de son visage ensanglanté au dos. Big « Brother » is watching you, même quand elle écrit au tableau. Ses cours sont d’une stupidité incroyable : Il nous suffit de dire que Dieu est bon et grandiose pour avoir de bonnes notes. Super Messie is back, en 2006 sur vos écrans. Elle pose son sac sur son bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour mes enfants. Rappelez-vous, lors de notre dernier cours, nous avons vu comment le Christ parvint à sauver le monde des forces maléfiques pour la troisième fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle parle d’un ton doucereux terriblement irritant. J’aurais envie de lui enfoncer son crucifix au fond de la gorge et qu’elle s’étouffe avec, ça me donnerait au moins une raison d’aimer « Notre Père ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai pensé qu’aujourd’hui, nous pourrions témoigner de l’amour immuable qu’a amené le christianisme sur notre Terre. Quelqu’un désire prendre la parole ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est américaine. Ca s’entend à son accent. Et elle nous a raconté comment, là où elle vivait avant, elle et son association ont réussi à faire renouveler une série stupide dont j’ai oublié le titre. Un truc comme « 28 sous ce toit » ou « 13 à la baraque », je sais plus. Ca avait l’air chiant de toute façon. Angele lève la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, miss Andersen ?&lt;br /&gt;- Bah... L’Inquisition, les Croisades... Y a mieux dans le genre « amour immuable », non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof pince les lèvres et fixe Angie méchamment alors que des rires fusent dans la salle. On dirait qu’elle va la crucifier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est faible de se retourner contre Lui pour les erreurs d’hommes cupides, stupides et avides… Sortez ! Allez chez la psychologue, je constate que vous êtes très perturbée, vous avez assurément besoin de vous confier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roooh, la veinarde… Elle est exemptée de cours ! Se faire envoyer chez la psy, ça revient à avoir le droit de partir sans se faire emmerder le moins du monde. Bon, allez, je vais essayer de faire pareil… Après tout, ça me permettra de passer un peu de temps avec elle, je l’ai pas mal délaissée ces temps-ci- Je lève la main :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Madame… Comment on se convertit à l’Islam ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci je te revaudrai ça Louise.&lt;br /&gt;- Mais tu vas en faire quoi ?&lt;br /&gt;- C’est pour une amie.&lt;br /&gt;- Et tu en as besoin ce soir ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris et jette mon sac sur mon épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse sur la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je te les rendrai demain sans faute, promis.&lt;br /&gt;- D’accord. Bonne soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle referme la porte de sa chambre et je prends la direction de celle d’Angele. Il ne fait pas trop froid ce soir, c’est parfait. Je frappe une fois, deux, puis elle ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonsoir vous…&lt;br /&gt;- Bonsoir, tu es prête ?&lt;br /&gt;- Ouais.... Tu trouves que non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris et secoue la tête avant d’attraper sa main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors dépêchons-nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian m’a assuré qu’en passant par les escaliers, on ne risquait pas de se faire griller. Et il disait vrai, personne ne surveille les couloirs, on se retrouve bien vite dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On va où ? Je croyais qu’on était juste censés se balader…&lt;br /&gt;- T’inquiètes pas, j’ai eu une meilleure idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On traverse le petit parc, passe la grille et après quelques minutes de marche on y arrive enfin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Y a un lac ici ?!&lt;br /&gt;- Ouais, pas mal hein ?&lt;br /&gt;- Magnifique ! Ca me rappelle un endroit où j'allais quand j'étais plus petite... Avec mon frère on donnait à manger aux canards... Et des saloperies de cygnes leur piquaient le pain qu'on jetait...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-  Allez viens…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’attire jusqu’au bord, on s’assied, je pose les pieds sur la glace. Mmh…ça devrait le faire…Je sors des patins de mon sac et les lui donne avant d’enfiler les miens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens mets ça.&lt;br /&gt;- Wow ! T'as tout prévu...Mais y a un léger problème... Je suis pas douée pour les patins. Pour le patin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rougit. Je me lève et lui tends la main, souriant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Eh bien montre-moi déjà comment tu te débrouilles.&lt;br /&gt;- Euuuuh... Honnêtement, je préfèrerais ne pas me ridiculiser ce soir... Et ça va forcément être le cas si je vais sur la glace sans avoir quelqu'un pour m'aider... Donc, j'accepte la mission si tu me promets de ne pas me lâcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recule de quelques mètres sur le lac, l’air joueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si tu viens jusqu’ici, promis je te garderais serrée contre moi.&lt;br /&gt;- Tu triches... Dans les deux cas, tu es gagnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tend la main pour que je vienne la chercher mais je reste sur place et hoche la tête de droite à gauche pour la taquiner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non non, il va falloir faire un effort mlle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se lève, avance vers moi mais, alors qu’il ne lui reste plus qu’un quart du chemin, elle glisse. Ayant vu la chute venir je la rattrape. Je la soulève quelque peu pour la remettre droite et sans la lâcher lui dis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oula ça c’était limite.&lt;br /&gt;- Ca serait jamais arrivé si tu m'avais aid...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse, lui coupant la parole. Elle passe ses mains autour de ma nuque. Notre baiser prend fin, je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu disais..?&lt;br /&gt;- J'en ai pas la moindre idée.&lt;br /&gt;- Je crois que c’est le moment où on est censé faire ce pour quoi nous sommes là…&lt;br /&gt;- Bonne idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je patine à reculons sans la lâcher comme si nous dansions une valse. Elle me laisse la guider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vois c’est pas si dur que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- AH !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assis dans mon lit, je fixe l’obscurité. Essoufflé, en sueur, je n’ai plus passé une seule nuit sans cauchemars. J’ai peur, peur comme un gosse qui confondrait rêves et réalité et qui malgré la lumière laissée allumée par ses parents, sait/ reste persuadé qu’un monstre attend dans le placard. Je n’en peux plus ; dès que je ferme les yeux, je retombe en enfer. Une suite d’images sans rapport entre elles, trop rapides pour avoir du sens et qui pourtant, me donne envie de vomir. Je me lève et vais dans la salle de bain. L’eau froide me fait du bien. Je m’appuie sur l’évier et regarde le type qui me fait face, ses cheveux en batailles et des gouttes perlant sur le visage. Je lève une main et touche le miroir comme si je m’attendais à ce qu’il ne soit pas tangible, que mon reflet, au contact de mes doigts, se brouillerait. Je soupire avant d’attraper un linge pour m’essuyer le visage. Je m’assieds, dos au mur et mets ma tête entre mes genoux. Soudain je sens quelque chose, une odeur qui autrefois m’était familière…Je relève la tête scrute l’obscurité et le lavabo devant moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et oui, indoor de notre magnifique ville de Newcastle, cultivée avec amour comme moi seul sait le faire, mélangée avec une pointe de tabac vanille, roulé avec les feuilles de la meilleure qualité qui soit et bien entendu, sans filtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne la tête et sourit en devinant Jared appuyé d’une main dans l’encadrement de la porte. Il avance et se laisse tomber à côté de moi contre le mur. Il me passe son joint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cadeau. T’en as plus besoin que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le prends et tire plusieurs taffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci. Qu’est-ce que tu fous ici ?&lt;br /&gt;- Je venais te proposer ce petit pétard lorsque je t’ai trouvé « méditant » dans la pénombre. Qu’est-ce qui t’arrive ?&lt;br /&gt;- Je ne dors plus, j’ai plus de came, pas de bonne beuh mais ça, ça vient visiblement de s’arranger, et puis n’omettons pas le fait qu’elle ne soit plus là.&lt;br /&gt;- …Bon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève et m’attrapant par le bras, me force à faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais devoir te secouer mon petit avant que tu t’enlises !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’entraîne dans l’autre pièce où Pete dort encore et met en marche la stéréo. Une douce musique emplit la pièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;There are days where I would love to be somebody&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Days where I am fighting myself&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;There are days where I wish I would be a child again&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And sometimes days where I wish they wouldn't last&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Days where I wish I would be dead&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Il éteint aussitôt, une expression de dégoût sur le visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain mais c’est quoi cte merde ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter semble s’être réveillé. Il lance d’une voix encore endormie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bordel qu’est-ce que vous foutez ?Vous avez vu l’heure ou quoi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared change de musique et augmente le son, cette fois quelque chose de beaucoup de plus motivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OUI !Allez le gay, debout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il court et se jette sur le lit avant de commencer à sauter dessus. Il chante tout en sautillant malgré les ronchonnements de Peter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Here come the morning that I say goodbye to ya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Here come the morning that I'll say goodbye&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I don't turn around 'cause the reason is treason&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Here come the morning that I say goodbye to ya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Here come the morning that I'll say goodbye&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I don't turn around 'cause the reason is treason&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;See the stones coming at my window&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;See the left man no protection&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tell his family that he will be ok&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;K-I-L-L&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Je suis mort de rire, Jared a le don de me changer les idées, il ferait tout pour ça. Soudain il se laisse tomber sur le lit, écrasant par la même occasion Panpan. Ignorant les hurlements, il me lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alcool !&lt;br /&gt;- Maintenant ?&lt;br /&gt;- Oh oui ! Hein Peter ?&lt;br /&gt;- Mhum mmh hum, hmm uhm mh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parvient à pousser légèrement Jared et prend une grande inspiration. Essoufflé il répond enfin de manière compréhensible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes des malades ! Me réveiller en plein milieu de la nuit alors qu’on est en semaine! Tout ça pour que je me fasse écraser par un gros thon et qu’on veuille m’enivrer !Ben ce sera avec plaisir!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On se marre. Je finis le joint en vitesse et me dirige vers ma table de nuit. J’en sors deux bouteilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est les dernières…&lt;br /&gt;- Mmmh…bon il est temps de faire tester notre Seventh sky à Peter.&lt;br /&gt;- Ah tu crois ? Déjà ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete se redresse, intéressé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Seventh sky?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais on l’ignore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois qu’il est pas encore prêt pour ça…&lt;br /&gt;- Mais on a pas le choix…&lt;br /&gt;- Seventh sky?!&lt;br /&gt;- Mais il est encore si jeune…si insouciant…&lt;br /&gt;- Oui mais il est temps qu’il grandisse et connaisse la vraie vie.&lt;br /&gt;- Seventh sky ?!&lt;br /&gt;- Bon si tu l’dis…&lt;br /&gt;- Sev…&lt;br /&gt;- Oui Pete! Seventh sky!&lt;br /&gt;- Mais c’est quoi ?&lt;br /&gt;- Une recette personnelle ou « commentneplussavoirsonprénomenpasdixminutes »&lt;br /&gt;- Ah ? Et pourquoi ce nom ?&lt;br /&gt;- Bah ça c’est juste le nom du bordel dans lequel on l’a inventé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approche de Jared et lui donne les bouteilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vais bien pouvoir nous trouver un récipient suffisamment grand, de la ficelle et euh..un briquet je suppose que t’as ? Mais euh…et pour le piment et la cannelle?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait un grand sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parce que tu crois qu’en venant ici j’aurais omis la possibilité qu’on veuille s’amuser ?!Tss ! Je vais te chercher ça tout de suite dans ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On titube jusqu’à la classe, je prends appui sur la poignée et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain, depuis quand les portes donnent directement contre le mur ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stian me répond, mort de rire et allongé en apesanteur à quelques centimètres du sol, qui bizarrement a changé de couleur :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca c’est l’lino Panpan… Gravité…  toussa…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aaaah… Je comprends mieux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Haaaaaaan… aloooors… Mon crâne a…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared m’attrape par la main et m’aide à me remettre… Debout ?  Woooh… Oh putain… Je m’allonge sur le premier banc que je croise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour monsieur banc, puissai-je m’octroyer le droit de vous squatter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond même pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Panpan… Tu sais le bois… C’est plus ce que c’était… Aucune politesse…Bientôt les planches vont foutre des cagoules et rapper…&lt;br /&gt;- J’aime bien les carottes…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Woooooooooo… Je viens de réaliser que je pouvais faire des bulles avec ma salive… Je souuuuuuuffle… Et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Wouah, l’est grosse…&lt;br /&gt;- Surement la première fois qu’on lui dit ça… Oh non c’est répugnant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle vient d’exploser. Je m’essuie la bouche du revers de la manche et roule en bas du banc, les deux chaises installées devant lui amortissant ma chute, puis je m’assieds. Wow. Ça tourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Le seventh sky c’est… dément.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elizabeth arrive et m’embrasse, sans même m’adresser la parole. Je me sens utilisé. Un homme objet. Elle se sert de moi quand elle a plus de piles, j'en suis sûr !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Yeurk ! T’as bu quoi ?&lt;br /&gt;- Tetniquement parlant… J’en sais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vois Seb s’approcher de Lilly et l’… L’ENLACER ?! Touche pas ma copine, branleur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oooooh tu sais je crois que le petit Panpan ne supporte puu vraiiiment l'alcoooooooooool.&lt;br /&gt;- Et toi non plus à ce que je vois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dégage gentiment et s’assied à ma droite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angie lance son sac sur le banc à côté de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je contemple l’étonnant spectacle qui s’offre à moi : Peter fixe ses doigts, n’arrêtant pas de les plier et de les déplier, Sébastian embrasse une fille qui visiblement n’en croit pas ses yeux… enfin, en l’occurrence sa langue, et je la comprends vu sa tronche. Ca ne fait que confirmer mes craintes : Ils sont défoncés, mais alors vraiment violent à en juger par les lunettes que porte Jared… Rah ! Elles sont trop cool. Je les veux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jared ? Pourquoi tu… portes des lunettes roses ?&lt;br /&gt;- Parce que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il attrape ma main droite dans la sienne, enserre ma taille et se met à chanter une chanson en français, tout en dansant avec moi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quaaaand tu me tiens dans tes bras, que tu me parles tout bas, je vois la vie en rooooooooooose. Quand tu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;…Jusqu’à ce que ses pieds rencontrent un sac. Il m’entraîne dans sa chute mais, heureusement, amortit mon arrivée… de son corps. J’essaie de me relever, mais il me garde serrée contre lui. Oh mon dieu, heureusement qu’en dehors de notre petit groupe et de la fille moche que Seb est en train de … divertir, la salle est vide. Il m’embrasse et, lorsque je lui fais remarquer qu’on est en public et que le prof pourrait entrer à n’importe quel moment, il consent à me lâcher. Je me redresse et l’aide à faire de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as pris quoi ? Je me doute bien que tu n’es pas dans cet état à cause de whisky…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’apprête à répondre mais Stian, qui visiblement nous écoutait, se jette sur lui et plaque sa main contre sa bouche. Il s’écrie, alors que je vois la fille qu’il galochait quitter précipitamment la salle :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrière démone !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis continue, très posément :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Secret, entre mecs.&lt;br /&gt;- Quoi ?! Mais c’est de la misogynie ! Spas possible !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonnerie retentit une première fois et des gens commencent à emplir la pièce. Stian gagne la place derrière moi et entraîne Panpan, qui était toujours plongé dans la contemplation de ses doigts, à côté de lui. Elizabeth ne dit rien, elle lit… Je crois qu’elle n’apprécie pas de voir Peter déchiré. Aucun sens de l’humour ! Jared se pose sur la chaise à côté de la mienne et place sa tête entre ses mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me laisse tomber sur mon lit, les bras en croix et ferme les yeux. Mal au crâne, mal au ventre, on s’est fait sortir en plein cours, expulsés jusqu’à ce qu’on décuve. Je me demande quand est-ce que c’est allé trop loin, quand Jared est tombé de sa chaise à force de se balancer, entraînant dans sa chute toutes les affaires du banc de derrière ou quand avec Pete on a fait le concours de celui qui arrivait le mieux à rattraper sa salive après avoir craché en l’air et que la fille de devant s’est pris l’un de ses mollards. Je ne le saurai sûrement jamais. C’est seulement maintenant que les « désavantages » du seventh sky apparaissent. Perte d’équilibre, vomissements, mal de crâne ainsi qu’engourdissement de tous les muscles des bras et des jambes. Comme après une bonne cuite, enfin, en pire et malgré ça on trouve toujours un prétexte pour s’en refaire un ptit. J’entends Pete qui s’écrase sur le sol, sûrement après avoir voulu faire comme moi. Je les rouvre et le vois étalé sur le sol, Jared sort de la salle de bain dans laquelle il s’était précipité pour vomir quelques minutes plus tôt. Il enjambe Pete et s’allonge sur son lit. Il lâche d’une voix lointaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On va être punis ?&lt;br /&gt;- Nan, mais on a pas le droit de se faire virer de la classe plus de cinq fois dans l’année.&lt;br /&gt;- Tranquille alors&lt;br /&gt;- Parle pour toi, j’en suis à la troisième et on est loin d’avoir fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il marmonne quelque chose, sans importance car je me lève et cours jusqu’à la salle de bain pour quicher. J’en ressors quelques minutes plus tard, ils dorment, je vais faire de même. J’ouvre les yeux, Jared me regarde, assis par terre contre l’armoire. Je n’ai même pas posé la question qu’il y répond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 20heure.On a dormi environ 4-5heures.&lt;br /&gt;- Et pourquoi me fixais tu alors que je pionçais ?&lt;br /&gt;- J’attendais que tu te réveilles pour que tu m’en files un peu. Je vais aller voir Angele.&lt;br /&gt;- Et tu penses la droguer ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, MOI je n’ai pas besoin de ça pour me faire des misses. Alors t’en as ?&lt;br /&gt;- Ouais attends…j’en ai presque plus tu fais chier…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me penche vers ma table de nuit, fouille et en ressort un sachet que je lui lance. Il me sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève et frotte les cheveux de Pete toujours endormi sur le sol, comme si c’était un chien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu penses garder ce que tu as sur la tête ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il touche le sommet de son crâne, effleurant des lunettes roses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien entendu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Me souriant une dernière fois, il sort en sifflotant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends quelqu’un frapper et vais ouvrir. Je ne cache pas ma joie lorsque je réalise que c’est Jared. Quand je le vois, j’ai l’impression que des papillons volent dans mon ventre… Ewww, je suis écœurante de niaiserie. Mais je m’en fous ! C’est ça le plus bon…Ou presque. Je l’embrasse et, me rendant compte que l’ouverture donne sur le couloir et que la plupart des filles nous matent avec un regard à la Jack Torrance, je ferme donc la porte. Elles sont vraiment toutes folles de lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca va mon ange ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’adore quand il m’appelle comme ça, c’est comme si tout mon être souriait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien. Et toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est vrai. Je suis sur un nuage depuis bientôt 2 semaines. Je me sens tellement bien dans ses bras que je pourrais y passer ma vie entière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca pourrait aller mieux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh et… Comment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’approche et recommence à m’embrasser, d’abord doucement ensuite avec plus de passion. Je place mes mains derrière sa nuque alors que les siennes glissent le long de ma taille puis remontent sous mon t-shirt. Wow, attend ! Je le laisse faire mais ne peux m’empêcher de cogiter… Et Pete ? Non, il a tournée la page. Il est avec Lilly et il est heureux. Et c’est juste une jalousie infondée, ce que je ressens, rien de plus et sûrement pas de l’amour. De l’affection. C’est tout. Et moi aussi je suis heureuse. Je ne sais pas trop comment – je suis légèrement déconnectée de la réalité – mais on se retrouve allongés sur mon pieu. Jared dépose des baisers dans mon cou, à califourchon sur moi. On se croirait dans un soap pour ados et je m’attendrais presque à entendre "Kiss me" de Sixpence none the richer en fond sonore. Mais non, juste nos respirations. Mais… Tain, ça fait que deux semaines qu’on se connaît ! Je suis pas une fille fac… Il ôte son t-shirt et, magad, l’école militaire ça… forme ! Je redessine le contour de ses muscles avec mon index, il me sourit et capture à nouveau mes lèvres. Peu importe ce que les autres penseront, j’ai envie de lui. Et pourquoi "les autres" le sauraient ? On est pas dans Lost, aucune raison d’être parano… Et quand bien même, du moment qu’on se protège ils ont rien à dire ! Je retire mon haut, il se penche à mon oreille et y glisse un compliment qui dissipe quelque peu mon appréhension. D’une main tremblante, je défais la boucle de sa ceinture puis sa fermeture éclair. Son pantalon finit sur le sol, rapidement suivi par le reste de nos fringues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre les yeux et contemple son visage assoupi à quelques centimètres en face du mien. Je passe une main sur sa tempe puis sur sa joue. Un sourire étire ses lèvres, elle s’éveille. Je murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour toi.&lt;br /&gt;- Salut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse sur le front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je dois y aller…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, elle me regarde m’habiller puis après un dernier sourire je ferme la porte. Quelques minutes plus tard je frappe à celle de Sébastian. Il vient m’ouvrir à demi nu je plaque ma main sur mes yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ciel, habille-toi avant de laisser entrer des gens voyants dans ta chambre !&lt;br /&gt;- …Je savais que ce serait toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’écarte légèrement mes doigts pour le regarder. Il se pousse pour me laisser entrer puis retourne dans son lit. Je me pose sur celui de Peter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Où est Pete ?&lt;br /&gt;- Sous la douche.&lt;br /&gt;- Ok envoie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se redresse sur les coudes et prend un sachet dans sa table de nuit avant de me le lancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Laisse m’en.&lt;br /&gt;- Ouais ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’en prends un peu puis me laisse aller sur le pieu. Stian « suit la ligne » à son tour. Je lui lance alors :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Me suis fait Angele.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es sérieux ?!&lt;br /&gt;- Ouais j’en reviens à l’instant.&lt;br /&gt;- Oh putain…&lt;br /&gt;- Eh ouais tu viens de comprendre ce que ça veut dire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je saute sur le lit et commence à danser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai gagné le pari, j’ai gagné le pari, j’ai gagné le pari ! Hououh hououh ! T’as perdu tu vas te choper la honte ! Hououh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décris des cercles dans le vide à l’aide de mes poings et continue à chantonner.&lt;br /&gt;- Et merde…&lt;br /&gt;- Ouais ça tu peux le dire ! T’es un looser ça va trop te griller !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me laisse retomber sur le pieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez viens, t’as encore une semaine avec le match élèves contre profs. Faut que tu en profites !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre lentement les yeux, émerge délicatement, encore une fois. Je sens son odeur sur les draps et suis prise de l’envie de le serrer encore contre moi. Mes joues rosissent lorsque je repense à la nuit passée. C’était génial… Je jette un coup d’œil au réveil. Midi. Je me suis rendormie après qu’il soit parti ce matin, mais on est samedi, je n’ai donc pas à me presser. Quoique j’ai la dalle. Je me lève et, après une douche rapide, m’habille. J’attache mes cheveux et me dirige vers le réfectoire. Alors que je m’apprête à me servir, j’aperçois Jared. Je vais vers lui et remarque une pétasse blonde qui glousse… Et dont il caresse la joue ?! C’est quoi ce bordel ? Je lui tapote l’épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, Angele. Salut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, méga chaleureux... Bon. Psychote pas ‘Gie, tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lut. Tu… Parlais à Louise ?&lt;br /&gt;- Ouais, on a fait connaissance. Tu voulais quelque chose ? Je suis un peu "occupé", tu vois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la tête, il me désigne Louise. Non mais tu déconnes ou quoi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… Attends, tu la dragues ?!&lt;br /&gt;- Ouais. Pourquoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ? POURQUOI ?! Respire, reste calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais… et nous ?&lt;br /&gt;- Quoi nous ? Y a pas de nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le fixe, les yeux écarquillés. Une blague, c’est forcément ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et cette nu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière syllabe reste bloquée dans ma gorge. Putain ! Pleure pas, c’est pas le moment ! Reprends toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette nuit ?&lt;br /&gt;- Bah… C’était sympa. Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait une bise et tourne les talons, prêt à partir, mais je l’en empêche. "Merci" ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai fait quelque chose de mal ? Ou… ça représentait rien pour toi ? Tu… tu voulais juste…&lt;br /&gt;- Angie, fais pas l’enfant. T’as été géniale… Et c’est pas que ça représentait rien, mais je suis pas du genre à m’attacher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh putain… Merde... J’ai l’impression de voir tout tourner... Mais qu’est-ce que tu croyais ?! Qu’il t’aimait ?! Ouais… Pauvre conne ! Sans même m’en rendre compte, je sors. Plus faim, ni soif. Pas envie de voir qui que ce soit… Je me cogne contre quelqu’un qui me retient. Peter… Et Elizabeth. Oh non, j’avais pas besoin de croiser des amoureux transis en ce moment ! Panpan lui fait un signe, il m’entraîne à l’écart. C’est comme si j’entendais plus rien. Et tout à coup…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angie ! Réponds ! Qu’est-ce qui t’arrive ?&lt;br /&gt;- Je… Jared… Il… On a… et il m’a jetée…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son visage s’assombrit et il s’en va sans rien ajouter, l’air en colère. Et merde, est-ce qu’il est déçu par moi ? Peu importe. Je retourne dans ma chambre et m’y enferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’avance et vois cet enfoiré. J’arrive à sa hauteur et, d’un geste brusque, écrase le plateau qu’il tenait dans ses mains contre son torse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- CONNARD !&lt;br /&gt;- Aie ! Putain, ça brûle ! Tu as 3 secondes pour t’expliquer.&lt;br /&gt;- T’as couché avec Angie et tu l’as larguée !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les regards sont rivés sur nous et des murmures s’élèvent dans la salle. Il sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Roh, fais en pas toute une histoire… Et c’est pas parce que toi tu la sauteras jamais qu’aucun mec peut la bai…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon poing monte et redescend en un éclair, fendant l’air et s’abattant sur sa tronche. Aoutch, je viens de me péter la main. Il se tient le nez quelque secondes, puis secoue la tête et me regarde, un lueur assassine dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’aurais jamais dû faire ça, p’tit con !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se jette sur moi et, quand je suis au sol, s’assied sur moi. Son poing me cogne une, deux, trois fois, et une douleur fulgurante envahit le côté droit de mon visage. Quelqu’un intervient et retient son bras, l’empêchant de frapper à nouveau. God bless Sébastian. Quelqu’un m’aide à me relever. L’infirmière. Elle m’empoigne et attrape le poignet de Jared, essayant de nous entraîner avec elle. L’espèce de petit fils de pute prend la parole :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous nous emmenez où ?&lt;br /&gt;- A l’infirmerie, quelle question !&lt;br /&gt;- Mais j’ai rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dégage et se barre. Je suis sûr qu’il cache sa douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jared&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends une grande inspiration et frappe. Elle ouvre mais me voyant referme presque aussitôt et tourne le verrou. Ouais ok je le mérite sûrement mais je vais pas me casser en laissant foutre si facilement. Je m’assieds, dos à la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele…&lt;br /&gt;- Barre-toi !&lt;br /&gt;- Faut qu’on parle…&lt;br /&gt;- Non j’en ai pas envie ! Dégage!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raaah, elle m’énerve. Bon, calme-toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Excuse-moi, je sais que j’ai agis comme un con mais j’ai cru que tu savais que nous deux c’était que pour…s’amuser.&lt;br /&gt;- S'amuser ?! Mais putain, tu comprends pas que pour moi ça avait de l'importance et que ... Tain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon c’est pas dans le couloir que je vais pouvoir faire quoique ce soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouvre-moi s’il te plaît…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un long silence me répond puis enfin, j’entends la clé tourner dans la serrure. Je me lève, hésite un instant et finalement ouvre la porte. Elle est appuyée contre son sommier, la tête entre les genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mon ange…&lt;br /&gt;- Je t’interdis de m’appeler comme ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approche, me pose sur le lit et soulève son visage d’une main. Elle a pleuré. Je l’ai plus pris à la légère que ce que j’imaginais. Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Peu importe ce qui se passe, tu seras toujours mon ange.&lt;br /&gt;- T'as une façon terriblement cruelle de traiter les anges alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse puis reste à quelques centimètres de son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu trouves ça cruel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me repousse légèrement et répond :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu t'es payé ma tête. Tu m'as laissé espérer alors que la seule chose que tu voulais c'était me sauter et passer à la suivante...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, agacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé mais je ne pensais pas qu’en pas deux semaines t’envisagerais déjà quelque chose de sérieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’arrête, perdu dans mes pensées. Mais peut-être que finalement, quelque chose d’un peu plus stable…Roooh mais non ! A quoi je pense là ?!Elle soupire et appuie sa tête contre le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors c'est de ma faute c'est ça ?&lt;br /&gt;- Non mais je n'ai pas pris mon pied tout seul! C'est ça que t'as pas l'air de capter, alors encore que ça te vexe mais que ton pote se ramène pour me péter la gueule...faut pas abuser!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire à mon tour, aller garde ton calme. Je m’assieds sur le lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hein ? Pete t'a pété la gueule ?!Mais euuuh... t'as rien&lt;br /&gt;- Je ne suis ni Jésus ni Sébastian, je tends pas l'autre joue, je rends&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu rends ?! Il va bien ?!&lt;br /&gt;- Bien sur qu’il va bien, j’allais pas réduire en bouillie ton chevalier servant. Ce qu’il a fait est honorable. Totalement stupide, mais honorable.&lt;br /&gt;- Ouais...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un silence s’installe. Je la regarde, elle fixe ses pieds. Oh pis merde. Je m’avance vers elle à quatre pattes et attrape ses lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est ce que tu fous ?!&lt;br /&gt;- C’est pas ce que tu voulais ?&lt;br /&gt;- Hein ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse dans le cou avant de monter à son oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis à toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle met ses mains sur mon torse et me repousse légèrement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais pour combien de temps ? Jusqu'à ce qu'une autre fille croise ton chemin ? Tu m'aimes pas, ça ... c'est clair.... Je veux pas que tu fasse ça par pitié...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ohla non mais attends…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Parce que toi tu m’aimes ?!&lt;br /&gt;- Je... Je crois. J'en sais rien.&lt;br /&gt;- Ah euh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je baisse les yeux, non mais je peux répondre quoi à ça ?! Je me laisse tomber sur le dos à côté d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Excuse-moi, j’aurai pas dû prendre ça à la légère…mais ça a été si vite je pensais pas que…&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tourne la tête vers elle et l’interroge du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t'aime pas. Pas encore. J'étais... amoureuse de ce que tu aurais pu être. J'aimerais avoir quelqu'un à aimer et qui m’aimerait en retour, je crois que c'est surtout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fixe le plafond, moi j’aimerais…puis me tourne vers elle pour le lui dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi j’aimerais bien être ce quelqu’un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde, étonnée puis me sourit. Elle m’attrape par le t-shirt et m’attire à elle. Je sens ses jambes encercler ma taille, elle m’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-3162068640452251385?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/3162068640452251385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=3162068640452251385' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3162068640452251385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3162068640452251385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/1996/12/chapitre-10.html' title='Chapitre 10'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-7174876046891163457</id><published>2006-12-01T20:31:00.000Z</published><updated>2007-01-09T20:25:23.020Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 10'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 10</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Hoy ! Voilà voilà, « petit » chapitre, plus long que d’habitude… Euh, il s’y passe que dla merde (tend le bâton pour te faire battre, sale conne !)( ta gueule conscience !) (non ! tu ne me feras pas…) (lalalalalalaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa)(…)(c’est bon ? t’es calmée ? tu fais plus ta crise de… ha ha ha, ta crise de conscience ?!)(…pff, sale conne. Je me barre puisque c’est comme ça)(génial, ça me fera des vacances, et je vais peut être enfin me jeter sur le premier inconnu qui me décochera un regard de braises !) (tu sais que le viol est illégal et qu’accessoirement, question regard de braise, les aveugles sont plutôt avares ?) (….) (désolée, je suis peut être allée un peu loin ce coup ci…hey… ma tite conscientée de moi… non mais pleure pas ! et parle moi, je suis ta conscience, tu me dois bien ça…) (nan. Veupas.) (roooh, je… Tu veux du whisky ?) (WHISKY !) (ha ha, trop facile) (oué bah nan ! m’en fous. Jteparlepu)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Oui, donc. Que nous apprends ce chapitre ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Que les auteurs sont graves en manque, que les sweeps (et oui, on était en novembre ! recherche google pour les incultes !) sbien (ou mal) parce que les scénaristes font faire des choses folles à leur persos pour avoir de l’audience et donc pour gagner plus de thunes, que les auteurs sont graves en manque (je parle en ton nom, tu m’excuseras teki hein ? tfaçon chuis sure que c’est aussi ton cas, c’est toujours ton cas, plus t’en as plus t’en veux… youf, elle va me fracasser quand elle lira ceci ^_________^ Adieu les amis !), que Angele et Lilly sont des filles faciles, à l’image de leurs auteurs (je déconne, pour qui nous prenez vous… Si un Jared, ou un Stian, ou un mec plutôt mignon et hétéro et qui rêve de se faire son idole, la grande iris (pchut teki ! je t’interdis de me vanner sur ma taille !!!), bref, si un type bien vivant en suisse ou possédant un jet privé lis ceci, laisse un commentaire mon chou, avec ton e mail… Damn, on se croirait dans une chanson de Diam’s !).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Euh, je me rends compte qu’avec ce que je viens d’écrire je risque de passer relativement pour une fille trop conne / désespérée / grav… TA GUEULE !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Bon, en fait j’espère juste vous avoir fait rire ^^ Rien de tout ceci n’est à prendre au sérieux, évidemment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Dans la série « IL FAUT QUE VOUS ECOUTIEZ C’EST TROP BIEN ! » Je vous conseille fortement, à la limite du couteau sous la gorge, speeding cars de ma chouchoute du moment, aka imogen heap. http://www.youtube.com/watch?v=dBgpLkXNS84&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Vous pouvez l’écouter par là, sur une vidéo magnifique de Final Fantasy XD hum. Pardon. Bref, ceci étant dis, je crois qu’il est temps pour moi de me retirer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Merci d’avoir lu, et merci de commenter (non, je ne vous supplierai pas à genoux, j’ai ma fierté.) (ah bon ? depuis quand) ( ?! T’es toujours là toi ?!) (on se débarrasse pas si facilement de sa conscience MUHAHAHA) (va dire ça à ma prof d’allemand…)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: arial;"&gt;Iris &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-7174876046891163457?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/7174876046891163457/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=7174876046891163457' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7174876046891163457'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7174876046891163457'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2006/12/ddfdf-chapitre-10.html' title='DDFDF, chapitre 10'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-2166072064572493442</id><published>2006-11-05T19:44:00.005Z</published><updated>2008-06-19T23:04:10.958+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 09'/><title type='text'>Chapitre 9</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; color: rgb(255, 255, 255);font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 9&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents arrivent. Angele serre Stian dans ses bras, lui murmure quelque chose à l’oreille, fait la bise à Lilly et s’engouffre dans la voiture. Je me dirige vers Elizabeth et l’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu m’appelles ces vacances hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evidemment… Tu pourrais venir chez moi stu veux…&lt;br /&gt;- Heum, mes parents sont assez stricts… Je doute qu’ils me laissent aller seule chez un gars pour qui je craque, gars que j’aurais rencontré dans un internat pour délinquants et cas difficiles…&lt;br /&gt;- Alors je t’appellerai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Argh, Stian a l’air terriblement mal. Envey est partie hier. Ca m’a foutu un sacré choc, et je l’ai mauvaise de le laisser retourner chez lui seul…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey mec… Tu as mon numéro hein ? Tu me télé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me coupe la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca ira.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’envoie une tape dans l’épaule, me fait un de ses éternels sourires. Mon cœur se serre. Il joue bien la comédie… Dois je lui casser son spectacle ? Non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ok. Mais si…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un klaxon m’interrompt. Mon père semble s’impatienter…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Panpan, si tu y vas pas ton père va se tirer sans toi.&lt;br /&gt;- Ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’éloigne de Seb, fous mes valises et celles d’Angele dans le coffre, et m’apprête à entrer dans la voiture quand je me reçois un truc dans la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Boulet ! Laisse pas tomber ton cadeau dans la neige !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde le sol et aperçois effectivement un paquet rouge, entouré d’une ficelle bleue. Seb ajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ne l’ouvre pas avant le 24 hein !&lt;br /&gt;- Merci mec… T’auras le tien à la rentrée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je grimpe dans le véhicule, claque la porte. Ca y est, c’est parti. On est officiellement en vacances. Mon père démarre. Angele lui tend un CD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Alright now boys and girls we've got another story for you now!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;We want to introduce to you another friend of the Bible!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;J’hallucine. Elle y a pensé. Je l’interroge du regard, un sourire sur les lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une tradition reste une tradition…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mason m’a filé une clé de chez lui pour que je puisse entrer quand je veux… Quoique je doute qu’il ait imaginé un seul instant que je débarquerais à 4h du mat. Mais j’y peux rien, depuis qu’on a 5 ans, lors de la première neige, on mange une énorme coupe de glace. Ca peut paraître débile, mais c’est le genre de coutume qui est fun. J’enlève mes chaussures, monte silencieusement les escaliers, pousse la porte de sa chambre et… saute sur le lit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Debout ! C’est l’heure !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- HEIN?!?!? Quoikéskipasseonapacoursmamantaisezvous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je vais faire comme si tu ne m’avais pas appelé maman. Lève toi, y neige !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Oh putain, tu fais chieeeeer, ça pouvait pas attendre ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non. Maintenant, on réveille ta sœur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il se lève, allume la lumière et enfile un t-shirt.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Elle va trop péter un cable…  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Peut-être… Tu t’en charges !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il prend un cd et le met dans sa chaine stéréo. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Va ouvrir la porte de sa chambre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui obéis. Mon regard se pose sur elle. On dirait un ange quand elle dort… Je retourne dans la piaule de Mason. La musique commence doucement puis il pousse le volume au max et…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;HELL YEAH !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;HELL YEAH !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le résultat ne se fait pas attendre. La lumière dans sa chambre s’allume et elle ne tarde pas à arriver, les cheveux légèrement en bataille, le regard totalement perdu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Peter ?! Kestufous ?! Frérot... Putain... Squatre heures et demie !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il fait un signe de tête en direction de la fenêtre. Angie regarde quelques secondes la neige tomber puis reprend. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- J’ai compris. Je m’habille. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mason hallucine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Attends, hier je t’ai réveillée à midi et tu m’as gueulé dessus !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Un tradition reste une tradition frérot. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde les voitures s’en aller. Je me sens bizarre, Envey est partie ce matin et j’ai pourtant l’impression qu’elle va bientôt arriver en maugréant contre mon père toujours en retard. Mais là tout ce qui va se passer c’est qu’il va arriver, constater qu’elle n’est pas là et péter une case.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous attendez vos parents ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne, je pensais être le dernier à partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh madame la directrice…oui.&lt;br /&gt;- Pour votre sœur…&lt;br /&gt;- Je vous ai déjà dis qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter, mes parents ne porteront pas plainte contre l’établissement, vous n’aurez aucuns problèmes…&lt;br /&gt;- Ce n’est pas de ça que je voulais parler…Sébastian je me fais du souci pour vous, vous aviez l’air très proches vous et votre sœur…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une grosse BMW noire avec des vitres teintées arrive et s’arrête à notre hauteur. Un type, visiblement un chauffeur, en sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Monsieur Owenn ? Vos parents n’ont pas pu venir vous chercher, je dois m’en charger à leur place.&lt;br /&gt;- Très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes parents ont dû péter une case pour dépenser une telle somme juste pour que je puisse rentrer à la maison. Une bagnole avec chauffeur…mon père doit vraiment avoir besoin d’un punching-ball pour ne pas vouloir me faire attendre le bus. J’ouvre la portière de la caisse et y lance mon sac à dos pendant que le conducteur range ma valise dans le coffre. Je me tourne vers la directrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout ira bien, pour vous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un signe de tête je montre O’brien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …comme pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me glisse dans la voiture qui démarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait si longtemps que je suis pas revenue ici… Je traîne mes valises derrière moi, tout en montant les escaliers tant bien que mal. Je les laisse dans ma piaule et vais dans celle de Mason…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ai passé tout le week-end chez une copine et je rentre enfin chez moi. J’ai plein de trucs à raconter à mon frère mais j’ai été coupée de l’extérieur ces deux derniers jours, faute d’avoir un téléphone portable. Je passe le seuil  et vois ma mère, mon père et Peter assis au salon. Ils se tournent vers moi. Mes parents ont les yeux rouges et lui il est encore plus pâle que d’habitude. Il se lève et me prend par la main, me forçant à m’asseoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Qu’est-ce qui vous prends  ?! Quelqu’un est mort ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je rigole, terriblement mal à l’aise. Quand je vois les larmes qui remplissent les yeux de maman, je réalise ma bourde. Son père se bat contre un cancer et ces derniers temps il allait vraiment mal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- C’est grand père ?! Oh, m’man je… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle secoue la tête de gauche à droite. Papa prend la parole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mason s’est suicidé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je reste là, la bouche entrouverte. Non, ils mentent, il ne peut pas ! Je tente de me mettre debout mais Peter m’en empêche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je... Arrêtez ! C'est pas drôle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une blague. C'est forcément une plaisanterie débile du genre que mon frère adore. Et la porte du placard s'ouvre, Mason sort, il éclate de rire et me crie qu'il m'a  eue, que j'aurais dû voir ma tête. Il me serre dans ses bras, toujours mort de rire, et  Pete fait une danse de la victoire. J'ai été idiote de croire à un truc pareil, Mason va bien, il mettrait jamais fin à ses jours. Non. Je tourne la tête dans tous les sens mais rien. Pete me serre dans ses bras, je le repousse. Mes parents ne bougent pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chérie...&lt;br /&gt;- NON !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’escalade les escaliers, suivie de Pete. Je trébuche mais continue. J’ouvre à la volée la porte de la chambre de Mason et mon cœur s’arrête de battre. Le sol et une partie du mur sont recouverts d’un liquide rouge. Du sirop, ou du sang de bœuf comme dans ces stupides films. Mais pas le sien, non, pas ça. Tout sauf ça. Je tombe à genoux et il essaie de m’entraîner hors de là. Il me cale contre son torse, je sens mes jambes me lâcher. Mes joues sont trempées, ma poitrine secouée par les sanglots. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je referme la porte, les yeux embués. Tout a été nettoyé, plus un seul endroit de la pièce ne laisserait deviner le drame dont elle a été témoin. Mes parents ont été consciencieux, ce coup-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- PARTIE ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son poing accompagne sa surprise. Je me retrouve à terre. Allez respire reste calme, la douleur va passer, elle passe toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- MAIS OÙ ?! ALLEZ DIS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’envoie des coups de pieds dans le ventre entre chaque mot, je ferme les yeux et me recroqueville, protégeant ma tête de mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- TU LE SAIS ! CRACHE LE MORCEAU !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lâche d’une voix cassée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va te faire foutre, je ne te dirais rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne sais surtout rien mais il me croirait pas alors...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’entre dans ma chambre. Je suis parti tout un week-end, laissant Envey seule ici. Dans le noir je remarque qu’elle est assise sur le rebord de la fenêtre, elle fume.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- ‘Vey ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’allume la lampe de chevet. Elle me tourne le dos pour ne pas être éblouie et lance ses jambes dans le vide. On est au huitième étage et elle est posée sur le rebord de la fenêtre, mais comme elle a toujours adoré être en hauteur je ne m’en inquiète pas outre mesure. Je m’approche d’elle et vois enfin son visage. Merde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Oh fais chier, viens faut te soigner ça.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Sa lèvre est ouverte et je n’ose même pas regarder l’état de son dos.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non c’est bon.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Sa voix n’est qu’un murmure. Elle jette sa cigarette et en allume une autre. Le con j’aurais jamais dû partir si longtemps, elle s’en est  pris pour deux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Si viens.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il frappe plus fort et soudain s’arrête, essoufflé. Il va se poser dans son fauteuil, prend une bière et allume la téloche, comme si de rien n’était. Je me relève doucement, mes côtes me font mal. Je vais dans la salle de bain et m’y enferme pour vomir. Je m‘assieds dans cette petite pièce sans fenêtre, la tête contre les catelles. Ce fut rapide, il s’est vite lassé, pour sûr qu’il en a pas fini. Quelle merde, un mois ici ça risque d’être hard. A l’aide du lavabo je me redresse et me regarde dans le miroir. Je touche ma joue où un hématome apparaîtra bientôt et grimace. Il ne m’a pas loupé. Je m’assieds à nouveau et prends de grandes inspirations. J’entends un bruit, de la musique ? Oh merde le con, mon portable. Je cours dans ma chambre et l’attrape avant que la personne ne raccroche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais ?!&lt;br /&gt;- Putain dude ça fait plaisir de t’entendre !&lt;br /&gt;- Ha ha James toi aussi, tu peux pas savoir à quel point tu tombes bien !&lt;br /&gt;- Quand Dun’ m’a dit que t’étais revenu en ville j’l’ai pas cru, on s’voit ?&lt;br /&gt;- Ouais j’arrive.&lt;br /&gt;- Maintenant ?&lt;br /&gt;- Ouais, pas envie de rester plus longtemps chez moi, on se retrouve au QG. Préviens Dun’ et Jared.&lt;br /&gt;- Jared est à l’école militaire mais va pour Duncan. A plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste un instant à écouter le bip répétitif sortant du téléphone puis me ressaisit. J’ai l’impression que tout redevient comme avant la fugue sauf que…sans Envey ce sera plus pareil…Faut pas que j’y pense. Je prends ma veste, mes clés et lance un « j’me casse » à mes parents avant de claquer la porte. Aaah, home sweet home.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- … et donc je dois leur dire quelle chanson passer pour la cérémonie.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On est dans un Starbucks, j’ai une tasse énorme devant moi, je fais glisser mon doigt sur la crème chantilly et le lèche. Pete a les yeux plongés dans son expresso, comme s’il y cherchait une réponse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu penses à quoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Bang bang, de Nancy Sinatra...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il me jette un regard accusateur, je continue&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ou Since you’ve been gone, de Kelly Clarkson...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il sait à quel point j’en veux à Mason, il sait que je ne pense pas ce que je dis, que ça me ronge de l’intérieur de ne plus l’avoir à mes côtés et que j’aurais préféré mourir que de devoir vivre ça. Il passe un bras autour de mes épaules.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pour tout dire, j’en sais rien. Pourquoi ils me demandent de choisir ça ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu le connaissais mieux que personne… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je l’interromps : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et pourtant j’ai pas été foutue de me rendre compte qu’il allait mal !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me lève d’un coup et sors. Il me rejoint et me tend mon gobelet. Il pleut et les gouttes qui tombent sur nous se perdent au milieu de mes larmes. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Il cachait tout… Même moi je le savais pas…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne réponds rien et m’appuie contre un mur. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pourquoi ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi t’as fait ça grand frère ? Pourquoi tu m’as laissée seule ? Sans toi c’est… invivable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je laisse tomber une fleur sur sa tombe, le blanc des pétales se mêle à celui de la couche de neige qui la recouvre en partie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais… P’pa et m’man déconnent grave… Y a plus que le boulot qui compte pour eux, et lui je… je crois qu’il boit un peu trop… Et y m’ont envoyée dans un internat après que… J’aie plus pu. C’est pour ça que je suis pas passée te voir plus souvent. Peter tient sa promesse, il veille bien sur moi, il a convaincu ses parents de l’envoyer dans cet enfer juste pour moi. Et… Y m’a dit y a quelques semaines qu’il était amoureux de moi. Tu étais au courant toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que je peux être pathétique… raconter ma vie à un squelette…J’éponge mes larmes avec un de mes gants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bref ! Je lui ai dit que c’était pas réciproque et là il drague à mort une copine…Y a plein de merdes qui lui sont tombées dessus tu sais… Il était ami avec cette fille qui s’est barrée de l’internat, et avec son frère Sébastian… Et pourtant y fait face et… Je crois que je suis un peu jalouse, j’ai l’impression que… J’en sais rien. Je veux toujours ce que je peux pas avoir faut croire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon portable se met à vibrer. Je décroche sans même consulter le nom de celui qui m’appelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais ? Oh, salut Panpan. Ouais j’ai essayé de t’appeler mais c’est bon maintenant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu fais quoi ?&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Léger silence... quand elle reprend, sa voix est bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Rien...&lt;br /&gt;- Tu pleures ?&lt;br /&gt;- Non… Je… Chuis allée voir Mason.&lt;br /&gt;- Oh… Désolé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et merde, j’ai pas assuré, j’aurais dû y aller avec elle mais j’ai passé la matinée au téléphone avec Lilly…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey, arrête ! Ca va, je t’assure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’y crois pas une seconde. Je t’en prie Angele, recommence pas à me cacher ces choses-la…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux qu’on aille boire un café ?&lt;br /&gt;- Ouais… Je passe chez toi ?&lt;br /&gt;- Clair. Je file me préparer, à toute.&lt;br /&gt;- Yep.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raccroche, enfile un t-shirt propre et un sweat. Rapide coup d’œil à mon reflet, j’ai l’air reposé. Fou ce que 6 jours de vacances peuvent vous faire… Quelqu’un frappe à ma porte. Déjà ?! Je crie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Entre Angie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et suis d’autant plus surpris lorsque mon père entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fils… Je crois qu’il est temps pour nous d’avoir une conversation…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh non…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vois à ton regard que tu voudrais pouvoir y échapper, tu crois probablement déjà tout savoir à ce propos mais… Asseyons-nous, tu veux bien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pitié, faites qu’il me parle des Sims, faites qu’il me parle des Sims. Je me pose sur mon lit, il se place face à moi, à la chaise de mon ordi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Lorsque l’on est passés à l’internat, je n’ai pu m’empêcher de remarquer la charmante enfant qui t’a… qui t’a dit aurevoir et euh… enfin… Elle est charmante. Vraiment. Donc cette charmante…&lt;br /&gt;- P’pa, elle s’appelle Elizabeth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il affiche un air surpris, l’espace de quelques instants, mais ne tarde pas plus à répliquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh ! Quel prénom… Charmant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca y est, mon père est devenu fou. Je suis partagé entre l’horreur et l’envie de me marrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et tu es un très beau jeune homme… Et il serait naturel de vouloir transmettre ces caractéristiques à une descendance…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, l’épouvante a pris le dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il faut que… enfin… il faut te… vous protéger, et je ne parle pas d’antivirus quoique si d’une certaine manière mais… si vous ne le faites pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il marque un temps d’arrêt puis reprend, l’air déterminé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce sera la merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retiens d’éclater de rire et suis sauvé par le bruit de la sonnette qui retentit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est sûrement Angele, je bouge. La conversation a été très… enrichissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attrape ma veste et l’enfile tout en dévalant les marches, j’enfonce mes mains dans mes poches et y sens mes clés, mon porte monnaie et un paquet de chewing gum. J’en croque un et ouvre. Glaaa, féfroidehors ! Je sors néanmoins et fais la bise à Angie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu vas bien ?&lt;br /&gt;- Bah… Ca fait bizarre d’être de retour… J’ose pas imaginer l’état de Stian.&lt;br /&gt;- Hum… J’ai essayé de l’appeler mais il a pas répondu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On marche vite, sûrement encouragés par le froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma mère voulait savoir si tu avais envie de venir fêter Noël avec nous…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rougit légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… je voudrais pas me taper l’incruste et puis… je…&lt;br /&gt;- Elle t’aime beaucoup tu sais… T’es un peu la fille qu’elle aurait aimé avoir.&lt;br /&gt;- Elle devrait être servie avec toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’adorerais venir, merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me serre dans ses bras, mon cœur s’enflamme étrangement. Rah, tourne la page Panpan ! Amis, rien de plus. Et y a Lilly maintenant… On entre enfin dans le café. Hallelujah, de la chaleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre la porte du local. Wow rien n’a changé depuis la dernière fois ; quelques vieux canapés disposés tout autour d’une table basse sur laquelle traînent un narguilé et des cadavres de bouteilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Envey attrape ma main et m’attire à l’intérieur du grenier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ici quoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ici ce sera parfait.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- T’es sérieuse ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais oui ! Imagine !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle me tire au centre de la pièce. Tout n’est que poutres et poussière, c’est à peine si on voit la lumière du jour à travers la grande fenêtre ronde planquée sous la couche de saleté.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Cet endroit est génial ! Personne n’y vient jamais !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouais ça se voit…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle m’attire vers la fenêtre et essuie le centre avec sa manche. Elle regarde au dehors, comme émerveillée et s’exclame. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Regarde d’ici on voit le monde !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’attrape ses poignets, puis en lâche un pour relever son menton afin de pouvoir plonger mes yeux dans les siens. Elle semble étonnée de ce contact sortant des limites que s’imposent les frères et sœurs. Je lui murmure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Même ailleurs je le vois moi, mon monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle baisse les yeux mais n’arrive pas à effacer ce sourire en coin. Elle rougit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Stian…tu ne devrais pas…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je relève à nouveau sa tête et l’embrasse avant qu’elle ait eu le temps de réagir. Sous le coup elle perd presque pied. Je la soulève et sans quitter ses lèvres la pose sur un fauteuil sûrement là depuis la construction du bâtiment, ce qui visiblement, remonte à longtemps. Je m’accroupis, me tenant à ses jambes pour ne pas perdre équilibre. On s’est embrassés jusqu’à ne presque plus avoir d’oxygène. Je lui souris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je devrais pas quoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faut plus que je pense à elle…Les autres ne sont pas encore là, je me dirige vers la petite « armoire à pharmacie » comme on la baptisait affectueusement et prends un sachet d’herbe. Je me laisse tomber dans un des fauteuils et commence à me rouler une sèche. J’entends la porte grincer et me retourne. James entre, lui non plus n’a pas changé ; cheveux noir et rouge le tout en une énorme crête, piercing « bridge », et costard classique. Bref une sorte de petit punk un peu étrange.  Il me sourit avant de se jeter à côté de moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bordel mais regarde moi ce qu’elle t’a fait ! Le petit Stian a bien changé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’attrape par le cou et frotte ma tête de son poing puis me lâche pour me dévisager.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voyons voyons…constat ; Monsieur s’est fait percer deux fois à l’arcade droite, va savoir combien de fois à l’oreille et…owww…joli plug !&lt;br /&gt;- Merci mais tu en as oublié un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait de grands yeux. J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non espèce de tordu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui tire la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain tu m’as fait peur l’espace d’un instant. Mais bon je dois avouer que le résultat est pas mal.&lt;br /&gt;- Toi par contre, t’es toujours le même petit con !&lt;br /&gt;- Hell yeah ! Pourquoi changerais-je ?!&lt;br /&gt;- Ouais t’as raison. Hey mais en fait, tu m’as dit que Jared était à l’école militaire ? Qu’est-ce qu’il a foutu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève et commence à jouer aux fléchettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah, après que toi et ‘Vey vous vous soyez cassés, sans nous dire au revoir en passant, ben on a continué comme d’hab. Tu te souviens du putain de petit caniche de Mme Anderson?&lt;br /&gt;- Ouais, celui qui aboyait tout le temps.&lt;br /&gt;- Ben il l’a butté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sérieusement ?&lt;br /&gt;- Ben ouais, enfin il voulait pas vraiment, c’était pendant une de nos soirées…enfin tu vois le genre, on était tous déf et y avait ce putain de chien qui gueulait sur le balcon. Jared a eu la superbe idée de jouer au foot avec…Il l’a chopé et on s’est fait des passes, je savais pas qu’on pouvait si bien shooter dans un truc pareil mais bref, le goal lui a été fatal. Ses richtos de parents ont dit que c’en était trop, qu’on avait une mauvaise influence sur leur fils et l’ont envoyé là-bas. Depuis j’ai plus de nouvelles ça va faire…mmmh…5 mois.&lt;br /&gt;- Putain, et moi ça faisait 7 mois que je suis plus venu ici vous voir…le crew est mort ?&lt;br /&gt;- Ben, avant y avait Jared, Duncan, Envey, toi et moi, sur le tout restait plus que Dun et moi, un peu qu’il est mort, vous nous avez tous lâchés !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un type entre soudainement, un pack de bière dans chaque main. C’est à peine si il arrive à passer par la porte, c’est une sacrée masse, genre videur que personne n’ose provoquer ; boule à zéro, t-shirt de basket-ball même trop large pour lui, Nikes…il a tout du petit rappeur en herbe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il est de retour !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lâche l’alcool et me saute dessus pour me passer un savon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aille aille Dun’ c’est bon arrête ça !!!&lt;br /&gt;- Ouais, arrête tu vas le tuer avec tes 120 kilos !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James arrête son jeu et force Duncan à se lever. On éclate tous de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes des malades…&lt;br /&gt;- Et toi aussi dude ! Ça fait plaisir de te savoir en vie, ça faisait depuis un bout de temps qu’on avait plus de nouvelles ! Où est la petite princesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde le sol un instant avant de me lever pour m’emparer d’une bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle s’est barrée alors qu’on était à l’internat.&lt;br /&gt;- Sans toi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Duncan n’est pas connu pour son tact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais sans moi, elle voulait que j’aie mon diplôme et elle pouvait plus m’attendre alors elle a tracé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James soupire et allume le joint que j’avais roulé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’espérais la revoir, elle nous manquait.&lt;br /&gt;- Ouais, elle et son joli petit cul.&lt;br /&gt;- Dun’…plus tard, on a pas assez bu là.&lt;br /&gt;- Bon…et si on fêtait un peu mon retour?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils voient bien que le cœur n’y est pas mais ils font comme si de rien et je les en remercie silencieusement. Entre nous pas besoin de paroles, on se comprend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je descends un énième verre de whisky, remets la bouteille en place…Les larmes me montent aux yeux. J’étouffe ici. Mon cœur, mes poumons, tout mon corps est comme pris dans un putain d’étau. J’en viendrais presque à regretter O’brien. Je me dirige dans ma chambre, les idées légèrement embrumées par l’alcool et me laisse tomber sur mon pieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Grouille, on va encore être en retard !!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il entre en trombe dans ma chambre et me trouve en pyjama devant mon miroir, entourée de fringues, un pull à la main.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pourquoi tu tires cte tronche ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi ?! IL OSE ME DEMANDER POURQUOI ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Jsuis mooooooche ! J’ai l’air d’un… d’un… DE RIEN !!! Ca saute aux yeux non ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mason éclate de rire et me serre dans ses bras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je connais au moins 10 mecs qui sont pas de cet avis… et 2 filles. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je redresse le visage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Quels mecs ?! Nom, prénom, âge, alcool préféré ?! Allez, jsuis ta sœur, tu te dois de me le dire !  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il me fait un clin d’œil.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Héhé… Si t’es dans la voiture dans 5 minutes, je te donne même leurs numéros de téléphone et leur photo…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je souris, presque malgré moi… Et le jette dehors. 5 minutes ça passe vite ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arrête de penser à lui idiote, tu te fais du mal inutilement. Tu ne reviendras pas en arrière, c’est impossible. Il est… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une semaine que je suis là. Une semaine que je traîne avec mes potes. Une semaine que je rentre au petit matin en espérant qu’il dorme déjà. Une semaine que je me dis que visiblement, il ne peut pas pioncer sans avoir frappé dans quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian arrêtes de rêvasser, regarde ce que je t’ai apporté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis le regard de James qui se pose sur la table basse. Un cd, une carte de bibliothèque et une ligne de poudre blanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On est assis autour du narguilé, fumant comme d’habitude l’herbe que nous a fourni Jared. Tous totalement shootés, ne sachant même plus l’heure, le mois. Mais on s’en fout, toutes ces choses n’ont pas d’importance pour nous. Envey entre, trempée, il doit pleuvoir dehors. Elle s’assied sur mes genoux et commence à discuter avec les autres. Je me passe les mains sur le visage, j’ai l’impression d’être en décalage total, absent. Tout d’un coup elle se tourne vers moi comme si elle venait de remarquer ma présence. Elle me dit quelque chose, je ne l’entends pas, ferme les yeux puis les rouvre après m’être un peu « réveillé ». Elle se met à califourchon sur moi et colle son front contre le mien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Chéri t’es là ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’acquiesce légèrement. Elle m’embrasse puis me murmure.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- J’ai une surprise pour toi, quelque chose de bien plus intéressant que ton shit ou que ton alcool.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian qu’est-ce que t’attends ?&lt;br /&gt;- Ça…ça fait longtemps que j’en ai plus pris, on a arrêté avec Envey…&lt;br /&gt;- Et bien je crois qu’il est temps de t’y remettre gars avant que tout ça n’empire&lt;br /&gt;- Ouais t’as raison, mais va m’en falloir beaucoup, beaucoup plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole alors que je me penche et me fait la ligne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On dirait que Sébastian est vraiment de retour.&lt;br /&gt;- Ouais on dirait bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me laisse retomber dans le fauteuil et me frotte le visage avec les mains. Après tout c’est un moyen comme un autre d’encaisser la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je parcours les rayons, à la recherche du cadeau qui plaira à Angele. J’ai déjà ceux pour mes parents, pour Stian, pour Elizabeth, et j’ai même trouvé un t-shirt rose pour Franklin. Il va a-do-rer. Mais pour ‘Gie… Je sèche. Des bijoux ? Trop banal. Des livres ? Mouais… Un chat ! Oupas. Ca déplairait à ses parents. Des DVD ? Pfff… Tu parles d’un truc original… Quoi qu’il en soit, j’ai plus que cet aprem pour trouver… Et ça me stresse. Une chose est sûre, j’adore me balader dans les allées des grands magasins à la période de Noël… Tout est si joliment décoré… Les gens sont souriants, en dehors de ces idiots de sans abris qui viennent se réchauffer dans le hall et qui sont probablement trop ivres pour contrôler les muscles de leur visage et sont uniquement capables de grogner. Oooh, des sucres d’orge ! Ca tombe bien, j’en avais plus. J’en mets quelques uns dans mon panier, craque aussi pour les chocolats et les bonbons en forme de nounours… et tombe nez à nez avec LE cadeau que je dois offrir à mon ange. Il est parfait. Elle ne peut que aimer. Mon portable vibre, je consulte l’écran et un énorme sourire fend mon visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey Panpan ! J’ai vu que t’avais essayé de m’appeler... ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Calant le téléphone avec mon épaule pour avoir les mains libres, j’attrape un paquet de mouchoir qui traîne sur la table basse entre les mégots, les restes de poudre que je viens de prendre et les bouteilles vides.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais je voulais savoir comment tu allais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’essuie le sang qui coule de mon front.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh moi ça va nickel, et toi ?&lt;br /&gt;- Ca va plutôt bien... Et toi, ça va comment ? Je veux dire, vraiment.&lt;br /&gt;- Bien je te l’ai dit, je suis pas du genre à me coller un canon dans la bouche au moindre problème…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde qu’est-ce que je viens de dire là ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Désolé, j’ai pas réfléchi…&lt;br /&gt;- ... Ouais, t'inquiète...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entends le bip caractéristique d’une caisse enregistreuse à l’autre bout du combiné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Monsieur fait des achats de Noël pour l’une des filles de son harem ?&lt;br /&gt;- Ouais et t’en fais partie !&lt;br /&gt;- Fille ! J’ai dit fille ! Non mais non…c’est pour Marie ou pour Marie-Madeleine ?&lt;br /&gt;- Ta mère n’est pas invitée alors pour Marie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je rigole, tiens c’est bizarre on dirait que Pete a un effet euphorisant. Ah mais non chuis con, ça c’est la poudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Panpan, t’en prendre à ma mère c’était facile.&lt;br /&gt;- Mais elle est facile ! Je continue sur ma lancée ou j'arrête ?&lt;br /&gt;- Arrête vaut mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il reprend d’une voix plus sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton père est ... euh... Comment ?&lt;br /&gt;- C’est une personne toujours aussi…frappante.&lt;br /&gt;- Oh... Je vois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James entre et m’envoie un sachet de poudre blanche dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tiens, c’est moi qui offre, on nage dedans dude !!!&lt;br /&gt;- Ouais deux sec’ suis au tel là.&lt;br /&gt;- Oh putain tu t’es fait quoi au front ?!&lt;br /&gt;- Chut, ta gueule, ch’uis occupé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends mais cette fois pour Pete.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va falloir que je te laisse, un de ces putain de pseudo-punk anglais squatte le local…&lt;br /&gt;- T’as quoi au front ?&lt;br /&gt;- Rien de grave. Aller, joyeux Noël. Embrasse Angele pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je boucle et ramasse la drogue tombée parterre. James se pose à côté de moi la mine interrogative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angele ?&lt;br /&gt;- Une jolie fille, tu l’aimerais c’est sûr.&lt;br /&gt;- Putain de pseudo-punk anglais ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’assieds sur un banc et observe ces stupides moineaux se bagarrer pour des morceaux de pain lancés par les passants. Des flocons viennent s’écraser puis fondre sur mes mains, je suis comme hypnotisé par leurs mouvements. Je m’inquiète pour Sébastian. J’ai pas envie de le perdre, lui aussi… Et je me demande comment va Envey, où elle est… Passer Noël seul c’est triste. Peut-être moins que de se faire taper sur la gueule ce soir là, mais ça l’est quand même. Je me demande comment je serais aujourd’hui si Mason ne s’était pas suicidé. Tout aurait pu être différent. Tout l’aurait été. Et si je n’avais pas été voir si Angele allait bien ce soir là et que je ne l’avais pas trouvée étendue ? Avec des si, on mettrait Paris en bouteille… Cette expression est conne, en plus de faire allusion à la France, et pourtant très vraie. Je me lève, attrape les sacs sur le sol. Bon, faut que j’emballe tout ça moi.&lt;br /&gt;Il me manque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh putain…Stian…hey gars réveille-toi.&lt;br /&gt;- Hum…qu’est-ce qu’il y a ?&lt;br /&gt;- Il y a que t’es allongé sur un trottoir, que t’as visiblement dormi là et que tous les passants te regardent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre les yeux et me redresse vivement. Ow…grave erreur, ma tête semble peser une tonne et le soleil me brûle les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merde…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets ma tête entre mes mains et soupire. Qu’est-ce que j’ai fait pour me retrouver ici ? Et d’ailleurs, c’est où ici ? James me prend par le bras pour que je me lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Debout. Hier quand on t’a raccompagné jusque chez toi t’étais clean…Qu’est-ce qu’il s’est passé ?&lt;br /&gt;- Je euh…je me rappelle m’être fait des verres de whisky et je crois avoir pris de la coke et…j’avais besoin de prendre l’air…après ça je sais plus. Je suis où ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il époussette mon veston et tente de coiffer légèrement mes cheveux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Ouais bon c’est bon maman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me regarde étonné puis hausse les épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A trois pâtés de maison de la vieille école, près de chez moi. Je venais justement te voir puisque tu répondais pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde sa montre puis me sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … Allez viens on va se faire un café bien noir et après faudra qu’on parle d’Envey avant que tu merdes vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est fini. Ils commencent à partir, tous ces gens en noir… Il avait beaucoup d’amis. Je le savais mais… Je pensais pas qu’il en avait autant. Pete s’approche de moi et me prend dans ses bras. Je ne sais pas si je pleure, mes larmes n’ont cessé de couler si brièvement ces derniers jours que je ne sais plus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No I can't forget this evening&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Or your face as you were leaving,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I guess that's just the way the story goes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tout est ma faute, tout. J’aurais dû… J’aurais dû comprendre que quelque chose… Que quelque chose clochait, qu’il n’allait pas bien, j’ai été aveugle putain, jamais j’ai… J’ai rien décelé tu comprends, je voyais que ce que je voulais voir je… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You always smile but in your eyes your sorrow shows&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Yes it shows&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un sanglot s’échappe de ma gorge, il resserre son étreinte.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non. Dis pas ça, tu n’y es pour rien. Il a… Il…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Peter n’a pas craqué une seule fois. Il est resté là, fort. Pour moi. Et pourtant c’est maintenant… Maintenant que sa voix s’éteint et que je sens sa peine. Les sons refusent de sortir, de sa bouche comme de la mienne. De toute façon, qu’est-ce que je pourrais dire ? Le corps de mon frère, son meilleur ami, est à présent six pieds sous terre. Ca devrait rendre les choses plus réelles mais j’ai toujours cet espoir fou de le voir sortir de nulle part, avec son satané sourire malicieux, cette étincelle qui brillait dans ses yeux et … &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et non. Une stèle dans un cimetière, un cadavre qui bientôt commencera à pourrir dans un cercueil en bois. Voilà ce qu’il est, et ce qu’il sera. A jamais. A jamais un ange de 18 ans, parti comme un con alors que sa vie allait commencer. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No I can't forget tomorrow&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;When I think of all my sorrows,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;When I had you there but then I let you go&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et l’air me manque, ainsi que les mots. Mon cœur se broie comme dans un étau et plus rien n’existe, tout est noir. On sort lentement de l’église. La lumière dehors m’aveugle, crue. Les nuages qui masquent le soleil donnent au ciel une teinte malsaine. La pluie commence à tomber, silencieusement. Je regarde l’eau s’écraser au sol et former des taches sombres. Un frisson me traverse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu… Tu sais pourquoi il a… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And now it's only fair that I should let you know&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;What you should know&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Est-ce que ces derniers temps il allait moins bien ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On continue à marcher. Silencieusement, on avance. Je veux pas rentrer chez moi et pourtant il le faut… Oh mon Dieu, comment je vais faire ? Sans lui je… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't live&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;If living is without you&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't live&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't give any more&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't live&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;If living is without you&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't give&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I can't give any more&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;... pourrai pas continuer. Ca va être trop dur, insurmontable. On peut pas me demander ça. Il était… Tout et plus encore. Mon meilleur ami. Ma vie. Et pourtant… J’ai l’impression que tout ce qui me rattachait à lui commence déjà à s’enfuir, et que bientôt je n’aurai plus rien. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;No I can't forget this evening&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Or your face as you were leaving,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I guess that's just the way the story goes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You always smile but in your eyes your sorrow shows&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Yes it shows&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3h du mat’ dans les rues de Newcastle, on fête en quelque sorte la veille de Noël, d’une manière peu religieuse. James, zigzagant une bouteille d’absinthe à la main se met à chanter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- WE WISH YOU A MERRY CHRISTMAS, WE WISH YOU A MERRY CHRISTMAS, WE WISH YOU A MERRY CHRISTMAS AND A HAPPY NEW YEAR !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de se laisser tomber dans un tas de neige. Je finis rapidement ma bouteille de whisky, l’envoie contre un mur et me précipite sur lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- AAAAH TU M’ECRASES !!!!&lt;br /&gt;- Haha pas de chance.&lt;br /&gt;- Attendez les gars j’arrive !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me relève in extremis pour éviter Duncan. James crie encore plus sous son poids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ETOUFFE A L’AIDE !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je les ignore et vais m’asseoir sur le rebord du trottoir, je me sens mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On marche sans savoir où on va, peu importe, c’est le voyage qui compte. Envey, assise sur les épaules de Jared, tire la langue pour attraper des flocons. Soudain James saute sur Duncan.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Aller porte-moi Dun’ !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il soupire mais finalement laisse James s’asseoir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- On va où ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- On peut aller chez moi, mes vieux sont chez de la famille…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Envey semble se réveiller.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouais allez les gars on va chez Jared !!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Soudain Duncan s’arrête, fait tomber James et court vers un buisson. On éclate tous de rire puis on continue jusqu’à la maison, ou devrais-je dire, le palace. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vous voulez pioncer ici ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’échange un regard avec Envey, on a visiblement tous les deux pas envie de rentrer. Duncan ne répond rien et se contente de s’allonger sur le canapé pour dormir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Bon je prends ca pour un oui…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Attrapant ‘Vey par les hanches il la fait poser pied à terre.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Désolé ma belle je dois juste aller faire quelque chose.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il monte les escaliers quatre à quatre et disparaît. James vient à ma rencontre, lève l’index.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Jeuhhh vais…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu vas ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Rentrer, maison…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Vu ton état tu devrais plutôt dormir ici.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ce n’est…pas une proposition à négliger en effet…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il tangue, je le retiens par les épaules et le dirige vers un des canapés. Il s’y effondre et s’endort de suite. Envey rigole.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Petits joueurs.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui souris. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ils ont bu, contrairement à toi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Blablabla, moi je me réserve pour plus tard !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et tu fais bien !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On se tourne vers Jared, assit au sommet des escaliers.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Bon vous v’nez ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je m’inquiète. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et les autres ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Laisse, ils dorment.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On monte et on se retrouve les trois posés par terre dans sa chambre à se faire des « rails sur vinyles ». C’est débile, pas lisse du tout, mais c’est comme ça que ça nous fait rire. Envey s‘agenouille sur moi et me prend le disque..  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Aller Stian garde pas tout, moi aussi je veux me faire un petit APC !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle prend la ligne avant de m’embrasser. Je pose mes mains sur ses reins puis les remonte sous son t-shirt. Jared tousse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Désolé, j’ai rien contre les gens qui baisent, mais dans ma chambre alors que j’ai rien à faire d’autre que matter…non faut pas pousser quoi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Envey se tourne vers lui puis me regarde en mordillant la lèvre, je sais à quoi elle pense.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Non hors de question.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Aller, Stian, juste ce soir, après tout c’est Noël, ça n’arrive qu’une fois par année…allez, on dira que c’est ton cadeau pour moi. Steuplaiiiiiit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, dis non ! Ça va pas ou quoi c’est tordu comme idée jamais je ferais un truc pareil ! Elle plonge ses yeux dans les miens, la mine boudeuse. Je lève les yeux au ciel et soupire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jared ne comprend visiblement pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok quoi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me lève en tenant Envey par la main et m’approche de lui. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Lève toi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Hein ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il s’exécute. Non mais qu’est-ce que je ferai pas ?...Attrapant sa nuque je l’embrasse. Quand je le lâche il fait de grands yeux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je sais pas ce qui t’a pris mais je ferais comme si il ne s’était rien passé ok ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Au lieu de nous mater, participe. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian !!!Ici la Terreuuuuuuuuuh !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relève les yeux sur Duncan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mmh ?&lt;br /&gt;- Reviens avec nous !&lt;br /&gt;- Ouais ouais c’est bon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et on continue notre balade nocturne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me jette sur mon pieu et pousse un soupir d’impatience. Ce soir, c’est Noël. Bon, vérifions un peu les choses… Achat des cadeaux ? ok. Enlevage des prix ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok. Emballage ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok. Décoration du sapin ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok. Jeu à boire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- O… Mason ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui envoie un coussin dessus mais il l’esquive de peu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Du calme Lapinou ! Ne sois pas si à cran sur cette stupide fête…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Lapinou ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu essaie de démarrer une bataille de coussins, tu assumes !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il sort de son sac une bouteille de Chivas Regal. J’hallucine, même aujourd’hui ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- T’as eu ça où ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Cadeau –involontaire– de mon père, une sorte d’avant goût.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais c’est Noël…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et alors ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Et alors voler c’est pas très…Rah, laisse tomber, file-moi ctalcool !  &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il fait mine d’hésiter…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Qu’est-ce que tu fais de l’esprit de Noël ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;…mais se lève quand même et me la tend.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je l’arrose ! Tu… tu veux appeler ‘Gie ? Elle adore le sky… Enfin, jcrois.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- C’est plutôt toi qui as envie de l’appeler non ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mason me fait un clin d’œil et je sens mes joues rosir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Hein ?! Mais…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il m’interrompt.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Abuser d’une fille ivre c’est mal ! Surtout si c’est ma sœur…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il raconte vraiment…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- N’importe quoi ! Maisy, je sais que tu adorerais qu’on fasse partie de la même famille et que vu que tes parents te tueraient s’ils te voyaient embrasser un mec et que tu ne m’intéresse pas sur le plan sexuel on ne pourra pas se pacser, mais c’est pas une raison pour essayer de me caser avec Angele !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il se met à chantonner, ça m’exaspère,&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Quoi ?!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Moi ? Rieeeen…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et voilà que maintenant il sifflote !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je vais t’étriper, tu le sais ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Y a que la vérité qui dérange…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Rah ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ôte le bouchon de la bouteille et descends rapidement plusieurs gorgées, puis je la rends à cet imbécile qui me sert de meilleur pote.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Bois au lieu de dire des conneries !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu sais ce qui se serait passé si on avait dit ça à toutes les personnes disant n’imp sur cette planète ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Georges Bush serait l’énième président des états unis à être alcoolique ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Le monde serait totalement différent ! Il n’y aurait pas de… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mason ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je lui souris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ta gueule.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’appart’ est devenu un vrai bordel lumineux chantant des comptines à la con comme chaque année. Seule ma chambre a été épargnée. Je hais cette fête et toute cette fausse joie qu’elle amène avec elle. J’aide à cuisiner pour ce soir, mon père rentre du boulot, fonce droit sur son fauteuil et allume la télé en criant à ma mère de lui amener une bière. Elle s’exécute sans un mot. Il revient toujours d’une humeur exécrable et c’est pire depuis qu’Envey est partie car malgré tous ses privilèges de flic, il n’arrive pas à la retrouver. De retour dans la cuisine ma mère me prend le couteau des mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci c’est gentil de m’avoir aidée.&lt;br /&gt;- C’est normal mam’s.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me penche et lui fais un bisou sur la joue avant de tourner les talons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh chéri ! j’ai oublié, James est passé tout à l’heure quand tu te douchais, il a laissé un colis pour toi. Je l’ai mis sur ton lit.&lt;br /&gt;- Ok merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un paquet de James…qu’est-ce que il a bien pu inventer cette fois ? J’entre dans ma chambre et le vois mais me dirige d’abord vers la fenêtre, il neige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On court sous les flocons. Les rues sont désertes, normal tout le monde fait la fête bien au chaud à l’intérieur. Envey s’arrête me forçant à faire de même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Qu’est-ce que tu fais ? Dépêche toi on va être en retard.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Elle ne dit rien, se contente d’un léger sourire puis lève la tête pour regarder la nuit. Elle ferme les yeux et soupire. Elle adore faire ça ;  stopper le cours du temps l’espace de quelques instants et se vider l’esprit, ne plus penser à rien d’autre si ce n’est au moment même. Je lui saisis les poignets et dépose un baiser dans son cou. Elle me regarde et me sourit. Il fait froid mais je n’ai à présent plus envie de rentrer. Elle a l’air de l’avoir compris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je sais à quoi tu penses mais on ne peut pas laisser ta mère seule avec lui, c’est trop dangereux pour elle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouais t’as sûrement raison.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a d’ailleurs bien fait car je me rappelle que lorsqu’on est arrivé il l’avait déjà frappée, elle pleurait. Je secoue la tête, tentant de me sortir ces souvenirs de l’esprit. Je m’empare de la lettre qui va avec le présent et m’assieds sur le lit pour la lire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’ai piqué ça dans le cabinet de mon père, je me suis dit que tu en aurais sûrement besoin. C’est un cadeau un peu étrange je te l’accorde… Mais dieu sait qu’il devrait te plaire…Je vais pas te souhaiter un joyeux noël, dans ton cas ça n’aurait pas de sens alors je terminerai juste par un à demain et bonne chance.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je déballe le cadeau et souris en devinant, dans la pénombre de ma chambre, une seringue et de la morphine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a presque fini de déballer les cadeaux, Pete, ravi de celui que je lui ai offert –un bouquin sur Lost, très complet, avec interview de JJ Abrams et des autres suppôts de Satan qui constituent l’équipe– me tend un énorme paquet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voilà. Bon, ça risque de pas forcément te plaire mais j’ai trop craqué.&lt;br /&gt;- Chut, me dis rien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a l’air plus impatient que moi, du coup pour le faire légèrement péter un câble, je défais lentement le paquet, prenant bien soin de ne pas trop abîmer l’emballage, et je tombe sur… Une adorable peluche ! Qui tient un paquet de bonbons dans ses bras ! Mais où il les a trouvé ceux là ?! J’en ai cherché toutes les vacances et pourtant impossible de mettre la main dessus !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Kyaaa ! Elle est trop choue ! Et toute douce ! Et j’adoooooore ces bonbons !&lt;br /&gt;- Ouais, me souviens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me jette sur lui et le serre dans mes bras, puis me reprends. Ses parents nous regardent comme on regarderait un couple, ça me gêne terriblement. D’autant plus qu’on en est pas un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey, Stian t’avait pas fait un cadeau ?&lt;br /&gt;- Oh oui, atta jvais le chercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il monte et revient quelques minutes plus tard, le paquet dans les mains. Il l’ouvre et fait de grands yeux. De là où je suis je ne vois pas ce que c’est.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain… Le numéro 37 de la créature du marais ! La première apparition de John Constantine dans un comics !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tourne délicatement les pages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et il est en parfait état !&lt;br /&gt;- Constantine ? C’est Keanu Reeves ? Fais voir !&lt;br /&gt;- Nooooon, hors de question ! Personne n’y touche, je vais le mettre sous plastique et l’ajouter à ma collection !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère de Pete vient me serrer dans ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci pour tout ma puce, joyeux Noël.&lt;br /&gt;- Merci Gaby… Merci beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, j’entends une église sonner. Mince il est tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… Je crois que je vais rentrer&lt;br /&gt;- Non non non, hors de question que tu sortes, il est bien trop tard. Tu dormiras dans la chambre d’amis.&lt;br /&gt;- Mais j’habite qu’à 5 min…&lt;br /&gt;- J’ai dit non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me fait un grand sourire bienveillant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, d’accord. De toute façon mes parents sont à un gala, ça leur changera rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;On est tous autour du sapin, Mason, Peter et moi. Le trio infernal, en train de se descendre des shots de vodka. Pré-soirée de Noël, on est invités chez Peter, comme chaque année. Je pose mon verre. Mon frère me tend une petite boîte, avec sur le dessus le nom d’une bijouterie marquée en lettres dorées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Pas emballé, mais j’espère que tu aimeras…Surtout qu’on s’est bien cassé le cul avec Sullivan  pour le trouver !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ouvre délicatement l’écrin, et mon cœur manque un battement quand je découvre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- LE COLLIER D’ARWEN !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mason me sourit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Apparemment, ça te plaît. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- ME PLAIT ?! TU PLAISANTES ?! J’EN SUIS FOLLE ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me jette sur eux et les serre dans mes bras.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Merci merci merci merci ! Tu me le mets Pete ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’entends vaguement mon frère marmonner quelque chose comme « Tu m’étonnes qu’il voudrait te la mettre » mais je n’y fais pas attention. Pete rougit mais obéit. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ouah, il est trop beau.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Il l’est encore plus sur toi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Tu mens, mais tu le fais bien, donc jte pardonne. Jvais me préparer !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je monte dans ma chambre et les laisse seuls. Bon, qu’est-ce que je vais porter ce soir ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre dans la voiture, James et Duncan me font un signe de la main et elle démarre. J’ai pas envie de partir mais O’brien est un bon refuge contre les coups de ceinture. Je jette un coup d’œil à mon bras zébré par l’un d’entre eux. « Voilà ce qui arrive quand on s’interpose petit con ». N’empêche que je n’aurai pas pu voir ma mère se faire frapper encore une fois avec tant de violence. Moi peu importe mais elle, elle ne mérite pas ça. Je redescends ma manche et enclenche mon Ipod, Wonderwall de Ryan Adams.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma mère se maquille dans l’entrée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- …un souper important  pour le boulot de ton père où il est vital de faire bonne impression. Ta sœur prend un bain, une fois qu’elle aura fini tu n’as qu’à réchauffer le repas de midi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ok ok…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;           &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon père débarque et la bouscule dehors pour qu’elle se dépêche avant de s’adresser à moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Je ne veux pas devoir venir vous chercher pendant cette soirée et vous trouver encore une fois dans les mains d’un de mes collègues qui se foutra de moi !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il ferme la porte à clé derrière lui pour éviter qu’on sorte durant leur absence. Bien, mais qui a dit qu’on voulait sortir ? Après avoir fait un détour par ma chambre pour prendre du whisky acheté au préalable, je me dirige vers la salle de bain et entre sans faire de bruit. Il n’y a que quelques bougies comme éclairage et Ryan Adams envoûte la pièce avec Wonderwall. Je m’approche de la baignoire et  m’agenouille. Elle a les yeux fermés, de ma main libre je caresse sa joue. Elle ne sursaute pas, ouvre les yeux et me sourit. Elle met sa main derrière ma nuque et me tire doucement vers elle pour que je la rejoigne dans l’eau. J’enlève mon t-shirt et entre dans l’eau chaude en pantalon, face à elle. Attrapant mon collier elle m’attire sur elle. Je m’apprête à lui dire quelque chose mais elle pose son index sur ma bouche et fait non de la tête. J’ai failli oublier;  ne jamais briser l’instant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And all the roads we have to walk are winding&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;And all the lights that lead us there are blinding&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;There are many things that I would like&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;To say to you&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;But I don't know how&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Because maybe&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You're gonna be the one that saves me ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage défile me rapprochant de l’école où j’ai failli ne plus jamais remettre les pieds, mon père ne voulant pas prendre le risque de me voir disparaître à mon tour. Mais finalement j’y retourne pour « devenir plus docile ». Ha ha et dire qu’il a gobé cette connerie, j’en reviens toujours pas. Ces vacances furent fatigantes bien que je ne m’en rappelle pas grand-chose. Dès le lendemain de Noël on a mis les bouchées double avec les autres.  Que dirait Envey si elle me voyait ? De retour au point de départ, comme si je n’avais jamais quitté la maison le soir où elle me proposa de tracer, de vivre au lieu de survivre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-2166072064572493442?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/2166072064572493442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=2166072064572493442' title='17 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/2166072064572493442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/2166072064572493442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/1997/11/chapitre-9.html' title='Chapitre 9'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-7660628966668283693</id><published>2006-11-05T19:43:00.000Z</published><updated>2007-01-13T15:56:51.241Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 09'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 9</title><content type='html'>&lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Bon, ici iris… Je vais me faire discrète étant donné que toutes mes scènes dans ce chapitre sont tellement à chier que même moi j’aurais envie de me baffer, toujours est-il que c’est gentil de votre part d’avoir lu jusqu’au bout. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Merci à ceux qui ont commenté, merci à ceux qui s’apprêtent à le faire. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Bye.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;(ouais, c’est tout, pas d’humeur à dire des conneries, pour changer) &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;(ah, j’y pense, scrubs saison 6 diffusée à partir du&lt;span style=""&gt;  &lt;/span&gt;30 novembre)&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Oh, écoutez Archive et Imogen Heap (surtout Hide and seek, chanson magnifique), c’est le bien.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Bonne nuit, Bonne vie, Bon commentaire (quoi ? on a le droit de rêver), Bonne journée, tout ce que vous voulez.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span lang="FR-CH"  style="font-size:11;"&gt;Iris&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p  class="MsoNormal" style="font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;span style=";font-family:&amp;quot;;font-size:11;"  lang="FR-CH" &gt;&lt;!--[if !supportEmptyParas]--&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-7660628966668283693?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/7660628966668283693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=7660628966668283693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7660628966668283693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/7660628966668283693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2006/11/ddfdf-chapitre-9.html' title='DDFDF, chapitre 9'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-3920481067425877576</id><published>2006-10-24T01:41:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T15:57:23.639Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 08'/><title type='text'>Chapitre 8</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 8&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3 heures du mat’. Tous les élèves ont été réveillés puis amenés de force dans le parc. Il fait encore nuit et surtout, il fait incroyablement froid. Envey tremble, je passe mon bras autour de ses épaules pour la réchauffer tant bien que mal. Pete semble encore endormi, il joue avec la buée qui sort de sa bouche. Angie, elle, discute avec Elizabeth un peu plus loin. Je la sens pas cette fille, Peter par contre bave carrément dessus. La directrice apparaît enfin au sommet des marches ; La mine grave dans un peignoir rose bonbon et des pantoufles, en forme de lapin, assorties. Un type tout frêle accourt vers elle et lui tend une tasse fumante de ce qui doit être du café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci Boris.&lt;br /&gt;- … Je m’appelle Tony.&lt;br /&gt;- BORIS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est limite si elle lui envoie pas son macchiato à la tronche. Il part comme il est venu, apeuré. La dirlo prend une grande inspiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- DONC ! Je suppose que vous êtes déjà tous au courant de ce qui s’est passé cette nuit au réfectoire. Je peux d’ores et déjà vous dire que les coupables VONT ÊTRE SÉVÈREMENT PUNIS ! Nous sommes dans une école de redressement, il est temps que vous compreniez ce que ça veut dire… en d‘autres termes… des sanctions VONT ÊTRE PRISES ! Que ce soit à l’égard des coupables….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle stoppe net, dos à nous… Avant de faire volte face et de balancer sa tasse qui se brise à ses pieds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … OU DES INNOCENTS ! Je prendrai le temps qu’il faudra mais JE SAURAI QUI A FAIT ÇA !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle recommence ses allées et venues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’ici-là, vous prendrez vos repas dans le parc et ce PAR TOUS LES TEMPS. Le couvre-feu sera quant à lui avancé d’une heure ! A présent vous allez être appelés un à un dans mon bureau. JE TROUVERAI LE COUPABLE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, le ton est donné, je sens qu’on va s’éclater…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle est devenue folle.&lt;br /&gt;- Je pense aussi. Vous croyez qu’on doit attendre ici ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Panpan semble s’être réveillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais sûrement. V’nez, on va se poser là-bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du doigt, il montre un arbre. On s’y assied. Lilly et Angele viennent nous y rejoindre, Elles paraissent inquiètes. Mais y a pas de quoi, il n’y a rien qui nous accuse après tout…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis assise sur un petit banc, dans le couloir, attendant d’être appelée pour me faire interroger par la dirlo. La porte s’ouvre à la volée et Franklin gicle littéralement hors de la pièce. Il tombe la tête la première puis se relève. Je me rends compte qu’il est en larmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- P… Pourquoi elle… M’a dit tous ces trucs… à propos de ma mère ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Doherty ne tarde pas à sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- TOI ! MAINTENANT ! DEDANS ! Et arrête de chialer Colin, on dirait une gamine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me fait m’asseoir à une chaise devant son bureau, et se place face à moi, me fusillant du regard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais que tu es au courant… Parle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève un sourcil, sceptique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous savez, les amphétamines c’est mal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me pointe sa lampe de bureau dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais quelque chose… Tu me le caches… Ne crains rien… Dis le moi et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvre sur Tony, qui lui apporte encore un café.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tenez.&lt;br /&gt;- Merci Bob.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ouvre la bouche mais se ravise devant l’expression résignée de Doherty.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute… J’ai pas envie de jouer à ce petit jeu. Crache le morceau et je serai indulgente.&lt;br /&gt;- MAIS PUISQUE JE VOUS DIS QUE JE SAIS RIEN !&lt;br /&gt;- TU MENS !&lt;br /&gt;- NON !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me fixe dans les yeux quelques secondes puis détourne le regard. Elle fait le tour du bureau et vient poser sa tête sur mon épaule. Elle me chuchote à l’oreille :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais que je sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh non pitié, qu’elle ne commence pas ce petit jeu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais que vous savez que je sais que vous savez QUE JE NE SAIS PAS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se redresse brusquement, fait la moue puis se dirige vers sa fenêtre. Elle ouvre brusquement les stores et la lumière m’éblouit. Elle fait un geste du bras, désignant le parc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout ça… C’est tout ce que mon père m’a laissé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle referme les stores et fait volte face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ton raisonnement se tient. Tu peux sortir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me le fais pas dire deux fois. A l’extérieur, je vois Envey, c’est son tour. Je lève un pouce pour lui faire comprendre que j’ai rien dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ASSEYEZ-VOUS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me pose dans le fauteuil en face de son bureau, la lumière de sa lampe de bureau dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous devriez arrêter la drogue Madame.&lt;br /&gt;- JE SAIS QUE C’EST TOI !&lt;br /&gt;- Oui je n’en doute pas, vous savez que c’est moi autant que vous savez que les 146 élèves avant moi étaient aussi coupables.&lt;br /&gt;- TU AVOUES DONC ?!&lt;br /&gt;- Non aucunement, je fais juste remarquer que votre technique d’intimidation craint.&lt;br /&gt;- TU FAIS LA MALIGNE ! C’EST DONC TOI !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire, elle a pété une case c’est indéniable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et quand bien même ce serait moi qui aurait fait ça, tant que je n’avoue pas, vous ne pouvez rien faire.&lt;br /&gt;- TU VIENS D’AVOUER !!!&lt;br /&gt;- Non c’était simplement une hypothèse.&lt;br /&gt;- TOI ESPECE DE…JE TROUVERAI LE MOYEN DE TE FAIRE PARLER !&lt;br /&gt;- C’est bon maintenant, je peux m’en aller ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans attendre de réponse je me lève et sors du bureau. Elle est devenue folle à cause d’une connerie pareille, j’ose pas imaginer ce qui serait arrivé si on s’était tenu au plan originel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis assis devant son bureau, frigorifié. Elle me tourne autour, les mains croisées dans le dos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais quoi ? Depuis le premier jour où je t’ai vu, j’ai su que sous tes airs d’ange t’étais qu’un ptit délinquant ! Intuition féminine…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Féminine ?! ELLE ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous savez très bien que contrairement à beaucoup des élèves ici, je n’ai rien fait d’illégal !&lt;br /&gt;- TU MENS !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais merde, même une fan de Justin Timberlake est moins hystérique !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je vous dis la vérité !&lt;br /&gt;- J’espère que tu as un bon alibi… Qu’as-tu fais hier soir ?!&lt;br /&gt;- Je suis allé manger…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me coupe la parole :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dans le réfectoire ! Jle savais ! T’EST COUPABLE !&lt;br /&gt;- NON ! Et comment j’aurais pu faire ça alors que y avait plein de gens autour ?!&lt;br /&gt;- NE HAUSSE PAS LE TON AVEC MOI !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Huh ?! Et c’est elle qui dit ça ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé…&lt;br /&gt;- Hmmm… Tu trembles, tes pupilles sont contractées, tu demandes pardon à tort et à travers… Tu as quelque chose à te reprocher !&lt;br /&gt;- Si je tremble, c’est à cause de votre putain de fenêtre ouverte qui laisse entrer l’air qui est glacé, mes pupilles c’est parce que j’ai cette stupide lampe de bureau pointée dans les yeux, et je ne m’excuse pas à tort et à travers !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’assied sur le rebord du bureau et plonge son regard dans le mien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu es sur la défensive…&lt;br /&gt;- EVIDEMMENT ! Ca fait chaispascombiendetemps que vous m’agressez ! Pis merde, c’est quoi votre trip ?! Vous avez adoré Usual Suspects et vous voulez vous la jouer Dave Kujan ?! JE SUIS PAS KAYSER SÖZE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se remet debout, plaque ses mains contre ses oreilles et se met à crier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Chut, me dis rien ! Je veux pas connaître la fin du film ! LALALALALALALA&lt;br /&gt;- C’est ridicule…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et sors. Elle ne me retient pas. Elle reste sur place, à "lalaler", les yeux obstinément clos. Dehors je croise Tony.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne lui dites pas tout de suite que je suis parti.&lt;br /&gt;- Avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait un clin d’œil et s’éloigne. Hmm, joli cul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Assise dans un des arbres je déjeune avec Sébastian. On a une vue panoramique sur tous les élèves et leur trafic. Elizabeth drague Pete, un peu plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ‘Vey arrêtes de la fixer comme ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sursaute avant de revenir mentalement là où je suis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’y peux rien, je l’aime pas cte miss&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais tu n’aimes personne !&lt;br /&gt;- Ouais peut-être mais elle c’est différent, je la sens pas.&lt;br /&gt;- Comment peux-tu dire ça alors que tu ne la connais pas ?&lt;br /&gt;- Antipathie. Tu sais que je ne me trompes que très rarement sur les gens. Non mais regarde-la ! C’est écœurant de voir à quel point ils flirtent. Comme si on étouffait pas déjà assez dans cette école sans qu’ils en rajoutent ! Non mais oh ! Y’A DES GENS QUI AIMERAIT MANG…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian pose brusquement la main sur ma bouche. Puis se ravise bien vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolé…&lt;br /&gt;- Non c’est moi, je devrais pas gueuler mon opinion. Mais n’empêche que les voir tourner autour du pot comme ça, ça me donne le tournis.&lt;br /&gt;- Chérie juste pour information, nous aussi ça nous arrive de flirter en public et c’est pire puisqu’on est censés être frère et sœur.&lt;br /&gt;- Ouais peut-être mais moi j’étais pas collée à toi même pas une semaine après notre rencontre !&lt;br /&gt;- Euh…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui envoie un coup de coude et lui tire la langue, l’air complice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Stian sérieux…Regarde Panpan ! C’est pas une fille comme ça qu’il lui faut ! Il est carrément impuissant face à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’approche de moi, je recule et me retrouve allongée sur une branche. Il vient sur moi, nous mettant dangereusement en équilibre. Son visage frôle le mien, il sourit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pour tout te dire, je n’ai jamais douté qu’il le soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On rigole puis, lâchant l’arbre, je passe mes mains autour de lui et l’embrasse. On voit tout le monde, eux ne nous voient pas et franchement, c’est tant mieux. Soudain, il se baisse pour m’embrasser dans le cou et, dans son mouvement, fait tomber un des plateaux posés plus loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- AIE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il arrête brusquement et jette un coup d’œil en bas. Il relève la tête vers moi et me lance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui d’autre que Franklin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai qu’après tout, ça ne pouvait être que lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey mais dites-moi là haut, c’est pas très catholique ce que vous faites.&lt;br /&gt;- L’homosexualité non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian reprend mais cette fois dans un murmure pour que Colin ne puisse pas entendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Les cours vont bientôt recommencer, je vais y aller avec lui.&lt;br /&gt;- Ouais ok.&lt;br /&gt;- Garde-moi tout ça pour ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s’échange un dernier baiser puis après un sourire, il saute rejoindre l’autre parasite. Je les entends discuter alors qu’ils s’éloignent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je savais pas que tu te faisais ta sœur.&lt;br /&gt;- Moi je savais pas que tu étais émasculé. Et c’est pas ma sœur.&lt;br /&gt;- Mais je suis pas…&lt;br /&gt;- Si tu parles tu vas le devenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme hier, on déjeune dans le parc. Des tables ont été installées et chargées de tout ce dont on a l’habitude. A ceci près que vu la température extérieure, tout refroidit très vite. Elizabeth était morte de froid, je l’ai donc prise dans mes bras. Elle est blottie contre moi et on discute de tout et de rien, et comme ses mains sont gelées elle les glisse … Sous mon t-shirt. La tête que tire Angie est trop marrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me donnes un biscuit ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce serait plus pratique si tes mains étaient lib… AIE&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette… Elle m’a pincé ! Et elle me fait une moue tellement adorable que je craque et approche un biscuit de ses lèvres… Pour mieux l’en éloigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Han ! Ça c’est vraiment d’une cruauté Panpan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à coup, je bascule en arrière. Elle vient de me pousser super fort et de se placer à califourchon sur moi. J’entends vaguement une voix de fille dire « putain ! » mais n’y prête aucune attention. Eliza me surplombe et j’ai une vue magnifique sur… Hum. Elle retire ses mains et se penche lentement vers moi avant de… Me voler mon biscuit !!! Rah, quelle… Elle le mange, je suis trop abasourdi pour réagir sur le moment mais une ou deux secondes plus tard je m’exclame :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey ! C’était le mien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourit et se relève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es trop craquant. Moi j’y vais, j’ai cours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me fait un clin d’œil puis tourne les talons et se barre en courant. Je reste immobile sur le sol, à fixer le ciel, quand deux têtes viennent troubler la magnifique vision de l’aurore que j’avais jusque là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tss, tss, tss.&lt;br /&gt;- Vraiment, Panpan… Tss.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reconnaît les tronches de Franklin et de Seb, qui sont présentement entourés d’un halo orangé. Perturbant. Ils sont en train de me mater d’un air compatissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Quoi ?! Vous… Vous avez vu ce qu’elle a fait ?! Elle… Pfff.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me remets sur mes pieds. Colin se jette sur Stian et se met à hurler d’une voix hyper aiguë, se voulant probablement féminine :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mon Dieu, Panpanounet chéri, je peux réchauffer mes mains contre toi, ou dans ton pantalon ? Oh mon Dieu ! Nous tomboooooooooons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seb joue le jeu et l’attire sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mince alors, j’ai perdu l’équilibre ! C’est ballot !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il éclatent de rire et je les aide à se relever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Venez, c’est bientôt l’heure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian passe son bras autour de mon cou et me frotte les cheveux de son poing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alala, Panpan, t’as la vie sexuelle d’un garçon de 5 ans…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Franklin en rajoute :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un garçon de 5 ans qui n’irait pas à l’église ou à Neverland !&lt;br /&gt;- Neverland ?&lt;br /&gt;- Le ranch de Michael Jackson, inculte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en cours d’histoire, ce qui entre nous pourrait être rasoir si notre prof n’était pas malade et que l’on n’avait pas Monsieur Goebbels comme remplaçant. Non non, pas Joseph Goebbels, Otto. Mais croyez moi, il partage beaucoup de ses idées… C’est ce qui rend ce cours sur la seconde guerre mondiale avec lui si… Hmmm… Instructif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …et c’est ainsi, en ce terrible et douloureux jour de juin 44, qu’un idéal se brisa par la faute de ces abrutis d’Américains ! Ils débarquèrent sur les plages que NOUS occupions et massacrèrent sans la moindre pitié NOS hommes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bah… C’est une autre vision de l’histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et depuis, évidemment, ils nous rabâchent les oreilles de « qu’est-ce que vous auriez fait si on avait pas été là … gna gna gna gna gna… Nous avons sauvé le monde, loué soit capt’n America et les Hollywood chewing gum…. Gna gna gna... I love New York, GNA ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un CRACK se fait entendre lorsqu’il brise sauvagement en deux la baguette qu’il tenait dans ses mains. Il envoie violemment les morceaux dans notre direction et Franklin manque de s’en prendre un.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et leur mépris total de l’anglais… Une langue si noble et… Bon, d’accord, celle de Goethe est bien plus douche, euh, douce, mais on ne peut pas tout avoir… La preuve la plus flagrante de ce que j’avance est le film "Il faut sauver le soldat Ryan". Ils s’y présentent comme des hommes beaux et forts et qu’est-ce qu’ils choisissent comme acteurs pour MA patrie ?! Des moches !  Et c’est sans compter le fait que la bande originale est nulle ! Non mais vraiment, nous coller du Piaf ? Et pis quoi encore !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais pas supporter ça longtemps… Il dit n’importe quoi ! Tom Hanks est tout ce qu’il y a de plus laid !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pire que tout ! Le film « La liste de Schindler » présente un des nôtres comme… Un traître ! Non mais vous y croyez vous ?! Un imbécile qui dépense de l’argent pour du…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un air dégoûté passe brièvement sur son visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Du bétail ! Rah ! Mais aujourd’hui mes amis… Aujourd’hui est peut-être le jour où cet idéal magnifique renaîtra de ses cendres encore brûlantes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais peut-être vomir. Il descend la carte de l’Europe et prend une baguette de rechange dans l’armoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cette école compte environ 200 élèves, je suppose. Nous pourrions monter une grandiose et fière armée ! Nous enverrions  des troupes ici !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous montre Paris et continue son délire en gesticulant et postillonnant comme pas possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Voyez-vous, les trains fonctionnent toujours et sont beaucoup plus rapides ! A condition de bien négocier la chose, comme par exemple en…euuh…en organisant une partie de cache-cache ! Oui voilà, on pourrait convaincre beaucoup de gens de s’en aller direction Auschwitz ! Les Français ne sont pas si malins qu’ils veulent nous le faire croire… Après tout, ils ont bien pensé qu’ils avaient une chance de battre les Italiens en coupe du monde… Ah, en voilà des alliés potentiels ! Un peuple fort, plein de bonne volonté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvre à la volée et la dirlo entre. Il passe les mains dans ses cheveux décoiffés et poursuis sur un ton mielleux à souhait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c’est ainsi que les Américains sauvèrent le monde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui lance un regard suspicieux et demande, hésitante :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous… Parliez encore de la seconde guerre mondiale ? Otto, qu’est-ce que nous avions dit ?! Je vous engageais temporairement à condition que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses yeux se voilent et il répond d’un ton las et mécanique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne tente pas de créer une armée d’étudiants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il en serait presque touchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous viendrez dans mon bureau quand ce cours sera terminé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle tourne les talons et sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- VOUS VOYEZ ! Les ennemis de notre grande cause sont partout… C’est peut-être le laitier, le boucher, la personne que vous croisez dans la rue un magazine pornographique à la main ! Ou même …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cloche retentit et tout le monde se rue dehors tandis qu’il tente tant bien que mal de capter notre attention en s’époumonant :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je ne serais sûrement plus là pour longtemps mais ensemble nous vaincrons ! N’oubliez pas que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je claque la porte derrière moi, étouffant ses délires stupides. Heureusement que c’est qu’un remplaçant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je quitte la salle de classe. La psy m’a convoquée à nouveau dans son bureau, je me demande pourquoi. Je n’ai pas écouté Sébastian et par conséquent, ne lui ai rien dis sur ma vie. Je déteste qu’on m’analyse alors ce serait bonbon que je me confie à une psychologue ! Je sais que Stian, lui, lui parle. Mais que peut-il bien lui dire ? Mmh, j’aime pas ça. Je frappe à la porte. Personne ne répond. Tant mieux. Je tourne les talons et m’apprête à partir lorsque la porte derrière moi s’ouvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Entre voyons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merde, j’ai pourtant failli en réchapper, c’est passé à ça près. Je la suis dans la grande pièce, elle s’installe derrière son bureau.  Un type  est assis dans un coin de la pièce dans un immense fauteuil en cuir, je me pose face à madame Doherty tout en l’ignorant. Sa présence me perturbe tout de même, qu’est-ce qui se passe ici ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’homme que tu vois assit là-bas est le docteur Pierre-Henri-Roger Brown.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me sourit et me fait un signe de tête. Je reste sans réaction le fixant un instant, puis regardant à nouveau la psy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh…Il a eu la gentillesse de venir ici après que je lui aie parlé de ton cas.&lt;br /&gt;- Mon cas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il répond à sa place d’une voix grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, les blessures que tu as dans le dos. J’aimerais les voir afin d’en faire un constat, ainsi on pourra te faire changer de famille et plus jamais personne ne lèvera la main sur toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merdemerdemerdemerdemerde. Sébastian leur aurait vraiment tout dit ? Non elle a déjà entrevu mes cicatrices, si c’était lui qui avait cafté il serait aussi ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon dos va très bien, merci mais je me passerai de vous. Et puis, c’était mon ancienne famille, pas celle-la.&lt;br /&gt;- Envey, ton frère m’a montré les marques de fouet et m’a dit que c’était votre père qui vous frappait. Il m’a dit que tu refusais de témoigner et que, comme il respectait ça, il se taisait lui aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste là à la fixer sans arriver à croire ce qu’elle vient de me dire. C’est pas possible qu’il ai fait ça…non, il a pas pu faire ça…Le médecin me sort de ma stupéfaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Laissez-nous vous aider.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève. Je me sens engourdie, plus là. Je lâche d’une voix sans ton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je n’ai jamais eu besoin d’aide et ça ne commencera pas aujourd’hui. Au revoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approche de la porte. Le docteur se lève à son tour et me barre le passage. Il aurait jamais dû faire ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- S’il vous plaît, admettez que vous avez besoin d’aide, on ne peut rien faire si vous vous y refusez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bang. J’explose, j’en peux plus j’étouffe. Mon regard se pose sur la table basse à côté de moi. Une bouteille de Jack Daniels, Sébastian adore ça. Je m’en empare et l’envoie violemment contre le mur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- LAISSEZ MOI SORTIR !&lt;br /&gt;- Mon whisky !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais volte face.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Va te faire voir connasse !&lt;br /&gt;- Je comprends que tu sois en colère, mais ce n'est pas une raison pour ...&lt;br /&gt;- Ta gueule !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne vers monsieur Truc muche  Brown.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Poussez-vous avant que je ne m’énerve vraiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il soupire et à contre cœur s’écarte. Je sors et me dirige vers le deuxième étage, là où je suis sûre de trouver Stian. Salle 10. J’entre, le prof s’interrompt, étonné. Je l’ignore lui et tous les autres petits merdeux qui ont échoué ici. Je me dirige droit vers Sébastian et avant qu’il n’ait eu le temps de demander ce que je fous, je lui envoie ma main dans la figure de toutes mes forces. Sa tête suit le mouvement de ma main, sa joue rougit presque instantanément. J’ai les larmes aux yeux, jamais il ne m’avait humilié de la sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Enfoiré ! Comment t’as pu faire ça ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il baisse les yeux. Je lui envoie une deuxième.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Réponds putain ! A quoi tu pensais ?! Tu veux vraiment qu’on soit séparés ?!As-tu seulement idée de ce que c’est que d’être trimballé de famille en famille par des gens qui n’en ont rien à branler et qui te refilent au plus offrant ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau il ne réplique rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais ce que tu es ?! T’es qu’un putain de dégonflé ! Comme ton père.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève brusquement, faisant tomber sa chaise, me prend par les poignets et cette fois me regarde droit dans les yeux. Il serre fort, beaucoup trop fort. C’est la première fois depuis que je le connais que j’ai peur qu’il ne me frappe. Il me lâche soudainement, ferme les yeux puis soupire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dehors.&lt;br /&gt;- Hein ?!&lt;br /&gt;- SORS D’ICI TOUT DE SUITE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui lance un regard de mépris, tourne les talons et claque la porte derrière moi. Je l’entends s’excuser auprès du prof, puis il me rejoint dans le couloir. Il s’appuie contre le mur face à moi. On reste silencieux un instant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Jamais je n’aurais cru que tu irais raconté ça à qui que ce soit…&lt;br /&gt;- J’avais besoin d’en parler à quelqu’un...&lt;br /&gt;- Raconte ta vie si tu veux mais pas la mienne !&lt;br /&gt;- … Je ne peux plus raconter ma vie sans toi, ça n’aurait aucun sens.&lt;br /&gt;- ET BIEN ALORS LA PROCHAINE FOIS FERME-LA ! Pourquoi refuses-tu de comprendre que je ne veux pas que ça se sache ?! Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma vision se brouille, je mets mes mains sur mon visage pour essayer de me reprendre. Ce ne sont pas les larmes, non c’est pire, je perds l’équilibre et sens le carrelage froid contre ma joue. Je suis allongée, Sébastian se précipite vers moi, il me secoue. J’aimerais lui dire quelque chose mais impossible de me réveiller. Il me prend dans ses bras, je perds connaissance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ça fait deux heures que je poireaute devant l’infirmerie. Je vais devenir barge à force de glander. Pete arrive en courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis venu dès que j’ai su. Que s’est-il passé ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ses yeux se posent sur ma chemise tachée de sang. Il devient livide. Je le prends par les épaules et le fait s’asseoir sur le banc avant qu’il ne tombe dans les pommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle s’est évanoui, je ne sais pas pourquoi, et sa tête a heurté assez violemment le sol. Depuis que je l’ai amenée ici je n’ai plus de nouvelles. Le médecin refuse de me faire entrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il répond, plus pour lui que pour moi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si elle est avec un professionnel on a pas de soucis à se faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La porte s’ouvre et l’infirmière apparaît dans l’entrebâillement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous pouvez aller la voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde Pete qui me fait un sourire confiant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vas-y, moi je t’attends ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais à l’intérieur et la vois. La compresse sur son front et la perf’ me mettent mal à l’aise, rien de grave hein ? Je m’approche du lit, elle semble dormir. Un type en blouse blanche débarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes son frère je suppose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans la lâcher des yeux j’acquiesce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne vous en faite pas, son état est stable. Je lui ai fait quelques points de suture mais la cicatrice ne sera pas trop voyante.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui a provoqué ça ? Le manque d’insuline ?&lt;br /&gt;- Oui mais c’est étrange, si comme je le suppose elle suit son traitement il ne devrait pas y avoir ce genre de problèmes. Y a-t-il une raison qui pourrait la pousser à ne pas se soigner ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce moment qu’elle choisit pour ouvrir les yeux. D’une main elle frôle la blessure sur son front et grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh voyons n’y touchez pas pour le moment !&lt;br /&gt;- Rooh ta gueule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris. Encore un peu endormie mais elle va bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous pourriez nous laisser seuls ma sœur et moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils s’en vont après avoir hoché la tête l’air attendri. Yeurk. J’attrape une chaise et m’assied à côté d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça va ?&lt;br /&gt;- Super, j’ai l’impression qu’un camion m’est passé sur la tronche mais ça va nickel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remets une mèche de cheveux derrière son oreille, effleurant au passage la cicatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi tu t’entêtes à pas le prendre leur putain de truc ?&lt;br /&gt;- J’en ai pas envie point barre. Et arrêtes de me materner.&lt;br /&gt;- Je n’aurais pas à le faire si tu ne passais pas ta vie à faire n’importe quoi.&lt;br /&gt;- Toi dans le genre n’importe quoi tu peux parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre la bouche puis la referme. Je ferme les yeux un moment pour me calmer et ne pas m’emporter pour rien. Je mets ma tête dans mes mains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sais qu’on passe 30% de notre temps à s’engueuler, 50% à l’école et 20% à faire l’amour ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève les yeux et la vois sourire. Mais c’est de courte durée, son visage s’assombrit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est vrai qu’avant d’arriver ici on n’allait pas à l’école et on ne s’engueulait presque jamais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève et me pose sur son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On était peut-être mieux mais on avait aucun avenir, ça n’aurait pas pu durer, on aurait fini en tôle.&lt;br /&gt;- Le violon où ici je ne vois aucune différence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’embrasse sur la joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On sortira d’ici un jour ou l’autre et là, on sera enfin tranquilles. On mènera la vie que tu veux.&lt;br /&gt;- Avec un énorme 100% ?&lt;br /&gt;- De ?&lt;br /&gt;- Devine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lèche l’oreille. Je rigole et la prend dans mes bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, un putain d’énorme 100% enfin, à condition que tu prennes ton insuline.&lt;br /&gt;- Mmmh…ça me semble honnête comme marché, c’est ok.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je gribouille sur ma feuille. Le temps se glace de plus en plus, on est le 5 ce qui veut dire que dans 10 jours on est en vacances. Enfin un peu de repos. Je dois avoir des poches sous les yeux encore  plus énormes que celles du pape Benoît XVI, c’est dire. La prof de français entre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjour. Madame la directrice m’a chargée de vous faire part d’une nouvelle particulièrement inintéressante, pour changer. Donc. A partir de lundi prochain vous passerez une longue série d’examens qui compteront pour un quart de la note finale. Comme nous savons pertinemment vous et moi que vous n’êtes que des fumistes et que vous êtes voués à l’échec, vous pouvez dès maintenant commencer à songer à passer vos vacances d’été en séances de rattrapage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle jette sa mallette sur son bureau mais cette dernière glisse et va s’éclater sur le sol, s’ouvrant et déversant son contenu au passage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mon dieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dépêche de ramasser les papiers. Des examens ? Un élève dresse la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sur quelles matières on sera interrogés ?&lt;br /&gt;- Hum. Français, anglais, mathématique, histoire, géographie.&lt;br /&gt;- Et ça va nous prendre toute la semaine prochaine ?&lt;br /&gt;- Non, mais vos parents viendront vous cherchez vendredi soir. La journée aura été consacrée à la détente et à diverses activités organisées par l’école. Vous trouverez les informations sur les jours et les examens correspondants dans le hall, une feuille doit y être affichée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh putain, ça saoule ! Lilly me donne un coup de coude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On se fait un plan révisions à plusieurs ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, faut prévenir Panpan, au moins pour l’histoire et la géo. Il assure dans ces branches.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof nous rappelle à l’ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Avez-vous quelque chose à rajouter, mesdemoiselles ?&lt;br /&gt;- Non, rien. Désolées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elizabeth lui fait un grand sourire et mademoiselle la dépressive chronique détourne son attention de nous. N’empêche que ça me fait vraiment chier de devoir bosser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saloperie d’examens. Ca fait une bonne heure que je révise, à plat ventre sur le parquet de ma chambre. Pete s’est endormi au milieu des bouquins, Envey elle, dessine, des écouteurs dans les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu penses étudier hein ?&lt;br /&gt;- Aucunement.&lt;br /&gt;- Pourquoi ? Tu vas te foirer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me regarde par-dessus son carnet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce ne sont pas des théorèmes à la con qui vont m’aider à avoir chaud l’hiver.&lt;br /&gt;- Mais la maison que tu auras grâce à ton boulot que tu auras lui, grâce à tes bonnes notes à des examens comme ceux-ci, oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle hausse les épaules.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me vois toi enracinée en banlieue avec six gosses, un mari pas foutu de me faire grimper aux rideaux, un chien et une Peugeot ?&lt;br /&gt;- Ben…pour prendre ton pied t’aura toujours ton chien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour toute réponse je me reçois un coussin en pleine figure. Je le lui renvoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon c’est vrai que t’auras jamais une vie « dans la norme » mais rien ne t’empêche de gagner honnêtement de l’argent&lt;br /&gt;- Je veux pas passer ma vie dans un bureau, encore moins dessous.  Too fast to live, too young to die. Je vais vivre à fond et peu de temps. Pas besoin de diplôme pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle n’attend rien de la vie, ça m’énerve de ne pas savoir quoi faire pour qu’elle change d’avis. Je soupire et me replonge dans mes livres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elizabeth et moi on se balade dans le parc, bras dessus bras dessous, en discutant de tout et de rien. Enfin, surtout de rien. On vient de finir de passer nos derniers examens, on se détend comme on peut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Dis, tu penses qu’il va bientôt neiger ?&lt;br /&gt;- Chais pas… En tout cas y’a une odeur de neige dans l’air.&lt;br /&gt;- Une odeur de neige ?! Tu dis n’importe quoi ! AIE !!! Mais t’as pas fini de me donner des coups ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’accord, elle tape tout doucement et je sens généralement rien, mais ça me fait marrer de voir le petit éclair de culpabilité qui passe dans ses yeux quand elle croit que j’ai mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non. Et je te jure, quand il va neiger, l’air a une odeur différente… J’y peux rien si tu le sens pas !&lt;br /&gt;- Je suis sûrement trop obnubilé par ton parfum…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dégage et s’exclame, indignée :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais !!! Dis que je pue tant que tu y es !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’as compris de travers, jvoulais dire tout le contraire…&lt;br /&gt;- Oh… Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle baisse la tête. Fixant le sol, elle continue son chemin. Je la rattrape. Et merde, j’ai encore dit une connerie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Calme ! J’aurais pas dû te…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’interromps, posant un doigt sur mes lèvres. Je plonge mes yeux dans les siens. C’est ça, fixer son regard, ne descend pas plus bas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es trop craquant… Mais j’ai…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne lui laisse pas le temps de finir et l’embrasse. Elle me rend mon baiser. Elle est… incroyablement douce. Ce qui est surprenant quand on connaît sa personnalité explosive. Tain, rien que pour ça on a une dette envers les frenchy… Pour ça et pour Amélie Poulain. Nos bouches se séparent et on reste muets quelques instants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais quoi ?&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une ombre semble passer furtivement sur son visage, puis elle me fait un grand sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais plus, ça devait pas être important… Je crois que je vais retourner dans ma chambre, je dois faire mes valises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ?! Pourquoi toutes les filles vers qui je fais un pas en font six en arrière ?! Elle ajoute, au bout de quelques secondes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu viens avec moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tend la main, je la prends sans la moindre hésitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais un solitaire sur mon ordi. Très représentatif de mon état actuel, comme jeu. Panpan et Lilly passent beaucoup de temps ensemble, à se balader ou faire je ne sais quoi, et comme Envey ne m’aime pas beaucoup je squatte pas trop avec Stian et elle. Je me lève de ma chaise et vais ouvrir la fenêtre. L’air glacé s’engouffre dans la pièce, me picote la peau. Je laisse échapper une quinte de toux, renifle. Heureusement que c’est bientôt les vacances, même si je redoute de rentrer chez moi. Une grande maison vide, résonnant du silence de son absence. Rah ! Tant pis, je passerai mes journées avec Peter, j’irai me promener, viderai les cartes de crédit de mon père puis celles de ma mère… Je rattraperai mon retard question séries ! Ici j’ai très peu accès au net et aux chaînes, ce sera l’occasion de faire une overdose de télévision ! Je me goinfrerai de pâtisseries, de pizzas, de lasagnes… Grasse mat’ tous les jours… Achat de cadeaux de Noël… Qu’est-ce que je vais bien pouvoir offrir à Pete ? Je sais qu’il aime lire, écouter de la musique… Peut-être des billets pour un concert ? Nos parents peuvent faire des demandes de congés spéciaux et si on en a envie on peut rentrer le week end. Comme on habite trop loin on reste ici, mais pour aller voir un groupe qu’il adore ch’uis sûre que ça le gênerait pas… We’ll see ! J’éternue bruyamment. Je ferme la fenêtre. Bon, marre de jouer. Et si je regardais un petit DVD ? Je fais défiler les boîtes ; Vu, vu, vu et revu. Rah, faudra aussi que je refasse le plein question films. Ma porte s’ouvre et Elizabeth entre. Elle la referme et me lance un sourire gêné. Dans un murmure, elle laisse échapper :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete m’a embrassée.&lt;br /&gt;- HEIN ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais… Il la connaît depuis SEULEMENT un mois et demi ! C’est le stress des examens qui lui fait faire n’importe quoi ! Attention, j’adore Lilly mais… C’est pas une fille pour lui ! Elle est trop… C’est une fille !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouiiiii !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se laisse tomber sur le lit et serre un de mes coussins dans ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’était génial… Il est trop mignon, intelligent, drôle… Il embrasse bien… Comment un mec comme lui peut être célibataire ?! Ah oui, j’avais oublié que tu lui as foutu un sacré vent et qu’il…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’arrête et se jette sur moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai ta bénédiction ?! Dis oui !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non !!! Huh ? Mais qu’est-ce que je raconte ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi refuserais-je ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai ça ! Pourquoi ça me dérange ? Sûrement le choc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça veut dire oui ?&lt;br /&gt;- Ouais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me serre dans ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci, t’es une vraie amie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouais. Vive l’amitié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vacances, on est officiellement en congé depuis même pas une demie heure et tout le monde n’a plus que ce mot là à la bouche. « Ah moi je vais skier en suisse » « Woah t’as trop de chance, moi je rentre juste chez moi » et blabla ça jacasse dans tous les coins « Qu’est-ce que tu vas faire durant tes vacances toi ?! » Rrrr…ça me saoule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Envey ? T’es encore dans la lune…&lt;br /&gt;- Hum ? Ah excuse-moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris à Stian qui vient visiblement de finir sa valise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu as fait la tienne ?&lt;br /&gt;- Ouais ouais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete entre, sifflotant « vive le vent », un bonnet de père noël sur la tête. Sébastian se tape le front du plat de la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merde il a pété une case&lt;br /&gt;- Rooh j’ai le droit d’être heureux ! J’adore le Réveillon !!! Les cadeaux, la bonne bouffe, les bonshommes de neige… Tout ça quoi !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort un sucre d’orge de sa poche et le tend à Stian.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aller souris la vie est belle !&lt;br /&gt;- Parle pour toi, moi tout ce que j’ai pour Noël c’est une augmentation de coups de poing et de fouet parce que mon père boit encore plus à l’approche des « fêtes ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris, autant le prendre à la rigolade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Autrement dis Panpan, pour nous ça va être notre fête…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian rigole, Peter n’ose pas. Je reprends sur un sujet moins « glissant ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …A part ça sache que tu es adorable en père noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me fait un grand sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stian le taquine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Même si t’es plus taillé comme un elfe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s’empare d’un autre sucre d’orge et le lui envoie dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Aie !&lt;br /&gt;- Tu l’as cherché !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lui bondit dessus et lui passe un savon. Ils sont adorables. Et oui c’est les vacances. Ça va me manquer tout ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille en sursaut. A cause d’un cauchemar ? Je ne le sais pas et si c’est le cas il est déjà oublié, quelque chose d’autre m’a sorti de mon sommeil ; Envey. Elle n’est pas là. Je regarde autour de moi dans la pénombre et m’arrête un instant sur la fenêtre. Une nuit, avec une immense pleine lune, tachetée par les premiers flocons de neige de l’année.  Je me lève sans un bruit pour ne pas déranger d’avantage Pete et vais dans la salle de bain, vide. Où est-elle? On s’est endormi l’un dans les bras de l’autre comme toujours. Elle est sûrement retournée dans sa chambre. J’enfile un pantalon et me rends à sa piaule. J’entre. La seule lumière provient de la lune, je devine Angie qui dort paisiblement mais le lit d’Envey n’est même pas défait. Soudain, je ne sais pas pourquoi, quelque chose attire mon regard. Le miroir qui joue de ses reflets dans l’armoire entrouverte. Je jette un coup d’œil à l’intérieur, ses affaires ne sont plus là. Merde…Je cours jusqu’au hall d’entrée, personne. La porte est ouverte, donnant sur un immense manteau blanc et froid. Depuis qu’on a vécu dans la rue, aucun verrou, aussi sécurisé soit-il, ne résiste à Envey. Je sors et c’est là que j’aperçois sa silhouette dans l’obscurité. Elle s’en va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ‘Vey !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voix brise l’atmosphère magique qui apparaît dès que tombe la neige. Elle se retourne, étonnée. Mais après m’avoir reconnu, l’étonnement laisse place à un sourire un peu triste. Je cours jusqu’à elle. Je peine à reprendre mon souffle, le froid me taillade la gorge à chaque respiration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon ange, rentre, tu vas tomber malade&lt;br /&gt;- Vey, qu’est-ce que tu fous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle baisse la tête toujours avec le même sourire amer qui me tue à chaque fois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je m’en vais c’est tout.&lt;br /&gt;- Sans moi ?!&lt;br /&gt;- Oui, sans toi.&lt;br /&gt;- Mais…et pourquoi ?&lt;br /&gt;- Quand on s’est connu on cherchait tout les deux un meilleur endroit où vivre et c’est pour ça qu’on est parti. Tu l’as trouvé, restes-y.&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Chut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lève la tête et laisse les flocons tomber, puis fondre presque aussitôt, sur son visage. La magie du silence revient. NON ! Je la prends brusquement par les épaules, elle me regarde abasourdie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est donc comme ça que ça finit ?! L’histoire s’arrête là ?! Nous deux c’était du vent, on s’est juste bien marré ?!&lt;br /&gt;- Non Stian…mais que veux-tu que je dise ? Que t’es la seule personne au monde qui compte pour moi ?! Que je me demande comment je vais faire pour continuer à vivre sans toi ?! Que rien que l’idée de m’endormir loin de tes bras me rend malade?! Oui Sébastian, oui ! Mais merde c’est comme ça ! Il faut que je m’en aille, j’en peux plus ici j’étouffe !…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai l’impression de sentir mon cœur se serrer, je dois la laisser partir mais…je ne peux pas. Je l’embrasse, elle me rend mon baiser puis elle me repousse et recule de quelques pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Complique pas les choses. Tu vas rester ici et avoir une vie géniale, finir tes études et vivre avec une fille comme Angele…&lt;br /&gt;- Mais je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle pose son index sur ma bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pchuuut, tais-toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tourne le dos, prête à s’en aller, je la retiens par le poignet et l’attire contre moi. Je caresse sa joue, là où des larmes tracent leur chemin avant d’embrasser l’une d’elles et de lui murmurer à l’oreille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors promets-moi au moins qu’on se reverra…&lt;br /&gt;- Je ne peux pas…&lt;br /&gt;- Pourquoi ?&lt;br /&gt;- Parce que je ne veux pas te faire de promesses que je ne puisse tenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’embrasse sur la joue puis me sourit une dernière fois avant de me tourner le dos et de partir. Je la regarde se barrer, sans bouger, impuissant. Je me laisse tomber à genou, c’est à peine si je la devine dans la nuit à présent. J’ai froid, incroyablement froid, mais qu’importe maintenant? Pff. Elle dit que j’ai trouvé un endroit meilleur pour moi, mais bordel quelqu’un veut bien me dire comment il pourrait l’être sans elle ?! Je ne veux pas la perdre et pourtant je reste là, seul comme un pauvre con, tentant de ne pas pleurer. Ouais je sais, une vraie fillette. Le sentiment de tristesse qui me prend au ventre laisse bien vite place à la colère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain fait chier !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De rage j’envoie mon poing dans la neige. Aïe. Je crois avoir heurté un caillou, ou ne serait-ce que le sol ? J’examine ma main, elle saigne méchamment. Du verre. Et merde, je brille vraiment par mon intelligence là…De tous petits morceaux sont restés dans la blessure. Et merde ! Sur toute l’allée j’étais obligé de frapper juste là où se trouvaient des débris de bouteille. Je lance au ciel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Génial, vraiment GE-NIAL ! Non mais tu m’en veux toi là-haut ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le con, j’en deviendrais presque croyant. Je regarde les gouttes perler sur ma main avant de tomber et de se perdre dans la neige.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  style="text-align: center;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;I realised my state of mind, Maybe, I was blind, Maybe, I was empty To see life like a game, Dreams are not made to come true… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-3920481067425877576?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/3920481067425877576/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=3920481067425877576' title='15 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3920481067425877576'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/3920481067425877576'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2013/10/chapitre-8.html' title='Chapitre 8'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>15</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-2524095711619064174</id><published>2006-10-24T01:40:00.001+01:00</published><updated>2007-06-13T22:19:50.310+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 08'/><title type='text'>BONUS !!!</title><content type='html'>Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre dans une pièce circulaire blanche à la Matrix avec pour seul meuble un siège en bois. J’avance, attrape la chaise et m’assieds dessus après l’avoir enjambée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bonjours, ça fait plaisir de vous voir. Ouais je sais, là vous êtes entrain de vous demandez « Mais putain qu’est-c’que c’est que ce trip ?! Elle s’adresse à moi là ? ». Hé ben ouais, je me permets de transgresser les règles qui font que normalement, je n’ai pas le droit de m’adresser à vous. Mais comme je quitte O’brien, je me suis dis qu’un au revoir un peu plus classe, ou de moins un peu plus privé, serait plus approprié et qu’il valait la peine qu’on passe de ma réalité à la votre. Installez-vous plus confortablement dans votre fauteuil, qu’on discute un peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris puis claque des doigts. Un whisky on the rocks apparaît dans ma main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pas mal cte pseudo matrice hein ?Je vous en propose pas un, je ne crois pas que vous ayez l’âge, enfin j’en ai fichtrement rien à foutre mais tout de même, restez sobre le temps que je vous cause et après vous n’aurez qu’à allez vous enivrer planqué dans une ruelle sombre comme a l’habitude de le faire l’autre là qui martyrise Pete et qui a inventé la petite conne et sa copine jap’, c’est quoi son nom déjà ? Ah oui ! Iris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’éclairci la gorge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous savez que si Elizabeth et Charly ont été créés c’est juste pour remplir le quota minimum de black’s et asiat’s obligatoire dans un bouquin qui ne souhaite pas être considéré comme raciste ? Comme ça elles peuvent vivre leur penchant de droite en pleine quiétude sans que personne ne le sache. Ca me fait penser…vous connaissez Donjon? Avec le village de lapin méga de droite? C’est une superbe BD, je vous la conseille mais bon je m’égard là hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je prends quelques gorgées de mon verre et grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Si vous avez bonne mémoire vous savez que je déteste le whisky, c’est Sébastian qui carbure à ça, moi l’alcool c’est…de temps en temps. Alors la question qui suit c’est « Pourquoi tu pompes ça si tu trouves que c’est dégueux ? » Déjà de un j’en bois parce que sérieux, « un whisky on the rocks » ça a mille fois plus de gueule que « un coca avec glaçons s’il vous plaît » y a pas à dire. Et puis de deux, disons que je rends hommage à mon homme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève le verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Здоровье! Je vois à votre tête ahurie que vous vous dites un « Putain mais comment elle prononce ça ?! » Zdo-ro-vé, un truc du genre, mon russe n’est pas encore parfait. Donc euh…je parle pour rien hein ? Je ne sais même plus pourquoi je suis venue, ah oui, pour vous dire au revoir. J’espère que je vous ai pas trop saoulé hein ?...Ouais c’est le genre de questions qu’il faut jamais posé parce que tous ceux qui n’ont aucune repartie sautent sur l’occasion pour tenter de faire de l’humour. ET BEN C’EST NUL ! hum. Vous ne trouvez pas que c’est dommage qu’on se quitte déjà ? Vous ne savez rien de moi, seul Teki connaît ma vie et mes pensées sur le bout des doigts, j’aurais voulu qu’elle vous en dise plus mais je crois que finalement, il n’y a pas de plus belle manière de montrer mon vrai moi qu’en agissant ainsi. En partant, laissant tout en plan. Vous allez peut-être avoir du mal à comprendre cet acte, car c’est vrai que dans la fic, on ne vous en donne pas les clés. Personnage qui ce veut complexe et qu’une vie entière ne pourrait pas cerner. Au bout du compte, je trouve mon départ approprié déjà parce que, il faut se l’avouer, jamais je ne pourrais vivre plus longtemps enfermée dans cette école à la con avec des profs qui, je tiens à le préciser, ne sont pas des caricatures mais des personnes de votre monde à vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris avant de reprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je trouve aussi que me barrer ainsi est une jolie manière de vous faire un bras d’honneur. Je m’explique ; Je ne fais pas partie de ses personnes qui aime exposer leur vie, encore moins leur pensées et franchement, c’est jouissif de vous couper l’herbe sous le pied en vous disant que, et ben non vous n’en saurez pas plus sur moi, du moins pas avant un sacré bout de temps. Je n’ai pas la prétention de dire que mon histoire intéresse qui que se soit, mais les faits sont là, vous êtes entrain de m’écouter forcé par cette petite voix dans votre tête, celle que certains appelle curiosité…Ca va je ne vais pas trop vite pour toi Smeuuh ?Je vois que tu peines à suivre quand les gens enchaîne des phrases de plus de trois mots. Aller tiens le coup, j’en ai plus pour longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui tire la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Excusez moi pour ce mini aparté, reprenons donc. Et oui je m’en vais, heureux seront tous les petits niais qui adooooooooooore Angie, elle aura plus de scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crache parterre et reprend d’un ton plus agacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais sérieux. Va falloir m’expliquer comment vous pouvez apprécier une fille même pas foutue de fermer la porte de sa chambre à clé le jour où elle décide de se suicider. Et le pire c’est qu’elle est incroyablement égoïste ! Vous imaginez ce que Peter serait devenu si elle s’était tuée alors qu’il avait promis au frère de cette dernière de la protéger ?Il aurait fini dans un asile genre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, tourne la chaise, m’assied dessus, les bras autour de mes genoux et commence un balancement léger d’avant en arrière tout en fixant le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Oh mon dieu tout est de ma faute, tout est de ma faute, je l’ai tuée,c’est horrible, je suis un monstre je mérite pas de vivre »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends ma position originelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez, maintenant quelqu’un ose encore dire que cette fille est géniale ?! Allez j’attends!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vide mon verre et le lance par dessus mon épaule…Je continue, après quelques secondes, plus détendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Visiblement le con du fond n’a pas encore compris ce que je disais tout à l’heure à propos de l’humour à deux balles…C’est pas grave Dude, même les loosers ont une vie sexuelle, un jour viendra où toi aussi, t’auras un pc. Bon sur ce je vais vraiment partir puisque vous semblez tous impatient de me voir tracer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, vague signe de main, puis disparais.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-2524095711619064174?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/2524095711619064174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=2524095711619064174' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/2524095711619064174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/2524095711619064174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2007/06/bonus.html' title='BONUS !!!'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-887497836209799438</id><published>2006-10-24T01:40:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T15:57:51.149Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 08'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 8</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Vala vala, après cette fin de chapitre émouvante… Place à mes délires stupido-irisiques (pléonasme ?).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Je vous avoue ne pas trop savoir que dire. Merci pour les commentaires que vous avez laissé sur le chapitre précédent, et vraiment j’adorerai que vous réagissiez vis à vis du départ d’Envey ! Ca fait plusieurs chapitres que c’était prévu… Alors voilà ^^&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Pfff, chuis morte. Et j’ai décidé de ne plus toucher à une goutte de bière ou de whisky ou d’alcool pendant quelques temps, suite à une soirée où j’ai eu une conversation fort intéressante à propos de la gravité avec une charmante marche d’escalier. Charmante mais elle avait la tête dur (et elle n’était ni française, ni joueuse de foot !).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Bref bref bref, It was maviedéprimanteenquelqueslignes.com.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;On attend vos commentaires ^^&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(Oh, et désolé de pas vous dire ce qu’ils ont fait : même si on le sait, vous le saurez jamais =D MUHAHAHA)  (&lt;= Bitch.)  Iris &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-887497836209799438?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/887497836209799438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=887497836209799438' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/887497836209799438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/887497836209799438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2006/10/ddfdf-chapitre-8.html' title='DDFDF, chapitre 8'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-4882065161547390152</id><published>2006-10-12T01:28:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T15:58:47.698Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 07'/><title type='text'>Chapitre 7</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:arial;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 7&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un « fabuleux » dimanche matin. Il est bientôt 9h, je suis assis dans le réfectoire avec Pete et Envey. On déjeune dans un silence de mort, Peter la tête dans son bol de céréales est perdu dans ses pensées, il regrette sûrement sa déclaration, ‘Vey, une pomme pour seul déjeuner dans une main, un crayon dans l’autre, dessine. Angele entre dans la salle, s’empare d’un plateau et après s’être servie, vient vers nous. On relève tous la tête, la regardant s’approcher mais au dernier moment elle change d’avis et va s’attabler un peu plus loin avec Franklin et Charly. Pete entrouvre la bouche totalement ahuri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salope.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne vers Envey, étonné. Pour un premier mot de la journée, il est carrément vulgaire. Mais je crois qu’il donne le ton. Visiblement Panpan n’est pas de cet avis, il semble s’enfoncer encore plus dans ses Kellog’s&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'aurais pas dû lui dire. Je savais très bien qu'elle m'aimait pas, j'ai fait ça pour me soulager... Voilà où ça m'a mené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle soupire et sans s’arrêter de crayonner lui lance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous êtes visiblement assortis pour ce qui est de la stupi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je mets ma main sur sa bouche pour la faire taire. Elle me fait de grands yeux ronds.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evite de dire n’importe quoi sans réfléchir au préalable à l’impact de tes paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outch, j’ai été plus sec que je ne l’aurai voulu… Je n’ai pas l’habitude de la réprimander mais je sais à quel point elle peut être blessante dans ses commentaires. Elle n’aime pas la manière dont tourne le monde alors si en plus les gens auquel elle tient ne serait-ce qu’un peu merdent trop, elle pourrait en devenir désagréablement franche et réaliste. Les autres n’aiment généralement pas qu’on les mette si brusquement face à leurs problèmes.. Même si elle est plus dure avec elle-même, Pete a trop violemment déchu pour accepter ce genre de, dirais-je, vérité. D’un geste du bras elle me repousse et me lance un regard noir avant de se lever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sors m’en griller une.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’en va, laissant son cahier de dessin et ses crayons en plan. Pete s’empare du carnet et le feuillette. Il s’arrête sur une page, celle qu’elle crayonnait il n’y a pas une minute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Wow…&lt;br /&gt;- Montre, c’est quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tend le calepin. Moi, voilà ce que c’est. Ca fait une semaine qu’elle travaille ce portrait, elle refusait de me le montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elle a dû se faire chier à le faire…&lt;br /&gt;- Surtout que le modèle n’est pas toujours très gentil avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relève brusquement les yeux vers Pete. Un reproche ?!De lui ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi tu dis ça ?!&lt;br /&gt;- Peut-être parce qu’elle t’aime plus que tu ne le mérites. Tu dragues tout ce qui bouge, même la psy ! Et elle, elle est censé faire quoi ? Sois belle et tais toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peine à assimiler sa remarque. Elle a toujours su que ce n’était qu’un jeu avec toutes les autres filles et ça ne l’a jamais gênée. Au contraire, ça lui plaisait de savoir qu’elle était la seule fille à laquelle je cédais. Quand est-ce que ça a changé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Ok Panpan, je vais aller lui causer et arrêtes de t’en faire pour l’amour de ta vie, je l’ai déjà rembarrée, t’as plus aucune concurrence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me lève, prends rapidement mes affaires et celles d’Envey, avant de sortir dans le parc pour la retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce matin, j’ai préféré déjeuner avec Charly et Franklin. J’avais pas dormi de la nuit. J’ai pensé à Peter et à ce qu’il m’avait dit, et surtout à comment lui répondre sans lui faire trop de mal. Parce que c’est tout ce que je veux éviter. Je pense lui en avoir déjà fait suffisamment comme ça. Je m’allonge sur mon lit, met mes écouteurs et lance une chanson d’Archive.&lt;br /&gt;Je m’en veux beaucoup... Ai-je fait quelque chose qui aurait pu lui laisser croire que… Pfff. Je tends la main et réussis à attraper une boîte de friandises que j’ai reçue pour mon anniversaire. C’est de la part de Julio, le secrétaire de maman. Une brave type avec qui je m’entendais très bien, il mériterait une promotion. D’autant plus qu’il m’a envoyé ma marque préférée ! Y a pas à dire, les Suisses excellent dans le domaine des chocolats. C’est dingue qu’il sache que je raffole des Lindt et que mes propres parents ignorent la date de ma naissance. Ou mon prénom. Je me redresse et tousse. Oh non, si je commence à être malade, ça va vraiment pas le faire !&lt;br /&gt;J’attrape mon ordinateur portable et le démarre. J’ouvre un nouveau document et commence à écrire. Ecrire tout ce que je voudrais lui dire, mais que je ne pourrais pas.&lt;br /&gt;« Coucou Pete, pour commencer… »&lt;br /&gt;Mes doigts glissent sur les touches du clavier comme ceux d’un musicien sur un piano, et pourtant j’ai l’impression de n’être qu’une enfant qui se défoule en faisant un brouhaha incroyable pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sur mon pieu, j’ai passé la journée à … ne rien faire. Plus revu Seb et Envey depuis ce matin, ils sont sûrement en train de copuler dans un coin sombre. Wow, quand on « parle » du loup… Il entre et claque la porte derrière lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain ! C’est vraiment qu’une conne ! Jlai cherchée partout mais je l’ai pas retrouvée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow, il a réellement insulté Envey ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh, calme toi. Tu l'as…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’interrompt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OUI !&lt;br /&gt;- Et tu ne l’as pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recommence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je viens de te le dire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se laisse tomber sur son lit et expire bruyamment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fait chier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aime pas le voir dans cet état, surtout que je me sens un peu coupable puisqu’il m’a défendu… Bon, Pete, il est temps d’arranger ce que tu as fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’y vais, j’aurais ptet plus de chance que toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a posé un oreiller sur son visage et je l’entends vaguement grommeler un truc comme « c’est ça ». Je sors. Je me balade un peu dans le parc. Qui sait, peut-être que mes pérégrinations me mèneront à elle ? On peut toujours rêv…. AIE ! Je viens de me prendre un truc sur la tête, ça fait atrocement mal ! Je regarde le sol et je vois… Une botte ?! Mais qu’est-ce que…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey Panpan, chuis là haut !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lève la tête et remarque Envey, elle est allongée sur une branche d’arbre, le dos appuyé contre le tronc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux pas descendre ? Tu risques de te faire mal…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Viens me chercher !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui tire la langue avant de prendre une dernière late et d’envoyer le mégot dans l’herbe d’une pichenette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Descends sinon....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il prend ma botte et me vise. Je saute brusquement de l‘arbre et lui tombe dessus, perdant l’équilibre on se retrouve tous les deux par terre. On rigole, allongés dans l’herbe. Soudain je retrouve mon sérieux et sans quitter le ciel des yeux lui lâche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est Stian qui t’envoie ?&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Alors qu’est-ce que tu fous ici ?&lt;br /&gt;- Je suis venu te chercher de ma propre initiative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’allume une nouvelle clope et tire plusieurs longues taffes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah quoi bon ? Je serai rentrée une fois la nuit tombée&lt;br /&gt;- J’avais envie de te parler.&lt;br /&gt;- Ah, d’Angie ?&lt;br /&gt;- Non. De toi. Comment tu vas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais quelques ronds avec la fumée et les regarde s’effacer peu à peu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien, ça se voit pas ?!&lt;br /&gt;- Qu'est-ce qui t'arrive ?&lt;br /&gt;- Je crois que le type que j’aime se paie vraiment ma tête et qu’il veut sauter la fille que TU aimes.&lt;br /&gt;- Il joue avec, rien de plus. Tu penses pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tourne la tête vers moi, je fais de même vers lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je le pensais.&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui t’a fait changer d’avis ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je détourne le regard et à nouveau joue avec la fumée qui sort de ma bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La façon dont il la regarde, la façon dont il lui parle, la façon dont il lui sourit...ça a dépassé le stade du jeu, à force de faire le malin et de briser les coeurs, il a dû tomber dans son propre piège.&lt;br /&gt;- En partant il m'a dit qu'il l'avait repoussée…Tu crois qu'il aurait fait ça s'il était réellement intéressé?&lt;br /&gt;- Je sais pas…Sébastian est un rubik's cube à 7 faces ; incompréhensible.&lt;br /&gt;- Jolie comparaison... Mais... Ecoute, il t'aime. Et honnêtement t'es une fille superbe, pourquoi irait-il te tromper ? Je veux pas dire par là que Angie ne l'est pas mais... Enfin, tu vois ce que je veux dire ?&lt;br /&gt;- Parce qu'il a flashé sur elle? Parce que je t'ai embrassé et qu'il a beau l'avoir pris à la rigolade il a pas du tout apprécié? Parce que depuis qu'on est dans cette école stupide c'est plus pareil?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire et écrase ma cigarette dans l’herbe pour pouvoir me passer les mains sur le visage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il cherche les mots qu’il me faudrait, c’est vain. Je change de sujet sans pour autant m’en éloigner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Angie t’a reparlé ?&lt;br /&gt;- Non…&lt;br /&gt;- Toutes mes condoléances ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je roule sur le côté et le regarde. Lui ne bouge pas, il fixe les cieux, comme si il y espérait des réponses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J'en sais rien... Faudrait que je tourne la page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’enjambe et m’assieds sur lui. Il sursaute et revient sur terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce que tu fais ?&lt;br /&gt;- Je nous change les idées&lt;br /&gt;- Com…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’attrape ses lèvres. Il met ses mains sur mes épaules et me repousse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On peut pas…Stian…&lt;br /&gt;- Je sais…mais bordel ce que j’aime quand tu m’embrasses…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il met une main derrière ma nuque et approche mon visage du sien. Front contre front, on se regarde dans les yeux. Il me sourit et murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moi aussi, j’adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau on s’embrasse et il se place sur moi, en profitant pour faire descendre sa main sur ma cuisse. De sa bouche je vais à son cou, il se laisse faire puis après quelques minutes commence à comprendre le truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attends ! Qu’est-ce que t’es en train de faire ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je viens de te faire un sacré putain de suçon !&lt;br /&gt;- Tu déconnes ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se frotte le cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Excuse-moi j’ai pas pu résister…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me mordille la lèvre comme si j’avais fait une bêtise, il me répond par un sourire avant se glisser sa langue dans ma bouche. On s’embrasse. Encore. Encore. Et encore, jusqu’à ce que je rouvre les yeux. Je le repousse légèrement et m’exclame&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain fait nuit ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il regarde autour de lui et rigole&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Visiblement.&lt;br /&gt;- Mais, ça fait combien de temps qu’on est ici ?!&lt;br /&gt;- Une demie heure, une heure je pense…&lt;br /&gt;- Merde…&lt;br /&gt;- Tu veux rentrer ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il dépose un léger baiser sur ma bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfouissant son visage dans ma poitrine, il commence à défaire mon corset, je retiens sa main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Oui je sais, couvre-feu oblige.&lt;br /&gt;- Exact.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève et me tend la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On retourne à l’école, se tenant par la taille. Je sais que je ne devrais pas faire ce que je fais mais ce n’en est que plus bon. Une fois devant la porte de ma chambre, il se baisse, passant ses bras autour de ma taille et me donne un dernier baiser.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca pour m’avoir changé les idées, c’est réussi.&lt;br /&gt;- Ouais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me serre l’espace d’un court instant contre lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Dors bien.&lt;br /&gt;- Bonne nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete est rentré à la limite du couvre-feu hier soir. Fait étrange ; il semblait assez heureux pour une fois. Hier j’étais trop sur les nerfs pour lui demander la raison de son bonheur soudain mais maintenant, ça m’intrigue. Angele aurait-elle dit oui ? Il est dans la salle de bain, l’eau coule. J’entre, toute la pièce est embuée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es fou ou quoi ?!M’étonne pas que j’ai pas de flotte chaude après !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l’entends sursauter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain tu vois pas que je prends  ma douche là ?!&lt;br /&gt;- Oh non je veux surtout pas le voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m‘assieds sur le rebord du lavabo et croise les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je voulais juste savoir ce qui hier te faisait sourire comme un con.&lt;br /&gt;- Ah...euh, rien.&lt;br /&gt;- Angele t’a répondu de manière positive ?&lt;br /&gt;- Elle m’ignore encore totalement…je pense me choper une autre miss.&lt;br /&gt;- Et tu l’as déjà trouvée je suppose ?&lt;br /&gt;- Possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je termine mon bol de céréales, les yeux embués et rivés sur Angele qui s’est encore une fois assise à la table de Colin. Je consulte ma montre et me lève. Les cours ne vont pas tarder à commencer et il faut que j’aille chercher mes affaires dans ma chambre. Je suis sur le point de passer ma porte mais quelqu’un me retient. ‘Gie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Salut…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa main est posée sur mon bras, elle ne parle pas mais ce contact me fait du bien. Elle le romp et me tend une enveloppe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hello… Ecoute… Je… Lis ça. J’ai cours et la prof de bonnes manières me déteste déjà suffisamment comme ça. Bye.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne me laisse pas le temps de répliquer et file, laissant derrière elle un parfum sucré. Je glisse la lettre dans ma poche. Je la dévorerai ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’entre dans la salle de bio deux minutes avant que ça sonne. Wow, super ; Envey est assise à côté de Pete et Angie à côté de Franklin. Et moi je me pose ou ?!Bon allez c’est le moment d’être social. Le banc devant celui de Panpan est occupé par une fille avec deux longues tresses blondes, elle semble captivée par un gros livre avec une reliure noire et sans titre. Je m’approche d’elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh…excuse moi, la place est libre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sursaute et lève les yeux de son bouquin. Lorsqu’elle croise mon regard ses joues s’empourprent. Elle baisse rapidement la tête et dit dans un murmure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui…oui oui elle est libre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pose mon bouquin sur le plan de travail et m’assied sur le tabouret.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu lis quoi ?&lt;br /&gt;- Hein ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau elle croise brièvement mon regard. Ow, jolis yeux verts. Je lui montre d’un signe de tête le livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce que tu lis, c’est quoi ?&lt;br /&gt;- Ah euh… « Beim Häuten der Zwiebel  »&lt;br /&gt;- Bém Haoten der Tzwibel ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle rigole. Je lui souris. Je me demande comment elle réagirait si elle apprenait que je parle assez bien allemand et que ce que je viens de faire était totalement prémédité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un best-seller dans mon pays...mmh...traduit ça voudrait dire «En épluchant les oignons».&lt;br /&gt;- Tu es allemande ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourit. Adorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Et tu t’appelles..?&lt;br /&gt;- Louise.&lt;br /&gt;- Arrêtez de jacasser et ouvrez tous vos livres page 205. Aujourd’hui, dissection !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof vient d’entrer et semble déjà sur les nerfs. Elle porte un tailleur sous sa blouse blanche, des lunettes carrées et ses cheveux sont retenus par un chignon ; plus coincée dans le trip « je fais la loi » tu meurs! Tout le monde s’exécute. Dissection d’accord, mais de quoi ? Comme pour me répondre, elle pose brusquement une cage pleine de souris sur son bureau. Oh putain, on a le droit de faire ça ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Une par banc, et ne la laissez pas s’échapper par pitié !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde ma voisine, elle semble perplexe. Bon ça va, y a pas que moi que ça met mal à l’aise de faire ça. Je me lève et attrape un rongeur dans la cage avant d’aller me rasseoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tout d’abord il va falloir l’ouvrir de haut en bas avec le scalpel, délicatement pour ne pas abîmer les organes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un élève au fond de la classe lève la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui ?&lt;br /&gt;- Mais on la tue pas avant ?&lt;br /&gt;- Oh ça…Faites comme bon vous semble…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains élèves semblent ravi et s’emparent des lames. La prof se saisit d’un journal et, les pieds sur son bureau, commence à le feuilleter. Ca devient vite une sacrée boucherie. Je suis persuadé que c’est totalement illégal…Quelque chose agrippe mon bras et le secoue ; Louise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fais quelque chose on peut pas tuer ce pauvre petit animal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je regarde le rongeur que je tiens toujours fermement dans la main. Il est vrai que je me vois mal lui trancher la tête ou, comme deux bancs plus loin, lui fracasser violemment la tronche sur le rebord du pupitre…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais que veux-tu que je fasse ?&lt;br /&gt;- Je sais pas trouve ! On peut pas butter Henri !&lt;br /&gt;- Henri ?!&lt;br /&gt;- Oui ! C’est son nom à présent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon réfléchis, comment on pourrait faire pour que…Pete ! Je fourre le dénommé Henri dans les mains de ma voisine et m’emparant du scalpel entaille ma paume plus profondément que je ne l’aurais voulu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh mais qu’est-ce que tu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me retourne et montre ma main à Pete.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah non c’est degu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme prévu il tombe dans les pommes. La souris qu’il tenait en profite pour se faire la belle. La prof arrive à grands pas, attirée par le bruit qu’a fait Panpan en tombant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Que lui est-il arrivé ?!&lt;br /&gt;- Je crois Madame qu’il ne supporte pas la vue du sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je glisse ma main dans la poche de ma blouse blanche et la serre en espérant que l’enseignante ne comprenne pas le stratagème. Du coin de l’œil je devine ma camarade qui planque Henri dans son sac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon sortez tous je vais appeler le concierge pour qu’il attrape cet saloperie de truc court sur pattes. Et pour lui euh…un peu d’air frais suffira !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’adressant à Envey elle continue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous n’avez qu’à vous en charger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde sort, fiou c’était limite ça. Louise me saute au cou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci !&lt;br /&gt;- Ah mais euh…de rien.&lt;br /&gt;- Je vais aller le relâcher tout de suite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’en va d’un pas rapide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Attends ! Je peux venir avec toi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se retourne étonnée, ses joues de nouveau rouges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh..oui oui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prof de math entre, oh mon Dieu, d’un pas assuré, relax. Il a tiré son coup hier soir ou quoi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey, hey, hey ! Bonjour les jeunes ! Prenez vos manuels !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fait étrange, tout le monde lui obéit. Moi comprise. Il commence à corriger un exercice au retro. Ce type est méconnaissable, comme quoi prostituée c’est un travail d’utilité publique. Non vraiment, c’est lui qui devrait aller chez la psy, parce que là il fait limite schizo. Il se ballade dans la classe, circulant entre les bancs, dispensant ses conseils ça-et-là, quand tout à coup… Il trébuche sur un sac. Rouge comme une tomate, il se relève et se recoiffe nerveusement. Tous les élèves sont écroulés de rire, enfin, presque tous. Suis-je une rabat-joie simplement parce que ça ne m’amuse pas plus que ça ? Je me demande si Peter a déjà lu ma lettre, et ce qu’il en a pensé. C’est le dernier cours de la journée, je compte chaque seconde me séparant de la liberté. Mes mains sont gelées. Monsieur maladroit demande le silence, personne ne le respecte. Tout rentre dans l’ordre. Je prends un crayon et commence à gribouiller pour m’occuper l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, enfin la journée touche à sa fin. Je me jette sur mon lit, la lettre à la main. Toute la journée, une seule envie, une seule chose en tête. C’est fou, je sais parfaitement ce qu’elle contient mais j’ai besoin de le lire, de m’en assurer. Je suis limite maso par moment, à quoi bon m’infliger cette putain de douleur qui ne manquera pas de me briser le cœur en tant de fragments que même ces connards d’aveugles autistes champions de rubik’s cube ne seront pas ? J’ouvre l’enveloppe, non sans l’avoir portée à mon nez pour respirer le délicat parfum qui s’en dégage. Le sien. Mon ange, la seule qui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;« Coucou Peter, Pour commencer, sache que… Je suis vraiment désolée de m’être enfuie l’autre jour. Je voulais pas te faire de mal – oui, j’avoue, sur ce coup-ci je me suis foirée dans les grandes largeurs – et d’ailleurs, je veux toujours pas t’en faire. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ensuite, ça m’a vraiment fait bizarre, et je sais pas comment je dois réagir. Tu es… Mon meilleur ami. Je t’aime comme un frère mais ça va pas plus loin, et crois-moi j’en suis la première désolée. Bon, d’accord, peut-être que je suis que la deuxième, mais on est pas à ça près ! Tu es adorable, mignon, prévenant, intelligent… Tu mérites une fille aussi extra que toi, une fille qui t’aimera autant que tu l’aimes… Mais ce n’est pas moi. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et maintenant j’ai peur de te perdre, de perdre ton amitié, mais je comprendrais que ça te fasse du mal de passer du temps en ma compagnie tout en sachant que rien n’arrivera jamais et que donc tu ne veuilles plus me parler (pour ça que je me suis assise avec Franklin). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais sache que si tu as besoin de moi, je serai toujours là. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;C’est égoïste mais je veux pas que les choses changent entre nous… Aussi loin que jme rappelle t’as été comme mon deuxième grand frère. C’était toi et Mason, le duo infernal, toutes les filles m’enviaient… Moi j’en avais rien à foutre. C’était nous 3 contre Le Monde et Les Profs… &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi a-t-il fallu que ça change ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Rah, désolée, je pars dans mes délires alors que t’en as sûrement rien à battre… je… Bon, allez, j’imprime ça et jte le donnerai demain matin. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bisous » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes yeux parcourent l’écriture arrondie à une vitesse incroyablement lente. Pour un peu on dirait que je suis suisse. Chaque mot, chaque caractère, chaque boucle sont autant de couteaux qui s’enfoncent dans mon âme. Merde, j’aurais mieux fait de me mettre à l’escrime ! Ok, elle dit rien de particulièrement blessant mais c’est juste que… Comment peut-elle penser que ça me fait souffrir d’être avec elle ? C’est mon oasis, ma raison d’être…  Ou pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pete ! Panpan, attends !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait 3 jours que je lui ai donné la lettre et il ne m’a rien dit depuis. On est dans un couloir, et comme je l’ai enfin en vue je crois que c’est le moment de saisir ma chance. Je cours comme une folle pour arriver à sa hauteur- Il s’est arrêté, heureusement sinon je l’aurais jamais rattrapé. Tout le monde nous regarde… Je n’aurais peut-être pas dû crier, m’enfin ce qui est fait est fait. Et je suis sûrement plus crevée qu’un cul de jatte qui aurait couru un marathon sur les mains. Aucune endurance ma pauvre. Je reprends mon souffle, pliée en deux, les mains sur les genoux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu… Tu as…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh ben, comparé à moi, Dark Vador a une respiration discrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh ça va Angie ?&lt;br /&gt;- Très…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse, ma gorge me brûle. Je lève le pouce et poursuis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et toi ?&lt;br /&gt;- Pareil…&lt;br /&gt;- Talumalettre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai sorti ça d’un coup. Il ouvre de grands yeux, essayant apparemment de déchiffrer, puis il hoche la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui.&lt;br /&gt;- Et … ?&lt;br /&gt;- Ecoute je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cloche retentit, et merde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’ai cours, j’y vais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tourne les talons et s’éloigne. Au bout de quelque mètres, il lance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On en parle plus tard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ok, c’est peut-être un tantinet méchant de la laisser poireauter comme ça, dans l’attente désespérée d’un mot, d’un geste, d’une parole qui viendrait de moi et qu’elle pourrait chérir telle une fan recevant la chemise pleine de sueur d’un membre d’un boysband, mais après tout : Qu’est-ce qu’elle a fait avec moi ?!  Bon, d’accord, c’est pas tout à fait pareil puisque je sais parfaitement ce que je ressens et ce que je vais lui dire… Mais elle ne sait pas que je sais ! Donc, j’ai l’avantage. Muhahahahaha. J’adore le mot un tantinet. Tantinet tantinet tantinet. Ca sonne bien. J’entre, m’assied. Un sourire se dessine sur mes lèvres, mon prof me dévisage. Lui, la joie, il connaît pas. Tantinet tantinet tantinet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ! Il ! Il a osé se barrer dans sa classe sans même attendre ma réponse ! Quel… Une autre sonnerie retentit. Je suis en retard. Tant pis, direction l’infirmerie. Aucune envie de subir les cours aujourd’hui. Quand j’entre, madame Houmpaloumpa ne me parle même pas. Elle m’indique un lit du doigt, je prends ça pour un « Allonge toi seulement ma puce, tu vas être bien prise en charge ici ». En comparaison, le docteur Mengele devait être un type tendre et soucieux du bien-être de ses patients.&lt;br /&gt;Je suis là depuis environ 30 minutes quand une voix brise le lourd silence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et là, c’est notre magnifique infirmerie. Tu peux venir ici si tu te sens mal. Oh ! Miss Andersen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me tourne vers la porte et aperçois la directrice, ou la psy, accompagnée d’une fille qui doit avoir mon âge. Je la dévisage quelque instants. Taille moyenne, japonaise, des cheveux noirs retenus par un chignon, des mèches violettes s’en échappent et retombent sur son visage. Elle porte un uniforme : jupe plissée bleu foncé et veston de la même couleur, chemisier blanc. J’ai l’impression de me retrouver dans un manga. Je me reprends alors qu’elle s’avance vers moi. Elle me tend la main, je la serre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Elizabeth Hopper, ou Lilly. Rencontrer...&lt;br /&gt;- Angele Andersen, mais on m’appelle Angie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourit, plonge ses yeux noirs dans les miens. Mes joues rosissent, qu’est-ce qui me prend ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me la rends ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle fait un signe de tête en direction de sa main, que je tiens toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Désolée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dirlo reprend la parole.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Miss Hopper est nouvelle, je lui fais visiter. D’ailleurs nous n’allons pas nous attarder ici plus longtemps. Remettez-vous bien.&lt;br /&gt;- Bye, à une prochaine Angie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles partent. Mince, j’aurais dû lui demander dans quelle chambre elle était. Bah, tfaçon c’est pas comme si c’était une grande école. Je m’allonge, ferme les yeux. Et si je rattrapais un peu tout le sommeil que j’ai en retard ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de la classe, m’étire. J’ai réussi à voir le bout de cette journée atroce. Je sens une main se poser sur mon épaule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, Angie ! Ca va ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais exactement ce qu’elle vient essayer de découvrir, et j’hésite à lui donner satisfaction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca peut al… Pourquoi tu souris ?!&lt;br /&gt;- Euh… Tu voulais quelque chose ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ha ha, je fais trop bien le mec détaché qui a tourné la page. J’ai bien fait de regarder One Tree Hill l’autre jour, ça améliore mon jeu d’acteur et les frères Scott sont vraiment craquants. Tout comme ma Payton. Ses cheveux sont trop jolis, d’ailleurs faudrait que j’aille chez le coiffeur… Pourquoi je pense à ça moi ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je… Euh… Tu… On était pas censés parler ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Héhé, les rôles sont inversés ! Je suis un dieu. Est-ce que la toge m’irait bien ? Continue comme ça Panpan, tu déchires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh oui, ça m’était… sorti de la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On commence à marcher en direction de mon casier. Même Lucas Scott n’a pas ma classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ecoute, pour moi c’est parfait. Etre amis, c’est génial !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est vrai, je comprends parfaitement que je sois pas le genre de types avec qui tu as envie de coucher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et maintenant que les choses sont au clair, je vais pouvoir me mettre sérieusement à chercher une copine !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hein ?! Déjà ?! Mais ça fait même pas quatre jours que… Rah ! Vu son attitude, Sébastian l’a ENCORE fait fumer ! Quel boulets ces mecs, il me faut du whis…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui c’est la nouvelle à ce propos ?&lt;br /&gt;- La nouv… Oh ! Elizabeth Hopper ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quel nom adorable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oui, elle est passée furtivement dans notre classe avec la dirlo…&lt;br /&gt;- Elle va être dans la mienne je crois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Wow ! Vey, elle, Elizabeth... Les gars sont des veinards.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca fait une semaine que je ne lui ai plus parlé. En fait, ça fait une semaine que je n’ai plus prononcé mot. Je n’ai jamais eu besoin de débiner des conneries à longueur de journée, mais 7 jours tout de même ... Sébastian pense que c’est parce que je lui en veux. Je le lui laisse croire mais en réalité, je n’ai plus rien à dire. Trop honte de ce que j’ai fait ... je lui reproche d’être infidèle mais moi alors, sur ce coup j’ai pas assuré. Je fais ma chambre de long en large, perdue dans mes pensées. Je hais cette chose qui nous empêche d’avancer, de tuer n’importe qui, de faire tous ces trucs géniaux mais tellement immoraux, communément appelée conscience. Saloperie de connasse de conscience de merde! Je m’en passerai bien ! Après tout ce n’est qu’un trouble de la personnalité borderline ! On ne devrait pas l’écouter ! Encore heureux que je puisse aller assez loin dans l’insanité et la connerie sans qu’elle ne rapplique à chaque fois. Une semaine, 7 jours, 336 heures, 20'160 minutes, 1209600 secondes que je me demande ce que je dois faire. Lui dire, voilà ce qu’elle me conseillerait, cette petite voix dans ma tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh pis merde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de la pièce, claquant la porte derrière moi et va frapper à la numéro 182. C’est Pete qui ouvre. Il ne cache pas sa surprise, depuis qu’on s’est amusé ensemble lui et moi, je n’ai plus dormi avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah?! Tiens salut, je m’attendais pas à te voir.&lt;br /&gt;- Je vais en parler à Sebastian, il est là ?&lt;br /&gt;- Hein que qu…&lt;br /&gt;- T’en fais pas, il te touchera pas. Va faire un tour, je préfère être seule avec lui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il semble totalement pris au dépourvu mais s’exécute. J’entre juste au moment où il sort de la salle de bain encore trempé, en bas de training séchant ses cheveux à l’aide d’une serviette. Il stoppe net et me regarde, étonné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Fallait que je te parle…&lt;br /&gt;- Euh...ouais ok, installe toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me montre un de deux lits, je m’y assieds et il fait de même sur l’autre pieu, face à moi. Je me perds un instant dans ses yeux. Comment va-t-il réagir? Et si il me disait que tout était fini? Que plus jamais il ne voulait me revoir? Je ferai quoi? Je suis quoi sans lui moi? Je soupire, aller ‘Vey…Je lui balance tout d’un coup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’étais persuadée que tu avais flashé sur Angele et j’en ai parlé à Pete lorsqu’il m’a retrouvé dimanche. J’étais en boule parce que je pouvais pas m’empêcher de penser que t’allais me laisser pour cette fille que tu l’aimais et plus moi et lui il était triste parce qu’elle l’ignorait et…On s’est embrassés…à plusieurs reprises…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne répond rien, mais qu’est-ce qu’il attend ?! Vas-y dit quelque chose ! Sois en colère, n’importe quoi ! Réagis ! Son silence me fait encore plus mal que tout ce qu’il aurait pu me dire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je m’en veux tellement je voulais pas mais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voix se brise, ma vision se brouille, je sens des gouttes perler sur mes joues et lui, il reste là, impassible à me regarder. Je craque, enserre mes jambes dans mes bras et enfouis mon visage dans le creux que forme mes genoux, je suis pitoyable et je sais que c’est tout ce que je mérite. J’ai l’impression de sentir sa main contre ma joue, oh si seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pchut…’Vey calme-toi. Regarde-moi et arrête de pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relève les yeux. Il est à genoux devant le lit et sa main caresse réellement ma joue. Il essuie mes larmes mais de nouvelles les remplacent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrêtes s’il te plait, ça me fait mal de te voir ainsi. Allez viens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenant mon bras il me fait doucement glisser du lit pour me prendre dans ses bras. Je ferme les yeux et le serre fort contre moi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment as-tu pu croire ne serait-ce qu’une seconde que je ne t’aimais plus? Je suis fou de toi idiote. Je pensais que tu le savais…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reculant légèrement il relève d’une main mon menton pour me regarder dans les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je t’aime, compris ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je hoche légèrement la tête de haut en bas, il me sourit et efface les dernières larmes sur mes joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois qu’on va arrêter de jouer à celui qui fera le plus mal à l’autre&lt;br /&gt;- Oui…je pense que ce serait bien…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir, Envey a annoncé à Stian qu’on s’était embrassés et je dois admettre qu’il l’a incroyablement bien pris. Je suis rentré, il m’a dévisagé quelques secondes, m’a souri et serré la main. Bon, ok, sa poigne était peut-être beaucoup plus puissante que d’habitude, mais je ne devrais pas avoir d’hématome. On a passé la soirée tous les 4, Angie ayant accepté de venir. Je me suis endormi quand elle est partie, à savoir vers les 21h30. Et là je me lève péniblement après une « bonne » nuit de sommeil. J’éteinds mon réveil, prends des fringues dans mon armoire et me dirige vers la salle de bain. J’allume la radio qu’on y a placée. Elle diffuse une chanson de Belle and Sebastian, Waiting for the moon to rise. Parfait pour émerger en douceur. Je me douche, me sèche, m’habille, me coiffe, bref je fais toutes ces petites choses qu’on fait en se levant. Non, je ne me branle pas ! Argh, je commence à raisonner comme Vey. Si tant est qu’elle raisonne.&lt;br /&gt;Je sors. Wow, quand on parle du loup. Elle a dormi ici, et là elle me fixe avec des yeux grands comme… Mince, mes pensées commencent vraiment à dériver facilement. Bref, elle me regarde et tout à coup éclate de rire. Stian se lève et me sourit. Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Il pointe mes jambes du doigt et… OH PUTAIN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’EST QUOI CE BORDEL ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seb me répond, rayonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Très jolis shorts, Panpan. Enfin, tu sais que si tu veux en porter des aussi courts, tu risques de facilement passer pour une pute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il me tape l’épaule. Je commence à fouiller mon placard et réalise que tous mes pantalons sont coupés. Oh mon Dieu, donc il l’avait ptet pas pris si bien que ça… Je me tourne vers lui, tentant de garder mon calme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- OÙ SONT MES JAMBES ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se dirige vers sa valise, l’ouvre et renverse son contenu sur le sol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Devant toi !&lt;br /&gt;- Mais t’es malade ! Bon, calme, prête moi un de tes pantalons.&lt;br /&gt;- Non.&lt;br /&gt;- Je…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sors de la chambre. Sébastian refuse de m’aider ? TRES BIEN ! Je vais aller faucher ses fringues à Franklin. Et toc. On fait à peu près la même taille, ça devrait jouer. Et je sais où se trouve sa piaule, du moins je l’espère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis posée sur ma chaise, écouteurs vissés dans les oreilles, quand quelqu’un retire la pince qui tenait mes cheveux attachés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es bien plus sex comme ça ma ptite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je souris, presque malgré moi. Elizabeth.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je suis pas petite !&lt;br /&gt;- Si tu le dis ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’adresse un clin d’œil et s’assied à côté de moi. Je remets ma coiffure en place tout en lui lançant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qui t’a dit que cette place était libre ?&lt;br /&gt;- Elle l’est toujours !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aoutch, mais elle marque un point. Quoique…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu dis n’importe quoi, une certaine Lilly n’arrête pas de la squatter ces derniers temps…&lt;br /&gt;- Quelle salope, tu veux que je lui casse la gueule ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire et le prof me lance un regard désapprobateur. Je mets un doigt sur ma bouche l’air de dire « oui oui, je me la ferme, je serai une fille bien sage » et c’est le moment qu’elle choisit pour me pincer, me faisant crier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Andersen, si vous ne vous calmez pas, sortez.&lt;br /&gt;- Mais…&lt;br /&gt;- Chut. Faites les exercices notés au tableau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, comme si j’avais rien de mieux à faire que de … travailler. Argh,  je dois me rendre à la terrible réalité, je suis là pour ça.&lt;br /&gt;Sauf si… Li’ me tend une feuille avec une grille dessinée et ces simples mots griffonnés en dessous : « Tu prends les croix ou les ronds ? ».&lt;br /&gt;J’articule silencieusement que je suis imbattable et qu’elle devrait commencer à le savoir. Malheureusement, son obstination prend le dessus sur sa raison et c’est le début d’un long tournoi de morpion. La cloche sonne et on se met d’accord pour dire qu’on est ex æquo, même si je mène de 30 points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me réveille tout doucement, bercée par les battements du cœur de l’homme que j’aime. Je n’ai pas envie de me lever, pas envie que ce petit goût de paradis disparaisse. Surtout pas juste pour aller voir une conne qui se prétend psychologue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hmmm…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens Sébastian bouger légèrement, il s’éveille. Sa main glisse sur ma joue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ma Vey, t’émerges ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma voix est encore plus endormie que la sienne&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Nan…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tire le drap sur ma tête, il en soulève un bout et me regarde me cacher du monde tout contre lui. J’ai l’impression d’être une petite fille qui veut rester dans son univers imaginaire bien plus beau que la réalité, il me parle d’ailleurs comme si&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez sors, sinon tu vas être en retard.&lt;br /&gt;- Mmh…elle peut bien m’attendre, c’est pas comme si elle avait une vie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rigole et envoie balader d’un geste du bras mon « nid ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vey fais moi plaisir, va la voir et parle lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je remonte le duvet jusqu’à mes oreilles et lui lance un regard noir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu sous-entends que j’ai b’soin de voir un psy ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sourit, me caresse la joue et continue sur le ton de la plaisanterie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca pourrait être bénéfique pour elle...comme pour toi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soulève mon poing et le laisse retomber brutalement devant moi, en plein sur son sternum. Il grimace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ok ! Je lui raconterais ma vie dans les moindre détails, de ma naissance jusqu’au coup minable de hier soir !&lt;br /&gt;- Minable ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui tire la langue et me lève. J’enfile en vitesse des fringues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais autant dire que tu étais nul, carrément pas en forme !&lt;br /&gt;- Tu vas voir ce que tu vas voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il m’attrape par la taille pour me faire tomber sur le lit  et m’embrasse. Je lui mords la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- TAIN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recule surpris. J’ai pas trouvé plus radical sur le moment.&lt;br /&gt;- Tu m’as fait mal !&lt;br /&gt;- En plein sur ton piercing pas de chance ! Mais bon, j’ai pas le temps là, tu voulais que j’aille à ce rendez-vous à la con et il serait malpoli que j’arrive en retard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me redresse puis me dirige vers la stéréo. Je tourne le bouton du volume à fond, mets le cd des Sex Pistols, programme «Liar » et appuie sur lecture. Pete fait un bond de trois mètres de haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- ALLEZ DEBOUT PANPAN !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ouvre la porte, me retourne pour envoyer un baiser à Stian et sors. Pauvre Peter il va finir cardiaque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces dernières semaines il s’est passé beaucoup de choses, ça m’a épuisé. Pourtant ce soir, on se retrouve à nouveau les quatre dans la chambre, il doit être 23 heures, on rigole et on écoute de la musique comme si de rien n’était. ‘Fin, comme avant mais en mieux ; maintenant on est tous plus ou moins au clair et dieu que c’est bien. Je repousse légèrement Envey pour pouvoir m’emparer d’un petit sachet planqué dans ma table de nuit. Deux trois gestes et j’allume ma sèche. En vain, Envey me la prend des mains, en tire deux longues taffes et l’écrase sur la table de nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Hey mais qu’est-ce qu…&lt;br /&gt;- C’est mauvais pour ta santé mon amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui mordille le lobe de l’oreille avant de répondre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Depuis quand tu t’en préoccupes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tire la langue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ce n’est pas parce que je te laisse boire du whisky dès le matin que je souhaite te voir clamser. Tu fumes trop, tu bois trop, il est temps de changer ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’un baiser elle me donne son chewing-gum. Je lui souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et tu crois que mâcher ce genre de conneries va suffire à supprimer ma dépendance ?&lt;br /&gt;- Non mais j’ai une autre idée pour te défouler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’embrasse dans le cou tout en faisant glisser sa main sur mon entrejambe.  Ca pour être un message clair, il est clair. Pete tousse, j’éclate de rire, Envey aussi. Elle se serre tout contre moi comme nichée dans mes bras, j’en profite pour lui murmurer un «je t’aime »  qu’elle me retourne d’un sourire complice. Pete se lève soudainement comme si il s’était pris une décharge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Putain mais vous savez quel jour on est ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey jette rapidement un coup d’œil au calendrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- 31 octobre pourquoi ?&lt;br /&gt;- Mais ! Comment ça « pourquoi » ?! Vous savez pas ce qu’il y a aujourd’hui ?!&lt;br /&gt;- Le jour anniversaire de l’arrestation du tueur en série Marcel André Henri Félix Petiot, dit le Docteur Petiot ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’éclate de rire. Je me suis toujours demandé d’où elle sortait ce genre de détails macabres sur tout ce qui touche de près ou de loin des serial killer. Elle connaît énormément de choses même dans d’autres « matières »  surtout des dates, je ne sais pas comment elle fait pour toutes se les rappeler, c’en est parfois flippant…Mais rien que pour la tête que fait Pete c’est utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh..non…enfin si possible mais c’est pas ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décide de continuer sur la lancée d’Envey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’anniversaire de feu John Keats ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant l’expression ahurie de Panpan, je clarifie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’après moi l’un des plus grand poète britannique, mort en euh…chérie ?&lt;br /&gt;- Février 1821 à Rome.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lui souris et la remercie d’un baiser sur la joue. Peter se rassied et croise les bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Halloween bande de nuls…&lt;br /&gt;- On savait mais on adore se payer ta tête, c’est si facile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui tire la langue avant d’ajouter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et donc, tu t’es excité juste pour ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se redresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais faut fêter ça !!!&lt;br /&gt;- Bien sur, mettons nous des draps sur la tête et allons frapper aux portes de nos voisins en lâchant un « trick or treat ! » pour avoir des bonbons…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si même Angie se fout de lui il va pas aller loin le petit Panpan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- …Je pensais à quelque chose de moins…enfantin.&lt;br /&gt;- Genre ?&lt;br /&gt;- Et bien on pourrait par exemple…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu penser que me retrouver coincée dans des sous sol poussiéreux m’aurait servi de leçon, mais NON ! J’ai été suffisamment conne pour suivre Peter dans ses délires, et je me retrouve à courir dans un putain de couloir, suivie par deux vigiles. Réduction de personnel qu’il disait ! TU PARLES !&lt;br /&gt;Je suis à bout de souffle et je m’arrête. Lilly m’attrape la main et me traîne littéralement derrière elle. J’avais suggéré aux autres de passer la chercher avant de mettre notre plan à exécution. Comme elle est dans la même classe que moi, et que je suis seule à ma place pour les cours principaux, elle s’est assise à côté de moi. Rien de tel qu’un cours de math pour rapprocher deux filles. On a beaucoup discuté, et même si elle a un caractère très différent du mien on s’entend parfaitement. Elle est incroyablement souriante, toujours partante pour les plans foireux, et je pense que même Hitler lorsqu’il a découvert que ô miracle, son plan pour faire accuser les communistes avait fonctionné à merveille devait être moins rempli de joie de vivre. Et moi, comme une idiote, je l’ai entraînée du côté obscur de la force. Génial, j’aurais enfin pu avoir une amie à qui me confier, parce que je suis plus capable de parler de mecs à Pete – pas envie de lui faire du mal. Tain ! Comment je peux penser à ça alors que je suis poursuivie par un obèse foutrement endurant et un type dont la tronche est un mélange de celles de Steve Buscemi et Anthony Hopkins ?! Elizabeth me tire brusquement sur le côté, m’entraînant dans une classe, Ouf, les autres sont là ! On ferme la porte et on se tait. Des bruits de pas nous arrivent du couloir, tout le monde retient sa respiration, priant ou du moins espérant et… ILS NE S’ARRÊTENT PAS ! L’espace d’un instant, j’ai oublié que Stian et Vey s’étaient mutuellement cocufiés et que donc, question chance, on avait fait le plein. Les bruits s’éloignent. Panpan éclate de rire, rapidement suivi par nous tous. Mon souffle est court, je me reprends et me tourne vers ma sauveuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Merci… Sur ce coup-ci, je sais pas ce que j’aurais fait sans toi…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me sourit et Peter se ramène. Il passe un bras autour de mes épaules et un autour de celles de ma nouvelle amie. Ce contact me gêne un peu mais je ne le lui fais pas remarquer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon ! On fait quoi maintenant ?!&lt;br /&gt;- Hein ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a tous dit ça d’une même voix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bah voui ! On a encore toute la nuit, et vu ce qu’on vient de faire la journée de demain sera sûrement écourtée en matière de cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il. Est. Malade. Liza lui répond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je crois… que j’ai une idée !&lt;br /&gt;- Hopper, j’aime pas quand tu as ce genre de sourire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle jette un regard aux lettres aimantées collées sur le côté du tableau noir et ça fait comme un flash. Je comprends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ooooooh non ! Hors de question ! N’y pense même pas !&lt;br /&gt;- S’il te plaîîîît !&lt;br /&gt;- Quoi ?!&lt;br /&gt;- Non, je refuse !&lt;br /&gt;- Mais quoi ?!&lt;br /&gt;- Allez, juste un petit moment…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete s’impatiente et met sa main sur ma bouche pour m’empêcher de rétorquer une fois de plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On peut m’expliquer ?&lt;br /&gt;- Eh bien voilà, dans mon ancienne ville…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il la coupe :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tokyo ?&lt;br /&gt;- Manchester, abruti ! Bref, là où je vivais avant, à Halloween on se réunissait avec des copines et on…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il recommence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faisait un marathon Sex And The City ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle lui balance son coude dans les côtes et il nous lâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non, ça c’était pour Noël. Mais ferme-la et laisse moi continuer ! Sauf si tu ne veux pas savoir…&lt;br /&gt;- Sisi je veuuuuux ! Je suis tout ouïe.&lt;br /&gt;- On appelait les esprits.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si elles n’étaient pas déjà toutes mortes de froid, je pense qu’on entendrait des mouches voler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez, on a les lettres et…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle se dirige vers le bureau et en sort une bougie rose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- On a une chandelle !&lt;br /&gt;- Huh ?! Comment tu savais que…&lt;br /&gt;- J’ai vu la prof la mettre là l’autre jour, c’était son anniv et Monsieur Timide lui l’a offerte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’hallucine ! Je l’interroge :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu  penses qu’ils ont une liaison ?&lt;br /&gt;- Non, s’ils couchaient ensemble il lui aurait offert un cadeau un tantinet moins pourri…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tantinet ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais à mon humble avis, c’est pour bientôt !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey nous interromp, mince, pour un peu j’oubliais qu’elle était là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon, faites ce que vous voulez, mais c’est totalement débile, alors je me barre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seb la retient par le bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez Vey, ça peut pas être plus con que ce qu’on vient de faire… Et les vigiles sont sûrement toujours en train de rôder dans les couloirs, autant attendre un moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle semble hésiter mais finit par rester.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien. Maintenant qu’on est tous d’accord, on peut commencer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir mis en place l’alphabet et s’être installés en rond, on allume la bougie. On a pris un des vases présents sur une étagère et dans lequel se trouvaient des fleurs – idée stupide de la prof pour égayer la classe. Selon Lilly, ça peut faire office de verre. Chacun de nous pose un doigt dessus et on commence à psalmodier :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Esprit, es-tu là ? Si tu es là, fais nous un signe…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous pensez que l’odeur de fraise peut-être considéré com… AIE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca, c’était Pete qui s’en est encore prise une. Un sourire se dessine sur mes lèvres, Li’ continue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez. Esprit de Christopher Reeve…&lt;br /&gt;- Hein ?! Hors de question qu’on appelle ce… ce mec !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me lance d’un ton agressif :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et pourquoi ?!&lt;br /&gt;- Parce que ! J’aime pas les légumes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seb étouffe un rire et c’est à mon tour de recevoir une pichenette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un peu de respect Angele. Il peut nous écouter !&lt;br /&gt;- Et alors ?! Il est paralysé, c’est pas comme si ça pouvait être un esprit FRAPPEUR !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pete commence à se marrer, rapidement rejoint par Stian. Envey quant à elle, se lève et sort, lançant un « jmebarre » empli de mépris. La porte claque. Je laisse échapper un long bâillement et demande :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous pensez qu’ils sont toujours à notre recherche ?&lt;br /&gt;- Chais pas…&lt;br /&gt;- Je vais chercher Vey.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stian part à son tour. On range tout et on l’imite, trop morts pour rester plus longtemps debout. Elizabeth vient avec moi, dans ma piaule, et Panpan rejoint la sienne. Faites que personne sache que c’est nous qui avons fait… Ca.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-4882065161547390152?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/4882065161547390152/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=4882065161547390152' title='12 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/4882065161547390152'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/4882065161547390152'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2012/10/chapitre-7.html' title='Chapitre 7'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>12</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-723304322362080957</id><published>2006-10-12T01:27:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T15:59:06.858Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 07'/><title type='text'>DDFDF, chapitre 7</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Hell’O !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Voilà, merci d’avoir lu ce chapitre et merci de lire également mes commentaires minables ^__^&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Doonc, ce chapitre permet d’introduire un nouveau perso que j’aime beaucoup : Elizabeth ! Bon, déjà, elle rétablit la parité homme femme (Charly et Franklin compte seulement pour un) et aussi de correspondre aux quotas très stricts que l’état nous impose point de vue représentation des minorités ethniques et tout (Pareil pour ce cher Charly…Essayez de dire cette phrase très vite, spas si facile)… (Hey, non seulement j’écris ceci sur du papier mais en plus je suis en cours d’anglais, j’ai le droit de partir en vrille !)…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Tout ce que je peux vous dire à propos de Lilly, c’est qu’elle vous réserve bien des surprises (comment ça je dis ça juste pour vous donner envie de lire la suite ? pfff, pas vrai).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comme l’a si bien dit teki dans les commentaires, ces temps-ci ont été riches en soirées, du coup on a pas eu énormément de temps pour écrire… Donc désolée pour le temps de publication plutôt long ^^"&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Haha, on vous a fait un coup de putes pour la connerie qu’ils ont fait XD On vous le dira dans le prochain chapitre (oui, ça c’est pour vous donner envie de lire la suite, mais j’ai l’impression que ça va encore moins bien marcher que ce que je vous ai dit pour Li’ puisque vous vous en tapez probablement =’) bouhouhou)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Comme dit précédemment, je suis en plein cours d’anglais et la prof  qui doit avoir au moins 55 ans danse (T_T) sur une zik des Corrs ! Je tiens à signaler au passage que les profs sont tous inspirés de vrais enseignants (Le prof de dessin ? Celui qu’on avait ces 3 dernières années ! A l’identique ! Même accent, même comportement, etc…) et que si un jour on nous poursuis à cause de ça, je nierai tout !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;This boooooooy is crackin up’ ! (la charmante chansons que nous inflige la prof.) Savez vous que je souffre ? Maintenant oui.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Brayfe, je vais m’arrêter là, merci d’avance pour le commentaire ;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Paix et amuuuuuuur (ou whisky, comme vous préférez) sur vous !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;A une prochaine ^^&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(J’y pense : le prochain chapitre sera probablement plus court)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(Oh, et merci à Ashanelle pour la zik "Lilly" elle m’a bien aidée pour écrire une scène =) très jolie (Pour les gens qui la voudraient, contactez moi sur msn, ou essayez de vous la procurer (U turn (Lilly) – Aaron), je n’encourage aucunement le téléchargement. C’est maaaal. A ce propos la saison 3 de DH tue ^^) ) et si les lecteurs ont envie de lire une histoire qui assure vraiment, je vous conseille sa fic qui, soyons francs, assure trop ^^ et pour le lien c’est par là : http://www.fanfic-fr.net/modules.php?name=storyline&amp;set=story&amp;amp;caid=4&amp;scaid=221&amp;amp;sid=6078&amp;nbchap=3&amp;amp;char=H )&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Sur ce, je vais publier ^^ Bisouuuuus. Reviews please =)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Iris&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9207546877248758000-723304322362080957?l=obrienboardingschool.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/feeds/723304322362080957/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9207546877248758000&amp;postID=723304322362080957' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/723304322362080957'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9207546877248758000/posts/default/723304322362080957'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://obrienboardingschool.blogspot.com/2006/10/ddfdf-chapitre-7.html' title='DDFDF, chapitre 7'/><author><name>Iris</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9207546877248758000.post-3413712733088661416</id><published>2006-09-14T01:15:00.000+01:00</published><updated>2007-01-13T16:00:09.492Z</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chapitre 06'/><title type='text'>Chapitre 6</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chapitre 6&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La prof de français vient de rentrer dans la classe et déjà elle fait crisser cette stupide craie contre le tableau noir. Pitié. Mon. Crâne. N’essayant même pas de déchiffrer son écriture maladroite digne d’un enfant de, hmmm soyons généreuse, 8 ans, j’attends qu’elle daigne prendre la parole. Pour le moment elle contemple ce qu’elle vient de gribouiller d’un air satisfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle applaudit légèrement, l’air toute émoustillée. Beurk, passé un certain âge ce genre de choses devraient être interdites. Bon, que pourrait-elle nous annoncer ? Le début de la troisième guerre mondiale ? Oh non, j’ai trouvé ! Les NSync reforment leur groupe ! Quoique, l’un et l’autre sont très similaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Madame la directrice a placé toute sa confiance en moi et m’a chargée de vous transmettre un message de la plus haute importance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle s’éclaircit la gorge. Vas-y, crache le morceau, c’est pas parce qu’une fois dans ta vie un être vivant autre que ton chien te témoigne un peu d’affection que tu dois étaler ta joie ! Merde, pense un peu aux autres…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vos parents vont venir vous rendre visITE !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aie, elle a tapé dans les aigus sur la fin. Et qu’est-ce qu’elle raconte ?!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L’école s’est chargée de tous les avertir que leur présence était obligatoire et… Demain, dès 17h, l’école leur ouvrira ses portes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un murmure s’élève dans la classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- N’est-ce pas magnifique ?! Et comme nous souhaitons tous que cet événement soit grandiose…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ?! Pff… Est-ce que mes parents vont venir ? Wow… Je les vois mal quitter leur précieuuuuuuuuux travail pour une raison aussi futile que… moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- … nous avons décidé de vous accorder cette journée ainsi que celle de demain pour vous préparer et décorer l’école !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh. Mon. Dieu. Pas çaaaa !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey ouvre les différentes boîtes de lampions multicolores.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu tiens l’échelle et je pose ces trucs ?&lt;br /&gt;- Ouais ouais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’empare de l’objet qui a visiblement déjà bien vécu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’es sûre de vouloir monter sur ce truc qui est sûrement de l’avant guerre ?&lt;br /&gt;- C’est ça ou je monte sur tes épaules !&lt;br /&gt;- Oula ! Bon ben dans ce cas, ce sera l’échelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’évite in extremis une pomme de pin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Non mais oh ! T’es dangereuse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle me tire la langue. Je lui tourne le dos et pose l’antiquité contre le premier arbre que je rencontre avant de vérifier sa stabilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est bon tu peux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un cri de rage m’empêche de finir ma phrase. Je me retourne vers Envey, étonné, avant d’éclater de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ne rigole pas et viens m’enlever ça!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’approche d’elle et l’aide à se dépêtrer des lampions dans lesquels elle s’est emmêlée. Je lui tends la main pour qu’elle puisse se relever.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais comment t’as fait ça ?!&lt;br /&gt;- Oh c’est bon hein ! J’en sais rien, je voulais juste les démêler un peu.&lt;br /&gt;- Ben c’est réussi !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle m’envoie son poing dans le ventre. Aoutch, elle frappe comme un homme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Arrête de te foutre de moi et viens tenir cette putain d’échelle de merde !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Envey&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian est allongé sur son lit, les yeux clos, il fume. Je m’étends à ses côtés, il me prend dans ses bras pour que je puisse me blottir contre lui. Angie entre, suivie de Peter qui ferme violemment la porte derrière lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Niaaaaaaaaaaaaaaaaaaah je suis mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se laisse tomber sur son lit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et le petit côté on le replie sur le plus grand et on retourne le tout pour que ça fasse une jooooolie forme ! J’en ai marre ! Plus jamais je ne veux voir de serviette en papier de toute ma vie ! J’en ai plié des centaines toute la journée ! AAAAAAAH !!!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se met un coussin sur le visage. Angele ne dit rien, elle s’assied sur un pouf et met de la musique. Les Lib’s, Arbeit Macht Frei. Bon choix, quand on voit comment on s’est fait utiliser aujourd’hui. Pete enlève soudainement l’oreiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vous savez ce que j’aime encore moins que les serviettes en papier ? Les profs qui nous exploitent comme ouvriers parce qu’ils sont ruinés. On se croirait dans une usine adidas !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele se redresse légèrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- A ceci près qu'on est pas asiatiques...Moi j’aime pas les idiots qui se prétendent poètes simplement parce qu’ils ont un blog et qu'ils font des posts comme "Le soleil brille, les oiseaux chantent, sur Amazon je consulte le prix de vente"... Oh non j’ai mieux ! Je supporte pas les mecs qui font style "jesuistonmeilleurami" et qui ne pensent qu'à te sauter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stian ouvre brusquement les yeux et la regarde. Un silence de mort accueille son idée. Elle a dit ça volontairement ? Si oui, quelle conne. Pour une fois je suis contente de voir Panpan sortir une énorme connerie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je peux pas sacquer les supporters de foot !&lt;br /&gt;- Et pourquoi ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’émets une hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Histoire de cœur qui a mal fini avec un Hooligan?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian s’étouffe presque en tirant sa taffe. Pete lève les yeux au plafond, l’air faussement rêveur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Il s'appelait Stephan et aimait la Guinness…&lt;br /&gt;- Et il adorait le faire dans sa caisse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Stian en rajoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais il n’était pas d’une grande tendresse…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’enchaîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Après tout ce n’était qu’une histoire de fesses&lt;br /&gt;- Alors t’as finalement dû mettre fin à cette idylle, quelle tristesse !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angie éclate de rire avec nous. Pete, toujours dans son délire, prend un air triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est lui qui a cassé…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou rire général, on en peut plus. Ca doit être la fatigue ou tout simplement, cette saloperie d’appréhension que tout le monde cache comme il peut. Angele va s’allonger sur le lit de Pete. Je me lève et éteins la lumière, on ne voit plus que la énième sèche que se fume Stian depuis qu’on est ici. Je retourne me blottir dans ses bras, bercée par les battements de son cœur et la douce odeur de Marie Jane. Je l’embrasse dans le cou avant de fermer les yeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angele&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le parc de l’école est magnifiquement décoré, on se croirait dans un teen movie lors du traditionnel bal. Oulahlah, la peur me fait définitivement dire n’importe quoi. J’ai l’estomac noué. On est tous à cran d’ailleurs, un peu stressés à l’idée de voir nos chers parents.&lt;br /&gt;Pete arrête pas de faire des blagues vaseuses, la dernière en date étant « Comment on fait entrer 6 juifs dans une voiture ? ». C’est d’un goût ... d’autant que tout le monde sait que c’est en les mettant dans le cendrier. Je lui jette mon regard le plus assassin possible et il me regarde à la manière d’un chiot. Adorable. Je me lève.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Faut que j’aille me préparer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ohlala, qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire, vu la tronche que je me paie ça va être dur de me rendre ne serait-ce que présentable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je consulte ma montre. 16h20. Seb et moi on commence à s’impatienter, mais qu’est-ce qu’elles font ?! Ca fait 10 minutes qu’on attend Vey et Angie ! Tous les autres élèves sont déjà réunis à l’extérieur et les vieux vont pas tarder à arriver.&lt;br /&gt;Et tout à coup je les vois. D’abord Angele, et je me dis qu’elle porte son prénom mieux que jamais. Ses cheveux sont détachés, tombant en cascade sur ses épaules nues, et elle porte une robe bleu nuit et des chaussures à talons. Merde, comment elle arrive à marcher avec ça ? Elle est légèrement maquillée et a autour du cou une chaîne en argent avec un pendentif que je reconnais immédiatement, même d’ici. C’était son frère qui lui avait offert pour Noël. ils étaient allés voir le seigneur des anneaux ensemble et elle avait flashé sur le collier d’Arwen, l’étoile du soir. Il avait fait les magasins toute la journée du lendemain, me traînant avec lui, et quand il l’a trouvé il était fou de joie. Elle ne l’avait plus mis depuis sa mort, je croyais qu’elle s’en était débarrassée. Elle commence à descendre les marches, se tenant à la rambarde. Et c’est comme si tout se jouait au ralenti. Seb me file un coup de coude et me dit à voix basse de fermer la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sébastian&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin voilà Angele, elle descend les marches mal à l’aise sur ses talons. 
